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Tête-à-tête Aziz-Daddah : La politique surfe-t-elle sur un terrain fertile ?

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aziz_daddah_boubous 147Ils devaient se rencontrer régulièrement depuis 2008, date de leurs premières fréquentations politiques à l’issue du coup de force sur la République d’antan.

L’un, Ould Abdel Aziz, du fait qu’il est un Président de la République se glorifiant d’être démocratiquement élu et par conséquent garant du bon fonctionnement de l’Etat de droit et des institutions, aussi bien de gauche que de droite.

L’autre, en l’occurrence Ahmed Ould Daddah, parce qu’il est le chef de file de l’opposition démocratique, qui est un organe constitutionnel, conférant à son locataire de nombreux privilèges particulièrement protocolaires, dont celui de consolider la légitimité des élus.

Mais, la politique a séparé depuis 2009 le chemin de deux hommes rebelles à leurs devoirs démocratiques, qui avaient pourtant fêté ensemble les feux baptismaux du mouvement de rectification, ayant conduit en aout 2008 à l’éviction de l’ancien Président de la République M Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi.

Le mariage de raison politique et éphémère n’avait pas trop duré. Les rapports entre les deux hommes se sont détériorés crescendo après la présidentielle de juillet 2009 qui avait consacré l’élection à la magistrature de l’actuel homme fort du pays.

Un plébiscite mal digéré par Ould Daddah, qui pensait réussir son défi d’écarter la grande muette des affaires politiques et par conséquent le Général démissionnaire Ould Abdel Aziz.

Mais c’était peine perdue. Après 4 longues années d’invectives réciproques entre les deux hommes, de haine publique et en aparté, l’opinion s’attend dans les prochains jours à voir Ould Abdel Aziz et Ahmed Ould Daddah s’entretenir en sages politiques pour permettre au pays de sortir de la longue impasse qui continue de sévir.

C’est tout de même ce que rapportent des sources auprès du Président de l’Assemblée Nationale M Messaoud Ould Boulkheir, selon lequel l’homme fort de Nouakchott est disposé à rencontrer Ould Daddah.

Mais, si l’on se souvient que le chef de file de l’opposition démocratique pensait récemment qu’un tel tête-à-tête n’était pas utile dans le contexte politique actuel, l’opinion s’interroge ce qui l’a rendu brusquement sain au point que c’est maintenant la COD qui demande des concertations, alors qu’elle avait décliné en août dernier les invites faites par le Premier ministre Dr Moulaye Ould Mohamed Laghdaf pour les mêmes discussions.

La rencontre sortira-t-elle du simple décor, de l’apparence médiatique pour aboutir à des choses palpables ? Ould Abdel Aziz est disposé à rencontrer Ould Daddah jusqu’à quel seuil des conditions exigées par la COD et par son mandataire, également son président en exercice ?

De son côté, le chef de file de l’opposition, convaincu que tout nouveau report peut être difficile à obtenir, que tout gouvernement consensuel est une illusion, a-t-il réellement des propositions à mettre sur la table qui peuvent bénéficier d’une réceptivité de la part d’un chef d’Etat certain, selon ses nombreux discours, que ses opposants n’ont qu’un seul objectif, à savoir celui de l’écarter.

A moins d’un miracle, le tête-à-tête Ould Abdel Aziz- Daddah très attendu, a de fortes chances d’être un fiasco, dés lors où l’atmosphère dans laquelle il se tiendra sera surchauffée, pleine de réserve et de ruse de part et d’autre voire d’échanges peu sincères, plus tirés vers la courtoisie pour terminer au plus vite l’audience que fermement engagés pour mener le pays à bon port.

Il s’agit d’une rencontre de gladiateurs sur un ring politique qui laissent percevoir des sourires derrière leurs humeurs hostiles, mais qui sont réciproquement attachés à abattre l’un l’autre.

Ne suffit-il de faire marche arrière et de s’inspirer de notre morale politique qui a pris le pays en otage pendant 4 années perdues sans que le pays avance, de ces mille et une audiences accordées par le Président de la République au patron de l’Assemblée nationale, qui optimiste avant chaque tête-à-tête avec Ould Abdel Aziz sur les résultats attendus de la rencontre, rentrait bredouille, faisant même parfois l’objet de railleries dans les coulisses pour avoir trop cru à la politique politicienne.

C’est trop espérer de voir le Président de la République, déjà parti sur un pur sang vers un second mandat quinquennal aux commandes de la Mauritanie, consentir, le temps d’une audience, ce qu’il a toujours refusé à des hommes militairement et civilement puissants tels que Maouiya, Ely et à Sidioca.

C’est utopique aussi de croire que le Président gâterait mieux Ould Daddah que Messaoud, cet homme, qui un jour, Ould Abdel Aziz hospitalisé en France suite à la balle amie de Toueila, la majorité et l’opposition impatientes d’apprendre sa mort ou son infirmé de diriger, a tiré tout le pays du suspens,s’adressant au public confus “j’ai parlé avec lui. il est en vie El Hamdoullilah. Sa voie est certes méconnaissable. L’important est qu’il se rétablit vite. Qu’Allah l’entoure de ses soins”.

 

Le rénovateur

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