SNIM : Une crise structurelle bien plus grave qu’annoncée

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snimInterrogée sur ces difficultés structurelles, et leurs perspectives de gouvernance à court terme, la SNIM n’a pas souhaité répondre à une demande d’entretien, après un appel téléphonique, une rencontre à leur stand de la 3ème édition des Mauritanides, et un mail adressé directement à l’assistante de l’ADG.

L’usine Guelb-II prévue en 2012, et qui aurait pu grandement aider à résorber le prix de revient de la SNIM, n’est toujours pas opérationnelle, et «cumulera probablement d’importants retards» convient le retraité de la SNIM. «Cette usine permettrait de diminuer le prix de revient de la SNIM, et pas autre chose. Quand on voit les actions menées sur les primes, les indemnités des salariés, c’est un non-sens total, car le coût du personnel est marginal dans les coûts de la SNIM. Or la motivation de ce personnel est essentielle pour garantir la baisse durable du coût de revient de la production» précise le cadre retraité.

«Le prix de vente en 2009 était beaucoup plus bas (59,5 dollars la tonne en avril 2009 dollars – ndlr), mais jamais il n’y a eu d’actions sur le personnel. Aujourd’hui on est à 99 dollars la tonne, et on pleure, tout en ignorant le vrai problème qui n’est pas la demande, contrairement en 2008 où avec la crise économique mondiale, il y avait un vrai problème lié à la demande. On ne peut pas parler de crise de la demande avec la Chine qui a vu sa demande de minerais de fer croitre de 14% cette année !» continue-t-il.

Que s’est-il passé entre temps ? Comment 80 dollars la tonne peut mener à une telle catastrophe en 2014, alors qu’en 2009, 59,5 dollars la tonne permettait à la SNIM d’être largement dans le vert ?

Mozaikrim

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