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Scandale : Selon des écoutes, IBK et Bongo auraient bénéficié des faveurs de Michel Tomi

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Selon des écoutes, IBK et Bongo auraient bénéficié des faveurs de Michel Tomiimage
France 24 – Les présidents du Mali et du Gabon auraient reçu des cadeaux de la part d’un magnat corse, Michel Tomi, en échange d’avantages commerciaux accordés dans leur pays, selon des écoutes téléphoniques dévoilées par le site Mediapart vendredi.

Ibrahim Boubacar Keïta et Ali Bongo ont-ils favorisé les affaires d’un parrain corse en échange de cadeaux ? C’est ce qu’affirme vendredi 22 mai Mediapart, qui révèle des extraits d’écoutes de Michel Tomi. La police française s’est penchée sur les conversations de cet homme d’affaires corse, à la tête d’un empire financier en Afrique, avec d’une part, le président malien, et d’autre part, le chef de l’État gabonais.

Décrit comme le “dernier des parrains corses”, Michel Tomi est à la tête de Kabi, un puissant groupe implanté en Afryique de l’Ouest, principalement au Mali, au Gabon et au Cameroun, dans le domaine des jeux (casinos, loteries…), mais aussi dans le secteur de l’aviation privée et l’immobilier. Il est notamment propriétaire du casino Croisette à Libreville et a fondé en 2005 Afrijet Business Service, un groupe spécialisé dans l’aviation d’affaires.

Un séjour sur un yacht de luxe contre un contrat immobilier

Dans ces écoutes, on découvre que le magnat corse est aux petits oignons avec “IBK” et Ali Bongo : il n’hésite pas à leur offrir gratuitement des voitures de luxe, des chambres d’hôtels dans de prestigieux palaces de Marseille ou Paris réservées à ses frais, ou des soins médicaux qu’il règle à l’avance. Les écoutes s’étalent sur une période allant de juillet 2013 à octobre 2014.

Ces “cadeaux” auraient des conséquences directes sur les affaires de Michel Tomi, selon les enquêteurs. Les liens d’amitié qu’il a tissés avec ces présidents lui auraient permis de parapher de juteux contrats immobiliers ou aéronautiques avec le Mali ou le Gabon. Selon une enquête de l’Office anti-corruption français, Michel Tomi est, par exemple, directement intervenu auprès du président malien pour vendre un jet privé d’un million d’euros à la présidence, alors que l’État malien disposait déjà d’un avion présidentiel. Et ce malgré l’opposition de deux ministres pour des questions de gestion budgétaire, selon des enquêteurs français cités par Mediapart.

Même constat concernant les écoutes entre Michel Tomi et Ali Bongo : dans une conversation téléphonique du 20 juillet 2013, alors qu’Ali Bongo se trouve sur un yacht de luxe dont la facture est réglée par Michel Tomi, il reçoit un appel de l’homme d’affaires. Michel Tomi lui demande, toujours insidieusement, de lui favoriser l’acquisition de terrains immobiliers au Gabon. Puis, il enchaîne en lui proposant de faire venir “une belle hôtesse bulgare” pour rejoindre le président gabonais. Une confusion des genres au sein de la même conversation.

Ni la présidence du Gabon, ni celle du Mali n’ont souhaité répondre aux sollicitations de Mediapart concernant le contenu des écoutes téléphoniques.

Sulfureux “parrain” corse

Depuis une perquisition le 18 juin 2014 et sa mise en examen pour corruption d’agents publics étrangers, Michel Tomi a toujours affirmé que ces cadeaux avaient été offerts en signe “d’amitié” aux deux présidents et qu’il était la cible d’un lynchage médiatique. Il explique avoir fait les choses “officiellement avec [ses] sociétés qui viennent chercher des marchés étrangers” en Afrique.

L’homme d’affaires corse est loin d’être un inconnu aux yeux de la justice française. Il est également à l’origine du scandale du casino d’Annemasse, dont la vente avait en partie servi à financer la campagne de Charles Pasqua et Philippe de Villiers lors des élections européennes de 1999. En 2008, il a été condamné à quatre ans de prison, dont deux ferme ainsi que 150 000 euros d’amende dans cette affaire.

Si les faits reprochés sont avérés, la confusion entre les relations professionnelles et personnelles que Michel Tomi entretient avec ces personnalités politiques de premier plan en Afrique serait à l’origine du favoritisme envers ses entreprises sur le continent africain. Michel Tomi risquerait jusqu’à dix ans de prison et 150 000 euros d’amende.

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