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Sahara occidental : Le voyage américain du chef du Polisario inquiète Rabat

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 abdelazizLe Président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, est en visite à Washington, au grand dam de Rabat, qui voit d’un mauvais œil ce déplacement au cours duquel, le patron du Front Polisario rencontre des membres du Congrès, ainsi que des responsables de l’Administration américaine, d’institutions et de think tanks pour discuter de la question du Sahara occidental occupé.
Le président sahraoui a rencontré mercredi le sénateur républicain James Inhofe (Oklahoma) et l’élue démocrate de la Chambre des représentants, Betty McCullum (Minnesota), qui sont parmi les membres du Congrès les plus engagés en faveur du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Avec d’autres élus du Congrès américain, M. Inhofe et Mme McCullum ont souvent interpellé le gouvernement américain pour attirer son attention sur la question des droits de l’Homme des Sahraouis et affirmer que la question du Sahara occidental ne peut être réglée qu’à travers un référendum d’autodétermination. A l’issue de son entretien, mercredi, avec le président sahraoui, Mme McCullum, qui a estimé que c’était un honneur pour elle de rencontrer M. Abdelaziz, a affirmé que « le peuple sahraoui a le droit à l’autodétermination pour sa patrie, le Sahara occidental ».
« Je vais continuer à travailler pour m’assurer que les Etats-Unis feront tout leur possible pour protéger les droits démocratiques et les droits de l’Homme des Sahraouis », a-t-elle ajouté. Le secrétaire général du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz, a ensuite rencontré des membres du Congrès américain, lors de la première journée de sa visite mercredi aux Etats-Unis, a rapporté jeudi l’agence de presse sahraouie (SPS). Les entretiens ont porté, selon la même source, sur « les derniers développements de la question sahraouie à la lumière de la poursuite des violations des droits de l’Homme commises par l’occupant marocain ». Le président sahraoui a insisté, à cette occasion, sur « les responsabilités que doivent assumer les Nations unies pour accélérer le processus de décolonisation au Sahara occidental et permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance à travers un référendum libre, juste et régulier ». Evoquant l’initiative américaine sur les droits de l’Homme au Sahara occidental, le président Abdelaziz a réitéré son appel en faveur de «l’élargissement rapide des prérogatives de la Mission des Nations unies pour l’organisation du référendum au Sahara occidental (Minurso) à la surveillance des droits de l’Homme et la protection des civils sahraouis contre la répression des autorités marocaines ».
Cette offensive diplomatique du Polisario aux États-Unis inquiète le Maroc, d’autant plus que le séjour américain de Mohamed Abdelaziz a été préparé en coordination avec la présidente du Centre Robert Kennedy. Par son fort engagement pour la défense du Polisario et ses solides réseaux au sein du parti démocrate, Mme Kennedy a réussi à reléguer au second plan le cabinet d’avocats Foley Hoag, autrefois principal lobby du Polisario à Washington. Il y a lieu de noter que cette visite du président sahraoui intervient vingt-quatre heures seulement après que douze membres du Congrès américain aient terminé une visite, entamée mardi dernier, dans les camps de Tindouf. C’est dire l’ampleur de l’inquiétude du Makhzen, qui ne manquera certainement pas de réactiver ses lobbies aux Etats-Unis pour limiter l’impact de cette visite.
M. B./Agences

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