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Russie : charges revues à la baisse contre les militants de Greenpeace

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greenpeace 123Les trente membres de l’équipage de l’ONG écologiste qui avaient abordé une plate-forme pétrolière en mer de Barents ne sont plus accusés de piraterie, mais de hooliganisme.

 Ce n’est plus pour «piraterie» mais «hooliganisme» que trente militants de Greenpeace sont poursuivis par la justice russe. Ils risquaient jusqu’à 15 ans de prison dans le premier cas. La peine maximum encourue désormais est de 7 ans d’emprisonnement. Les trente accusés ont été arrêtés lors de l’arraisonnement de leur navire, l’Arctic Sunrise, en septembre dernier, en mer de Barents. Ils sont emprisonnés depuis à Mourmansk, dans le nord-ouest de la Russie. Vladimir Poutine lui-même avait reconnu que si les militants avaient «violé la loi internationale», ils n’étaient pas «à l’évidence des pirates».L’opération de Greenpeace visait la plate-forme de Prirazlomnaïa. Ils entendaient dénoncer les risques de l’exploitation pétrolière dans l’Océan arctique dont l’écosystème serait particulièrement fragile. Moscou a fait de l’Arctique une zone de développement prioritaire. La région regorgerait d’hydrocarbures pour l’instant inexploités. Les militants de l’ONG écologiste avaient abordé des installations pétrolières et tenté de déployer une banderole alertant sur les dangers de cette exploitation. Selon Moscou, «les militants de Greenpeace (…) ont violé la législation russe sur la zone économique exclusive et le plateau continental» et relèvent donc de la juridiction souveraine russe.

Même motif d’inculpation que pour les Pussy Riot

L’Arctic Sunrise battant pavillon néerlandais, les Pays-Bas ont saisi le tribunal international du droit de la mer, qui siège à Hambourg en Allemagne, et demandé la libération immédiate des trente membres d’équipage. Mais les autorités russes ont annoncé qu’elles boycotteront le tribunal de Hambourg ainsi que la procédure judiciaire d’arbitrage prévue par la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Lorsque la Russie avait ratifié ce texte en 1997, Moscou avait précisé «qu’elle n’acceptait pas les procédures de règlement des différends (…) concernant les droits et la juridiction souverains des parties».C’est pour ce même chef d’inculpation de hooliganisme, qui pèse désormais sur les trente membres de l’équipage de l’Arctic Sunrise, que les membres du groupe rock Pussy Riot ont été condamnées en août 2012 à deux ans de camp de travail pour avoir interprété dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou une «prière punk» contre Vladimir Poutine.

 
 
 
lefigaro.fr

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