Risque de génocide au Burundi : Pierre Nkurunziza et ses partisans vent debout contre le rapport de l’ONU

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kunrun-zizaDepuis la publication par des enquêteurs de l’ONU d’un rapport accusant le gouvernement d’être responsable de graves violations des droits de l’homme et mettant en garde contre la possibilité d’un génocide, des manifestations sont organisées quotidiennement à Bujumbura. Le président Pierre Nkurunziza s’est fendu d’une quarantaine de tweets ce samedi pour critiquer les Nations unies et défendre son action à la tête de l’État.

Que ce soit au travers de manifestations ou de campagnes sur les réseaux sociaux, Bujumbura n’en a pas fini de balayer d’un revers de main et par tous les moyens le récent rapport des enquêteurs des Nations unies sur les droits de l’homme au Burundi.

« Burundi one nation »

À ce jour, la plus grande mobilisation a eu lieu ce samedi 24 septembre : sous escorte des forces de l’ordre, plus d’un millier de manifestants, parmi lesquels se trouvaient certaines hautes autorités, ont envahi les rues de la capitale, scandant des slogans hostiles aux enquêteurs, derrière une grosse pancarte portant un message en anglais : Burundi one nation, one language, genocide will never happen (« Le Burundi forme une seule nation, ne partage qu’une langue, aucun génocide ne pourra y être perpétré », ndlr).

Offensive de Nkurunziza

Presque au même moment, les internautes ont eu droit à une quarantaine de tweets du chef de l’État, Pierre Nkurunziza : « Nous leur [l’ONU, ndlr] avons expliqué de façon rationnelle, légalement, socialement, humainement, qu’il n’y aura jamais plus (sic) de génocide au Burundi… Pourtant ils reviennent avec la même pancarte : « Génocide au Burundi ». Surtout quand c’est le moment des grandes rencontres internationales », a-t-il lancé dans deux tweets qui se succèdent après avoir rappelé que « la vérité triomphe, même seul face au monde ».

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