Rfd:Politique de deux poids deux mesures ;Le Vice-Pt du Rfd fait appel contre Points-Chauds

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socc scandalDepuis que le Directeur du site Taqadoumy a purgé sa peine d’emprisonnement de 6 mois en décembre dernier, la Coordination de l’opposition démocratique en Mauritanie, particulièrement le Rfd, en premier son président Ahmed Ould Daddah, multiplient les manifestations, les sit-in et les conférences de presse pour exiger la libération immédiate »du journaliste et l’arrêt de son incarcération arbitraire. Un engagement sincère qui montre une opposition toujours disponible à servir l’opinion publique dans les plus difficiles moments. Mais, de l’autre côté du tableau, le Vice-président du Rfd, Sidi Ould Salem, cherche à tout prix à jeter des journalistes dans la prison, agissant ainsi contre la politique de son parti visant à donner au 4e pouvoir ses lettres de noblesse. En effet, l’ex directeur de la Socogim vient de faire appel à la Cour contre Points Chauds dans un dossier qui avait été tranché récemment en faveur de cette publication.
Retour sur les faits
L’affaire opposant la Directrice de publication de Points Chauds Ezza mint Mmoulay El Hacen et son Directeur général Moulay Najim Ould moulay Zeine dans ce qui est communément appelé le scandale de la SOCOGIM, à l’ancien directeur général de cette société immobilière Sidi Ould Salem, également Vice-président du Rfd, avait défrayé la chronique par des révélations faites par le journal sur des manquements liés à des dysfonctionnements dans la gestion de l’entreprise, au temps où ce dernier dirigeait la société.

Soumis à plusieurs reprises devant les juridictions, le dossier a fini par connaitre un dénouement en vertu duquel, la Cour acquitte Points Chauds. Un verdict qui ne pourrait être tel, si le journal n’avait pas en sa disposition des preuves suffisantes et compromettantes pour la partie adverse.
D’ailleurs, les directeurs du journal, qui voulaient se limiter au respect de la profession par l’information exacte de l’opinion sur la gestion de la chose publique et le sort des biens de l’Etat, avait même demandé à ses avocats de faire un recours en appel partiel pour que le préjudice subi soit dédommagé. Le montant du dédommagement était estimé à hauteur de trente millions d’Ouguiyas. Le dit recours avait d’ailleurs été introduit.
Mais, quelques mois plus tard, le Vice-président du Rfd fait appel à la Cour, laquelle a convoqué les responsables de Points Chauds à une audition le 19 janvier courant. Cet acharnement risque de porter un coup dur à l’opposition, surtout au parti qui chapeaute cette institution. En effet, à des moments où l’opposition crie à tout lieu et espace que le pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz emprisonne les journalistes et porte atteinte aux droits de l’homme, ce que le Vice-président du Rfd est en train de dire, ne la rend-il pas au même diapason que le régime.

En perspective de cet appel, le Syndicat des journalistes, les hommes politiques et les défenseurs de Droits de l’homme doivent doubler d’efforts pour soutenir la presse et dénoncer cet acharnement, qui ne sied pas du tout à une opposition entièrement engagée aux côtés des hommes du métier.

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