Réunion de Doha: l’absence de l’Iran fait douter de la possibilité d’un accord

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petroleLes marchés pétroliers ont les yeux rivés sur Doha. La capitale du Qatar doit accueillir ce dimanche les représentants d’une quinzaine de pays producteurs, dont l’Arabie saoudite et la Russie, pour tenter de parvenir à un gel de l’offre mondiale de brut. Mais un accord est peu probable en l’absence de l’Iran.

Le succès de Doha est bien compromis. L’Iran ne participera pas à la réunion qui vise à geler la production pétrolière mondiale pour soutenir les cours du brut. Au mieux Téhéran enverra-t-il son représentant à l’Opep, mais pas son ministre du Pétrole. L’Iran veut retrouver son niveau de production d’avant les sanctions. Or l’Arabie saoudite a redit qu’elle n’accepterait pas de geler son offre de brut si les autres grands producteurs ne l’imitaient pas. Le vice-prince saoudien a même déclaré que le royaume était capable d’ouvrir davantage les vannes pour produire immédiatement plus d’un million de barils par jour supplémentaire. Pas de quoi rassurer les marchés pétroliers. Les cours du brut avaient pourtant connu une embellie depuis l’évocation de ce gel concerté de l’offre, en février dernier : l’Arabie saoudite, géant de l’Opep, et la Russie, autre géant pétrolier hors du cartel, s’étaient engagées en cas d’accord, à ne pas dépasser leur production du mois de janvier, un niveau déjà record. Mais les dernières déclarations iraniennes et saoudiennes font désormais douter du succès de Doha, qui pourrait n’être qu’une étape, avant, peut-être, d’autres réunions plus constructives dans les mois qui viennent.

RFI

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