Rafle de migrants subsahariens au Maroc.

Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on whatsapp
Share on print

immigration-sub-sahariensIl y a quelques jours, près de 500 migrants subsahariens ont tenté un passage massif par les grillages de l’enclave de Mellila, dans le nord du Maroc. En représailles, la police marocaine organise depuis quelques jours, notamment à Tanger et dans d’autres villes du nord, des rafles de migrants à leurs domiciles.

On craint que les opérations ne s’étendent bientôt à tout le pays et à Rabat aussi. De nombreux migrant subsahariens qui ont été raflés à Tanger, tabassés, déportés vers la frontière algérienne ou le désert, suite à la tentative massive de passer les grillages de Mellila mercredi passé, sont revenus à Tanger.

Ils sont réfugiés dans la forêt. Ils n’osent pas rejoindre la ville de peur de nouvelles rafles. Parmi eux, nombreux sont les blessés suite aux mauvais traitements subis pendant les rafles.

Aujourd’hui, la presse marocaine francophone unanime, journaux socialiste et ex-communiste du PPS compris, reproduisent presque in extenso un communiqué du Ministère de l’Intérieur, présentant l’assaut de mercredi sur Mellila presque comme une opération militaire de migrants armés de gourdins, blessant des policiers, et assurant que la réaction des forces de l’ordre s’est faite dans le “respect de la dignité humaine”.

On fait cependant état de deux morts, pendant ces événements. Pas un mot sur les rafles intervenues ensuite, sur les tabassages, les déportations collectives. Les associations marocaines de défense des droits des migrants, et de défense des droits de l’homme, s’organisent pour riposter, faire entendre leur voix, et venir en aide concrètement aux migrants réfugiés dans la forêt et blessés. Un appel a été lancé il y a plusieurs jours dans ce sens par un responsable de l’Association marocaine des droits humains.

Le Conseil des Migrants prendra l’initiative d’un communiqué de presse, à diffuser largement au Maroc et en Europe, et demandera la signature d’autres associations. Ses responsables multiplient les contacts et les tentatives pour amener les associations sur le terrain à venir en aide au plus vite aux migrants réfugiés dans la forêt.

SOS Migrants

Actualités connexes