Prison et faux chiffres

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bouhoubeyniMe Ahmed Salem Ould Bouhoubeyni, bâtonnier de l’Ordre National des Avocats est l’un des sept -devenus six avec le rejet de la candidature d’Alwe Ould Bouamatou- candidats à la présidence dont l’élection est prévue le 21 juin 2014.

Il y a deux semaines, l’homme a été invité à l’émission la route vers la Présidence que diffuse l’une des télévisions privées nationales. Selon beaucoup de téléspectateurs, l’avocat, qui veut devenir président de la république, a fait une très bonne prestation à travers une parfaite maîtrise des dossiers que le journaliste a évoqués avec lui.

Ce n’était pas cette langue de bois à laquelle beaucoup de politiques habituent leur auditoire. Les analyses étaient précises et étayées. La critique objective, pondérée et dépassionnée. Et comme attendu, l’avocat candidat ne dresse pas un tableau idyllique de la situation générale du pays.

Pire, selon lui, les autorités actuelles trompent le peuple en lui disant des mensonges sur les stratégies et les programmes et sur les résultats réalisés en termes de lutte contre la pauvreté et le chômage par exemple.

La preuve est que ces autorités disent exactement le contraire aux institutions internationales de financement (Banque Mondiale et Fonds Monétaire) et aux partenaires à travers des rapports dans lesquels, l’Etat mauritanien et son gouvernement reconnaissent leur incapacité à enregistrer des résultats probants dans l’atteinte des OMD (Objectifs du Millénaire pour le Développement).

C’est là un exemple clair du mépris qu’ont les gouvernants vis-à-vis de leur peuple. De son côté, le président du parti El Moustaqbal, Mohamed Ould Bourbouss qui était invité il ya quelques jours sur les plateaux d’une autre chaîne privée de télévision a expliqué que cette fois le Forum National pour la Démocratie et l’Unité (FNDU) ne se fera plus tromper comme l’a été le Front National pour la Défense de la Démocratie (FNDD) en 2009.

Selon lui, leur erreur est d’avoir accepté la candidature du putschiste Mohamed Ould Abdel Aziz. Dans aucun autre pays, soutient Ould Bourbouss, les militaires ayant organisé un coup d’état n’ont pas été autorisés à se présenter.

Les cas de la Guinée et du Mali voisins sont éloquents. Selon le président d’El Moustaqbal : « Ould Abdel Aziz devait s’estimer très heureux de ne pas avoir été conduit en prison en 2008 pour avoir renversé un président démocratiquement élu ».

le calalm

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