Pourquoi le roi du Maroc n’a pas reçu Erdogan ?

Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on whatsapp
Share on print

M6ErdoganCertains Tunisiens ont vu dans le non-accueil d’Erdogan par Mohamed VI un acte de « courage » et « d’arabisme » ! D’autres ont évoqué des raisons de droit de l’homme compte tenu de la répression des manifestants Turcs. Le Premier ministre turc en visite officielle au Maroc n’a pas été reçu par le roi tout simplement parce qu’il se repose dans son château en Picardie. Mohamed VI, qui a eu droit à un “printemps arabe” taillé sur mesure pour les monarchies, se trouve en France depuis déjà onze jours. Raison de son absence, des soins pour une maladie grave. Ce sont nos confrères d’Algérie 360.com qui ont révélé cette information totalement occultée par la presse de sa majesté. Voici l’article de nos confrères algériens.

n silence radio, pour le moins troublant, continue d’entourer l’état de santé de Mohammed VI. La presse marocaine a interdiction de faire allusion à ce sujet. Le souverain marocain, absent de son pays depuis quelques semaines, serait en France pour être soigné.

La presse hexagonale, quelques rares titres en tous cas, ont eu le « courage » d’aborder frontalement un sujet «tabou», à même de brouiller la relation diplomatique entre Paris et Rabat. Et c’est ainsi que nous venons d’apprendre que depuis plusieurs jours déjà « le roi du Maroc Mohammed VI se repose dans son château à Betz, situé en Picardie, en France ».

Sa présence n’est d’ailleurs pas passée inaperçue. Des témoins locaux indiquent en effet que « tout le monde à Betz sait que le roi est dans son château. Encore ce matin (Jeudi 6 juin. NDLR) j’ai vu le drapeau du Maroc et une voiture officielle devant la mairie de Betz ». Le château, transformé en un véritable « no man’s land » ressemble à une imprenable citadelle au regard de l’impressionnante armada de gardes lourdement armés qui en défendent l’entrée ainsi que tous les alentours. Il se murmure que Mohammed VI est « gravement malade ».

D’ailleurs, les apparitions télévisées quotidiennes du roi sont inexistantes depuis plusieurs jours dans le royaume alors qu’elles sont une habitude depuis son intronisation. Mais interdiction de parler de la santé du « Commandeur des croyants », cela équivaut à un blasphème au royaume ainsi qu’à la religion. Même les prétendues réformes engagées par Mohamed VI dans le sillage du printemps arabe ne l’ont pas empêché de garder des pouvoirs et des prérogatives quasi divins.

Donc officiellement, aucune information viable quant à son état de santé n’est disponible nulle part. Il n’est toutefois pas utile d’en parler pour s’apercevoir par soi-même que le souverain a pris un coup de vieux et qu’il a anormalement grossi depuis 2009. D’après un journaliste d’El Imparcial, Pedro Canales, Mohammed VI souffre d’une insuffisance rénale ou d’une maladie de foie qui l’obligerait ainsi à se déplacer régulièrement en France.

Pour rappel, fin 2009, le monarque a été placé en convalescence durant cinq jours pour une « infection » qui ne présente « aucune inquiétude sur sa santé », selon la publication, à l’époque d’un communiqué de la Maison royale. Une annonce inédite sur l’état de santé du roi. « Sa Majesté le roi Mohammed VI […] présente une infection à rotavirus avec signes digestifs et déshydratation aiguë nécessitant une convalescence de cinq jours », avait indiqué le communiqué signé par Abdelaziz Maâouni, médecin personnel du roi et directeur de la clinique du Palais royal.

Une « petite forme » qui obligea tout de même le roi à se déplacer par moment à l’aide d’une béquille. Il n’est pas le seul de sa famille à avoir été hospitalisé en France puisque, ironie du sort, quelques temps plus tard son frère cadet, le prince Moulay Rachid, avait été à son tour « hospitalisé à Paris dans un état sérieux ».

Alors que la presse française n’a pas manqué de diffuser l’information, les journalistes marocains n’ont eu d’autres choix que de parler de la pluie et du beau temps au risque d’être arrêtés par la police marocaine pour « publication malintentionnée d’une fausse information », ou bien « allégations et faits non véridiques ». C’est ce qui est arrivé à certains journalistes marocains qui ont « osé » parler de la santé du roi. Le dossier reste bien sûr à suivre…

PC  TS
Ali Oussi d’Algérie 360.com

Actualités connexes