PARTI RAG : POUR UNE NOUVELLE DEMANDE DE RECONNAISSANCE

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ragLors d’une conférence de presse animée lundi 15 septembre 2014, les dirigeants du parti RAG, issu du mouvement antiesclavagiste IRA, ont annoncé leur intention d’introduire une deuxième demande de reconnaissance auprès des services du Ministère de l’Intérieur. Cette démarche sera précédée d’un Congrès extraordinaire au cours duquel les structures du parti seront mises en place et de nouveaux dirigeants élus. En 2013 le Ministère de l’Intérieur avait rejeté une demande de reconnaissance pour le parti RAG aux motifs qu’il était communautariste et violait les dispositions de la loi relative aux partis politiques en Mauritanie.

Dans la foulée de la conférence du lundi dernier, Brahim Ould Abeid a annoncé l’entame incessante d’une caravane que le mouvement IRA compte conduire à partir de la mi-octobre dans les régions rurales pour évaluer l’ampleur de l’esclavage agricole et foncier, l’une des formes d’esclavage domestique la plus prégnante et la plus répandue aujourd’hui dans le pays, selon lui.

 Plusieurs intervenants avaient pris la parole, notamment le Faqih Mohamed Vall Ould Mohamed et Diop Amadou Tidjane qui fut directeur de campagne du président d’IRA, Birame Dah Abeid, lors de la présidentielle de juin 2014. Tous ont dénoncé la situation d’injustice qui sévit dans le pays , citant entre autres, le cas de Niabina, les récentes nominations à caractère ethnique, l’exclusion de la population noire des rouages de l’administration publique, de l’armée et des forces de sécurité, par le biais d’une arabisation forcée.

Prenant la parole, Birame Dah Abeid a fustigé les dernières nominations à connotation raciste, dénonçant en particulier celle ayant porté Ould Ehel Daoud à la tête du ministère des Affaires islamiques. Il a rappelé l’émission controversée que ce dernier avait animée sur les ondes de la radio nationale en 2013, et au cours de laquelle, il avait donné un cours magistral sur la vente, la castration et la cession d’esclaves. De là à porter un discrédit sur l’atelier de deux jours organisé par son département pour lutter contre les « séquelles de l’esclavage », il n’y a qu’un pas que le président d’IRA n’a pas hésité à franchir. Il considère que cet atelier, comme toutes les mesures prises par l’Etat mauritanien, la Loi de 2007, la création de l’Agence Tadamou, la feuille de route pour la lutte contre les séquelles de l’esclavage en 29 points, la reconnaissance de l’esclavage comme crime contre l’humanité, la création d’une juridiction d’exception pour punir les auteurs de pratiques d’esclavage, l’atelier récent organisé par le département des Affaires Islamiques… Il a martelé que l’Etat mauritanien n’a aucune volonté pour éradiquer le fléau dans le pays et qu’il continue à protéger les maîtres esclavagistes et à emprisonner les antiesclavagistes, citant l’affaire de Nouadhibou dans le premier cas et dans le deuxième cas, l’incarcération de trois militants actifs d’IRA, dont notamment la détention abusive de Cheikh Ould Vall qui a purgé sa peine depuis plus d’un mois.

Le président d’IRA a fustigé ses militants, les appelant à plus de sacrifice pour le changement radical du système de domination en place, comparant ce qui se passe en Mauritanie au système Apartheid qui a existé en Afrique du Sud.

JOB

Lauthentic

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