Notre démocratie prise en otage par le système tribalo ethnique

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regionalisme_tribalisme_rim 1200A chaque fois que des échéances électorales sont en vue, les conclaves tribaux se meuvent, pour phagocyter le jeu politique.

Et chez la plupart des mauritaniens, faire de la politique c’est passer nécessairement par le biais de son clan sa tribu ou son ethnie. Et c’est l’appartenance tribale et ethnique qui détermine en grande partie, le résultat des consultations électorales, au détriment des partis politiques, victimes de cette inféodation.

L’électorat est peu réceptif aux programmes électoraux, il réagit plutôt au mot d’ordre de la tribu ou de l’ethnie. Et parfois les partis politiques sont circonscrits en fonctions de ces structures. C’est ainsi qu’à la veille de consultations, le prisme tribal et ethnique se ravivent, s’accaparant plus la scène politique, que les partis.

Et tous les régimes qui se sont succédés, n’ont pu se démarquer de cette emprise qui altère tant notre démocratie. Ils ont tous, composé et bâti leur système avec.

La tribu est antinomique au jeu démocratique, qui appelle au libre arbitre et au choix personnel en toute confiance et en toute indépendance. Elle est également incompatible à l’état de droit. Elle qui pêche par sentiment et par allégeance.

La tribu a certes, une fonction sociale indéniable en Mauritanie. La tribu a toujours été présente, épaulant les siens dans les cas sociaux qui se présentent, là où la nation reste indifférente, elle par contre, essaye de soulager les peines qu’endure le concitoyen.

A ce rôle, l’entité tribale, a tout le mérite. Mais dés l’instant qu’elle s’interfère dans le jeu politique, la tribu devient un anachronisme et une entrave réelle à la démocratie. Une nation forte est une nation où la marge de manœuvre de la tribu est presque nulle. Elle n’a droit de cité que dans les nations fantoches et les nations bananières.

 

Le Quotidien

 

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