Nigeria: Goodluck Jonathan rencontre les parents des filles enlevées

Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on whatsapp
Share on print

_NIGERIA-KIDNAP-MISSTEPS_NIGERIA-VIOLENCE_1_0Le président nigérian Goodluck Jonathan a rencontré pour la première fois, ce mardi 22 juillet, les parents des jeunes filles kidnappées par Boko Haram. Cela fait cent jours que plus de 200 lycéennes ont été enlevées dans la ville de Chibok, dans le nord-est du pays. Après de nombreux rendez-vous annulés, le président Jonathan a enfin reçu les familles des jeunes lycéennes.

La rencontre a démarré en fin de matinée à la présidence nigériane. Une importante délégation de Chibok a été reçue : plus de 150 personnes, des parents, des victimes qui ont réussi à s’échapper, accompagnés de responsables politiques de la région de Borno. Après une courte prière, ils ont démarré une réunion de plusieurs heures à huis clos d’où rien n’a filtré pour le moment.

La relation entre Goodluck Jonathan et les familles des victimes était apparue dégradée ces dernières semaines. Les familles auront attendu cent jours avant de rencontrer le président nigérian. Depuis l’enlèvement de leurs filles, le 14 avril dernier à Chibok, aucun représentant politique de tout premier plan ne s’est rendu sur les lieux pour aller à la rencontre des familles. En mai, une visite de Goodluck Jonathan prévue sur place avait été annulée, suscitant de nombreuses critiques.

Autre rendez-vous manqué : mardi 15 juillet, quelques heures après la visite de la jeune Pakistanaise Malala Yousafzai, venue soutenir le mouvement. La présidence nigériane souhaitait recevoir un petit groupe de parents de victimes. Mais, là encore, la rencontre a été annulée, chacun se renvoyant la balle. La présidence avait accusé le mouvement Bring Back Our Girls d’avoir décliné l’invitation et d’être instrumentalisé politiquement par l’opposition.

Du côté des familles, on expliquait attendre un geste plus fort et une visite du président sur place, directement à Chibok. Les familles et le mouvement Bring Back Our Girls accusent le président de ne pas en faire assez, de multiplier les effets d’annonce, les arrestations médiatisées, et la communication sans qu’il y ait de réels progrès sur le terrain, ni d’informations sur la situation des lycées enlevées.

Finalement, le rendez-vous si attendu a bien eu lieu à la présidence nigériane. Avec toujours cette même et lancinante question : « Où sont nos filles ? »

Actualités connexes