Naissance d’un bébé avec un estomac ouvert à Nouadhibou

Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on whatsapp
Share on print

 Y_20Le pavillon de gynécologie et de maternité à l’hôpital  Centre régional de Nouadhibou a enregistré la naissance d’un bébé avec un estomac ouvert. La mère de l’enfant victime de cette malformation, cliniquement appelée  le« Laparoschisis »  a subi une césarienne, après l’échec des médecins de l’accoucher naturellement.

Les spécialistes ont réussi sans problèmes à extraire le bébé qui se portait bien, pesant 2,8 kg.  Mais l’estomac  du nouveau-né, hors du ventre s’agrippait au reste du corps.

Selon des sources, le bébé a été immédiatement évacué à l’hôpital de la Mère et de l’Enfant de Nouakchott, pour bénéficier d’une prise en charge, permettant de réintégrer  l’estomac à l’intérieur du corps.

C’est indique-t-on, le premier cas du genre enregistré au niveau du département de la maternité à l’hôpital régional de Nouadhibou

Le laparoschisis est une malformation rare très impressionnante, qui se soigne très bien. Il touche un nouveau-né sur 3.300 environ et intervient au moment de la croissance embryonnaire. Le bébé va alors naître avec une partie des viscères à l’extérieur du ventre.

En cas de laparoschisis, une partie des intestins sort par un orifice toujours situé à droite du cordon ombilical et qui mesure entre un et quatre centimètres environ.

Le tube digestif d’un bébé est constitué de l’intestin grêle, suivi par le côlon ou gros intestin, le tout se terminant par le rectum et l’anus. Dans le cas du laparoschisis, la totalité ou une partie seulement de cette masse intestinale se retrouve hors de l’abdomen.

Parfois même, une partie de l’estomac ou du foie. On ne connaît pas l’origine de cette malformation. On sait seulement qu’elle se produit vers la dixième semaine de gestation, pendant la phase finale de la délimitation pariétale.

Le laparoschisis est maintenant presque toujours découvert avant la naissance, au cours de la première échographie. Sur l’échographie d’un bébé porteur d’un laparoschisis, on distingue une espèce de masse au niveau du cordon ombilical.

Il s’agit d’un amas d’anses intestinales, qui baignent dans le liquide amniotique. Dès que le diagnostic est fait, la maman est orientée vers un service hospitalier spécialisé où elle sera suivie de très près pendant toute sa grossesse. Elle passera des échographies rapprochées, d’abord pour surveiller l’évolution de la malformation, mais aussi le poids et la taille car généralement les bébés qui ont un laparoschisis sont plus petits que les autres.

Spontanément ces bébés naissent avant terme, mais le plus souvent, on déclenche l’accouchement pour faciliter la prise en charge. En revanche sur le mode d’accouchement, il n’y a pas de consensus. Certaines équipes choisissent la voie basse lorsque c’est possible, d’autres font systématiquement une césarienne.

En cas de laparoschisis, les nouveaux-nés doivent être opérés le plus rapidement possible après la naissance. Quand les intestins sont à l’air libre, le risque d’infection est maximal. Il s’agit donc d’une opération en urgence. Elle n’est pratiquée que par quelques équipes très spécialisées en France. C’est le cas à l’hôpital Necker-Enfants malades.

Pour certains bébés, la réintégration des intestins n’a pas pu se faire en une seule fois. Une deuxième opération est parfois nécessaire. Mais cela n’arrive que dans un cas sur cinq, généralement on parvient à tout remettre en place en une intervention.

L’opération est assez lourde mais grâce à elle, les bébés qui ont un laparoschisis ont un excellent pronostic : dans 95% des cas, ils guérissent sans aucune séquelle.

Md O Md Lemine

source:http://rapideinfo.net/

Actualités connexes