Mort d’un porte-parole terroriste au Mali

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aqmiUn terroriste dont la tête avait été mise à prix au niveau international fait partie des combattants d’al-Qaida tués par les frappes aériennes françaises au Mali, a annoncé un responsable militaire malien vendredi 14 mars.

Oumar Ould Hamaha, porte-parole du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) et ancien lieutenant du terroriste Mokhtar Belmokhtar (alias Laaouar), a été tué entre le 4 et le 5 mars.

Ould Hamaha, connu sous le pseudonyme d’Abou Ghoum-Ghoum, a été abattu le 4 ou le 5 mars dans la vallée de l’Amettetai, dans la région de Kidal, après que lui-même et d’autres terroristes aient été repérés par les drones des forces françaises.

L’Algérien Abou Walid Sahraoui, autre ancien lieutenant de Belmokhtar, compte également au nombre des hommes abattus lors de cette frappe. Laaouar aurait épousé l’une des filles d’Omar Ould Hamaha, tant ils étaient intimes“, a expliqué le journaliste malien Assanatou Balde à Magharebia.

Ould Hamaha, surnommé “Barbe rouge” parce qu’il se teintait régulièrement la barbe au henné, avait été impliqué dans l’enlèvement en avril 2012 de diplomates algériens à Gao.

Le programme Rewards for Justice proposait 3 millions de dollars (2,2 millions d’euros) pour toute information permettant sa capture.

S’il est réellement mort, ce serait un grand pas dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, notamment dans le Nord-Mali, où des groupes sévissent toujours“, a expliqué ce journaliste. “Le MUJAO avait en effet été à l’origine des exactions commises contre des populations de la région.”

Le spécialiste du terrorisme Sidati Ould Cheikh a expliqué qu’après avoir fréquenté un lycée franco-arabe, Abou Ghoum-Ghoum avait étudié dans une école coranique en Mauritanie. “C’est en 2001 qu’il a rejoint al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) comme lieutenant de Mokhtar Belmokhtar“, a-t-il ajouté.

Le bouillant jihadiste s’est fait remarquer lors de l’occupation en 2012 du Nord-Mali, où il avait rejoint le groupe Ansar al-Din, qui faisait la pluie et le beau temps à Tombouctou et Gao. Il était devenu par la suite le porte-parole du MUJAO“, a souligné cet expert.

Ce membre opérationnel malien était “en pointe de l’offensive déclenchée par Iyad ag Ghaly avec l’appui du MUJAO et d’AQMI“, qui avait conduit la France à intervenir en lançant l’Opération Serval au Mali, explique Alain Rodier, spécialiste du terrorisme et du crime organisé.

Les opérations militaires conduites par la France dans le nord du Mali ont porté des coups sévères aux mouvements terroristes présents dans la région, soulignent les observateurs.

Quelques jours avant l’attaque des drones contre la douzaine de terroristes dans l’Adrar, un leader algérien d’AQMI à Tombouctou et Kidal avait également été éliminé par les troupes françaises, ont fait savoir des sources jihadistes.

Redouan Abou el Achbal (alias Aboubakr Benabdellah) était le principal dirigeant d’al-Qaida à Tombouctou et Kidal.

La même semaine, les leaders mauritaniens d’AQMI Oumar Ould Mohamed Ghoulam (alias Al Ghallawi) et Mohamedou Khoubeib avaient été tués à Tombouctou, avait fait savoir le site mauritanien Sahara Media.

Avec plus de quatre cents terroristes tués, c’est une grande victoire“, a souligné Mohamed Abdallahi Ould Addi, commissaire de police mauritanien.

Par Bakari Gueye à Nouakchott

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