Mensonge d’Etat !?… au temps de la libéralisation !

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MoulayeLa Mauritanie tout entière est aujourd’hui convalescente. Que nous soyons de l’opposition, dans ses deux composantes, ou fervents adeptes de la majorité, nous souhaitons tous un rapide rétablissement pour Son Excellence Monsieur le président de la République. C’est un devoir religieux, social et politique. Cependant, nous ne pouvons aussi cacher notre chagrin, qui a atteint son paroxysme ces derniers jours, du fait des rumeurs persistantes, ou des nouvelles crédibles ou manipulées qui circulent sur la santé du président de la République. De sorte que l’opinion publique nationale est déroutée et fragilisée par les suppositions, les analyses et les projections venant de tous bords, porteuses, chacune, de son lot de coup d’état présumé, de changement imminent, de nouvelle transition…tout cela suite à une convalescence pour le moins normale, accidentelle et largement connue maintenant. A défaut, bien sûr, d’avoir la version contradictoire, preuves à l’appui, de ceux qui en doutent !
Pourtant c’est si simple que cela, si le gouvernement avait réellement bien joué son rôle. Le président n’est-il pas la première personne publique dans l’Etat ? Ne sommes-nous pas la somme des opinions qui doivent être informées, de manière claire et permanente, sur sa santé qui constitue le noyau central de notre santé ? N’a-t-on pas failli sur le plan médiatique, en commettant cette bêtise, en oubliant ce lien communicationnel important dans un Etat dit démocratique et ouvert ? Il est étonnant qu’avec la soi-disant « libéralisation de l’audiovisuelle », qu’on soit, encore, incapable de fournir au Mauritanien une information crédible et fiable !? Plus, c’est le ministre de la Communication, lui-même, censé garantir le bien-fondé de cette « libéralisation » qui est apparu, le premier, à la télévision pour livrer sa « version » déroutante des faits, « rassurante » même, alors que le président de la République devait subir, quelques heures après une opération délicate avant d’être évacué vers la France. Un mensonge d’Etat qui collera, définitivement, à la personne du ministre de la Communication, Hamdy Ould Mahjoub, et jette le doute sur ce qu’il a dit et devrait dire par la suite.La presse censée informer l’opinion publique, est restée elle-même sur sa fin, se lançant tout au long de cette situation « d’indisposition de pouvoir», si on ose le dire ainsi, dans des rumeurs, des recoupements, analyses et projections comme le ferait un simple citoyen  mal informé !Somme-nous toujours obligés de distribuer des postes, souvent clefs, pour des considérations  politiques ou des prébendes électorales enfin de résultat ? Une situation équivoque vécue dans la stupeur avec un ministre qui étonne par ses bégaiements et se retrouve, en fin de compte, dans la position attentiste de celui qui n’ose assumer et s’assumer. Au plan politique et administratif, n’avons-nous pas compliqué la situation en voulant faire fi de cette convalescence par la politique de la chaise vide ? En un mot, la Mauritanie en traversant cette crise dans le camouflage et l’effacement, ne nous édifie-t-elle pas sur le long chemin qui nous sépare encore de la démocratie et de la modernité ?
En tout cas bon retour au président et bon bonne leçon pour l’opinion.

Moulay Najim Old Moulay Zeine

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