Mauritanie/Tasiast : Les véritables raisons du conflit

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orPourtant le courant passait très bien entre les autorités mauritaniennes et l’entreprise Tasiast-Mauritanie, la firme qui exploite une mine d’or en Mauritanie. On parlait même d’une grande complicité entre les deux partenaires jusqu’à il y a presque deux mois lorsque l’administration du travail mauritanienne a expulsé des travailleurs étrangers de boite au motif qu’ils ne détenaient pas une autorisation de travail dans le pays.

En réaction à cette exigence ‘’tardive’’, la réaction de la société a été plus ou moins forte et radicale en décidant de suspendre la production de son usine de production d’or dans notre pays. Depuis cette date les relations, au début cordiales, tournent désormais à un bras de fer qui semble sans issue. Bien sûr cela n’arrange aucune des parties. Du côté de Tasiast, qui continue de rémunérer ses travailleurs en plus d’autres coups d’exploitation incompressibles, c’est une perte sèche que l’entreprise ne pourrait certainement pas supporter pour un long moment…

Par rapport à la partie mauritanienne, la situation serait peut être beaucoup plus grave dans la mesure où on se prive, pendant cette année de vache maigre, d’un apport important en devises et entrées directes au trésor…

Il est évident donc qu’aucune des deux parties ne trouve son compte dans ce conflit qui parait –du moins pour le moment- sans issue. Surtout si ce qu’affirment certains arrivait à se vérifier. Selon ces derniers, la mésentente entre le pouvoir en Mauritanie et son ancien chouchou, Tasiast, serait provoqué par le fait que l’entreprise n’a pas honoré un engagement pris pour répondre à la série d’articles du quotidien Le Monde accusant le pouvoir du président Aziz d’entretenir des relations peu orthodoxes avec l’entreprise canadienne.

Il semblerait même que le ministre du Pétrole aurait chassé le directeur de Tasiast de son bureau après l’avoir insulté…

La lettre que vient d’envoyer les dirigeants de l’opposition (Ely Ould Mohamed Vall, Ahmed Ould Daddah et Saleh Ould Hanena au nom du FNDU) au président directeur général de Kinross risque d’envenimer davantage les relations entre le gouvernement mauritanien et Tasiast.

RMI Biladi

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