Mauritanie : Santé Publique en Danger : les autorités font concurrence au privé

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La santé publique peut être définie de diverses manières. On peut en effet la présenter comme « l’étude, d’une part, des déterminants physiques, psychosociaux et socioculturels de la santé de la population et d’autre part des actions en vue d’améliorer la santé de la population

Dans un pays où plus de 40 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et le RNB (Revenu National Brut) par habitant est l’un des plus bas du monde en Mauritanie. La pauvreté est très alarmante elle n’épargne aucun habitant.

En matière de santé publique,les autorités Mauritaniennes en font un fonds de commerce à concurrencer même le privé

C’est ainsi que selon des sources généralement bien informées , un document confidentiel soumis par le Ministère de la Santé à la Présidence de la République et comportant les propositions de nouveaux tarifs pour les services hospitaliers publics, a été divulgué.

Les sites “Anbaa Charg” et “Kiffa.Info” font savoir que ce document révèle les nouveaux prix exorbitants exigés par le Ministère de la Santé pour être appliqués aux patients dans les centres de santé :

– Les consultations médicales par un médecin généraliste passent de 500 UM à 2000 UM et par un spécialiste de 500 UM à 5 000 UM.

– Pour les hospitalisations, le ministère propose 18 000UM par patient et pour 24 Heures au lieu de 1000 UM par le passé.

– Les opérations d’appendicectomie passent de de 35.000 UM à 95 000 UM.

– Les tarifs pour les divers tests et analyses en tout type ont été également augmentés.

On se demande comment les choses vont  allez dans les années avenir dans un pays où  taux de mortalité infantile est particulièrement élevé et le nombre des nouveaux nés présentant une insuffisance pondérale est grave : 34 %. En outre, malgré de récentes campagnes de vaccinations, le tétanos maternel et néo natal est présent dans les structures hospitalières aggravant ainsi la santé des bébés. D’autre part, la population mauritanienne commence tout juste à accepter le bienfait des vaccinations, alors que celles-ci représentaient jusqu’à présent une offense à leurs croyances.

Quant aux enfants atteints de maladies mentales, ils sont totalement ignorés en Mauritanie. Sans aucun suivi, aucune structure, aucun personnel, ces enfants sont totalement livrés à eux mêmes.

 

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