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Mauritanie : Révolution du Code de la route au Royaume des enturbannés

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IMakhou Poiints Chaudsl y’a une valeur immémoriale qu’on peut malheureusement considérer comme une espèce en voie de disparition qu’est le conte sous la belle étoile. Des mille et une nuits à Ali Baba et les quarante voleurs, on nous avait sans cesse ouvert les sésames  des trésors du monde des merveilles. Le  contexte me dira-t-on ne serait point le même. Les médias et nouvelles technologies de l’information  sur fond de dessin animé campent un décor neuf. Le concept du narrateur et  l’histoire qu’il expose mais aussi de l’auditoire s’est vu totalement révolutionné.  L’un  des objectifs  du conte, à part l’aspect du divertissement et de l’évasion, était sans doute l’enseignement qu’on y faisait tirer à l’auditeur ou bien, permettait aussi de  toucher du doigt avec plus de dextérité et d’expertise un sujet considéré comme tabou.

Pour l’occasion, permettez nous, de revisiter l’histoire ne serait-ce que pour faire découvrir à ceux qui viennent de prendre le train en marche, un des aspects de cette valeur ancestrale qui commençait par «Il était une fois » 

Il était une fois au pays des enturbannés, où “ancestralement” , les hommes et femmes de la cité se déplaçaient  à dos de chameau , quelque soit la distance, le temps qui prévalait  et l’urgence, on savait prendre son temps  afin de mener à bien ses projets , se mener à bon port et au temps opportun . Entre deux points cardinaux à relier par un de ces interminables voyages, on ne manquait pas d’ailleurs de s’arrêter momentanément pour siropter un trio de verres de thé vert à la menthe  autour d’une discussion pour tromper la distance.

Les retombées de la révolution industrielle occidentale  avaient remplacé les interminables voyages à dos de chameaux aux coups de volant  de  somptueux et puissants  bolides. N’a-t-on pas fini par comprendre que la patience était une qualité plutôt cameline qu’humaine  car non seulement on était passé à la vitesse année lumière dans les déplacements mais  une anarchie quasi-totale s’était ainsi installée au point que tout  code des  routes des dunes de sable du désert  ne décodait que la déroute dans les voiries urbaines.

Les hommes et même les dames de la cité, tous, tant qu’ils soient, empruntaient des raccourcis qui court-circuitaient les chemins, les feux-rouges et verts n’étaient plus obéis, les panneaux de signalisation étaient en porte à faux de l’utilisation que l’on y faisait,  même les représentants du roi veillant au code de la route royale n’étaient plus respectés au même titre que le code régissant les va et vient.

L’anarchie était vraiment ancrée dans les habitudes, les us et les coutumes au point de faire l’objet d’une banalisation sans précédent rangée dans les tiroirs ” Aadi “.

Après l’accession au trône du Roi Mohamed, ayant placé sa royauté sous le signe  du roi des faubourgs et du petit monde,  afin d’inculquer le civisme dans la démarche des hommes et Femmes de la cité de déplacer les bolides  de toutes les routes  du Royaume, il fait réhabiliter et construire des belles et larges routes aux trottoirs dignes du royaume et  mis sur pied une nouvelle forme de garde royale  montée dont le principal but étant de faire respecter scrupuleusement les règlements universels  du code de la route.

Ces gardes étaient d’un nombre si important que rien sur un carrefour quelconque, on pouvait  en trouver une dizaine qui ouvraient grands  des yeux de lynx sur tous susceptibles de commettre une infraction, prêts à les verbaliser quelque soit leur position sociale.

Enfin au royaume des enturbannés, ainsi a procédé le Roi Mohamed, pour apporter plus de civisme dans les voies et leur utilisation et le Royaume est ainsi devenu un havre de paix où, les hommes et femmes de la cité sont entrés dans l’histoire du respect du code de la route.

 

        Makhou

© Points Chauds

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