Mauritanie : Pillage et rapatriement des ressources puis limogeage : La règle de trois des sociétés étrangères

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Tasiast 123Le communiqué rendu public dimanche 22 décembre courant par Kinros Taisiast est tombé comme le couperet de la guillotine sur le personnel  en cours de licenciement abusif envisagé par cette société.

Un avis portant  sur le présumé e réajustement de l’effectif de son personnel  par rapport au niveau actuel de ses activités en Mauritanie, perçu comme une foudre meurtrière sur les employés de cette société spécialisée dans l’exploitation aurifère, qui a connu ses chiffres d’affaires mondiaux grimper grâce à sa succursale opérant en Mauritanie. 

Comme l’ingratitude finira  toujours par dévoiler le vrai visage des sociétés pilleuses des richesses de notre sous-sol, le communiqué visant à limoger des centaines de travailleurs de cette troisième société sur l’échelle économique mondiale est venu faire table rase de toute la politique socioéconomique et environnementale ambitieuse défendue becs set ongles  par les avocats notamment officiels  de Kinross Tasiast Mauritanie pour lui trouver un ticket d’exploitation en Mauritanie.

Hélas, la triste nouvelle relayée  hier dimanche est plus foudroyante que l’intoxication par le cyanure de la MCM et Consorts ou de quelques autres produits chimiques qui font de temps à autre des victimes mauritaniennes parmi le personnel des multinationales opérantes à des conditions ultra avantages sur  le territoire mauritanien.

Des sociétés toutes fidèles à l’équation « pillage à fond  et rapatriement des richesses puis limogeage du personnel ».

Il est fort regrettable que les autorités qui ont bataillé avec les européens, les chinois et les russes pour arracher des accords halieutiques préservant l’intérêt général du pays et des citoyens ne procèdent pas de la même manière avec Kinross Tasiast qui compte licencier des centaines de ses employés, jetant en pâture plusieurs familles ayant comme seule ressource leur père, frère ou fils recruté contre une surexploitation par cette société nantie aux réserves inépuisables capables de juguler tous les aléas dont des moments de ralenti des  ses activités tout en préservant des profits énormes.

« Kinross a annoncé aujourd’hui qu’elle a pris des mesures visant à restructurer son effectif selon les plans de l’entreprise pour la mine de Tasiast afin d’assurer la viabilité de ses activités en Mauritanie à long terme » dit la société dans son communiqué  qui n’est catholique et pas du tout musulman, comme si la survie du personnel limogé ne vaut rien devant celle de l’entreprise.

« Le secteur aurifère est sous pression en raison d’un prix de l’or en baisse et de la hausse des coûts de production: le prix de l’or a chuté d’environ trente pour cent au cours des douze derniers mois » dit la société.

Nous répondons à ces assertions que si Kinross Tasiast peut leurrer le mauritaniens lambda ou les autorités, elle ne peut duper tout le monde. Selon le site  « finance-investissement.com », on apprend plutôt dimanche 22 décembre 2013 que  « l’or retrouve un peu de lustre vendredi, après avoir fermé à son plus bas en trois ans à la suite de la décision de la Réserve fédérale américaine de réduire son programme de stimulation économique. L’once d’or pour livraison en février progresse de 0,1% à 1195$ US en début de séance vendredi à New York ».

« Un mal nécessaire dans le réalignement est la réduction de la main-d’œuvre que Kinross avait annoncée en Octobre » dit la société qui est obligée de reconnaitre tacitement son ingratitude pour ces mauritaniens exploités puis jetés en pâture sans dédommagement avant d’être abandonnés dans leurs terres pillées au millimètre prés difficile de trouver un nouvel acquéreur, devenues des enfouies des produits toxiques et des terres à jamais stériles.

Cette escroquerie à visage découvert reprise par Kinross Tasiast à l’image d’autres sociétés étrangères qui l’avaient précédée doive tirer la mauritanienne, gouvernante et gouvernés de l’apathie de la cécité intellectuelle et l’inconscience. En effet, la finalité de ces sociétés, ce n’est guère les objectifs évoqués au jour de leur implantation dont la création d’emploi, la réalisation de projets à haute intensité socioéconomique et environnementale.

Au contraire, le but est de se servir de ce couvert pour piller avec intensité, rapatrier les richesses à l’extérieur et persévérer  dans  cette machination jusqu’au jour où la mission commence à toucher à sa fin pour déclencher les signaux rouges, parler de pertes, de chute des cours mondiaux pour préparer minutieusement et intelligemment son départ . Pauvre Mauritanie, pince-toi enfin pour prendre conscience des grandes leurres qui te ruinent sans susciter la moindre riposte de tes dirigeants et de tes intellectuels.

Ahmed Ould Bettar

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