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Mauritanie: l’ONU salue quelques avancées dans la lutte contre le racisme

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marche capLe rapporteur spécial des Nations unies sur les formes contemporaines de racisme et de discrimination raciale a achevé, ce week-end, une mission d’évaluation d’une semaine en Mauritanie. Mutuma Ruteere, qui rendra son rapport en juin 2014, a indiqué que le pays avait fait des progrès, notamment en légiférant contre ces phénomènes, mais que des discriminations persistent de facto au sein de la société.

Loi condamnant l’esclavage, inscription de la diversité ethnoculturelle dans la Constitution… si la Mauritanie a progressé en adoptant des outils législatifs de lutte contre les discriminations, leur application reste insuffisante, a estimé le rapporteur de l’ONU.

« Stratification très forte »

« J’ai trouvé la stratification de la société mauritanienne très forte, détaille Mutuma Ruteere. Elle se manifeste à travers la discrimination au sein des lignes ethniques ou des castes et entraîne des coupures entre et au sein des communautés. Bien que la discrimination ne se trouve pas dans l’esprit de la loi, de facto, de nombreuses personnes estiment qu’elles ne disposent pas de l’égalité des chances en ce qui concerne l’éducation, l’emploi ou les opportunités d’affaires. »

« Par exemple, continue le rapporteur de l’ONU, la langue est perçue comme un moyen de domination de certains groupes au détriment d’autres. Une autre manifestation de l’exclusion, ressentie par certains groupes, c’est la diversité insuffisante au niveau des postes-clé au gouvernement et dans l’administration publique. L’inclusion de tous les groupes dans tous les secteurs de l’administration et de l’économie privée est essentielle à la cohésion nationale ».

Renforcer la lutte contre l’esclavage

Affirmant qu’il existe toujours dans le pays des victimes de pratiques analogues à l’esclavage, le rapporteur a plaidé pour un amendement à la loi anti-esclavage de 2007 qui permette aux ONG de se porter partie civile au nom des victimes afin de mieux lutter contre l’impunité.

Par ailleurs, il s’est félicité du retour au pays de plus de 24 000 Mauritaniens, victimes des violents affrontements communautaires de 1999. Mutuma Ruteere a souligné que « les difficultés d’indemnisation, la poursuite des conflits fonciers et l’absence de responsabilité pour les violations des droits humains commises à cette époque doivent être inscrits d’urgence dans l’agenda de la réconciliation nationale et sont un pré requis pour la construction d’une société inclusive ».

 

 

RFI

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