Mauritanie : les journalistes mettent l’accent sur la réforme de la presse à Nouakchott

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pressePendant quatre jours les journalistes essayeront de trouver des solutions pour réformer ce secteur libéralisé depuis 91 ans avec la création d’une haute autorité la HAPA qui ne répond pas au besoin de la société de l’exécutif malgré un secteur privé en nette progression avec l’avènement de la presse électronique mais qui souffre d’un manque de régie publicitaire.

Les observateurs s’attendent à des décisions plus courageuses sur la réorganisation des médias, la refonte de la HAPA et une aide plus conséquente des médias publics et surtout une reconnaissance inclusive des médias alternatifs ou associatifs.

Après plus d’un demi-siècle d’existence la presse mauritanienne se porte pas mal par rapport à ses sœurs voisines du Sénégal et du Mali et au delà du Maghreb où elle fait bonne figure dans la liberté de la presse. Mais ces résultats cachent en réalité un secteur en pleine mutation avec un secteur public toujours et plus que dépendant des pouvoirs publics avec la haute autorité la HAPA qui donne l’impression depuis sa création d’être une agence monocolore excluant toutes les autres couleurs de l’arc-en-ciel du paysage audiovisuel mauritanien avec une limitation des télévisions et radios privées à 5 . Véritable gendarme de la République elle participe ainsi à l’exclusion des communautés Hratines et négro africaines de la Mauritanie. Et en face un secteur privé revigoré par la libéralisation depuis 91 avec la promulgation de la loi sur la liberté des partis et de la presse mais qui n’en profite pas du fait d’une absence d’une régie publicitaire.

La publicité obéissant jusqu’ici qu’à des critères subjectifs autrement dit sur mesure du client en face. Le moins qu’on puisse dire la HAPA n’a pas boosté les médias toutes tendances confondues qui comptent peu de journalistes bien formés. Avec l’avènement de la presse électronique les rédactions sont confrontées au même problème éthique et déontologique et à la professionnalisation de plus en plus pointue de ces nouveaux métiers du Web. Et surtout c’est à l’économie du marché autre variante capitale pour l’avenir des médias qui devra retenir l’attention des 900 participants à ces journées de réflexion ouvertes depuis le 11 juillet dernier jusqu’au 15 juillet prochain dans la capitale mauritanienne. Ce conclave est important pour la survie des professionnels de l’information et de la communication et des nouvelles technologies. A ce titre les observateurs s’attendent outre les solutions classiques de respect de la déontologie ou d’une aide plus substantielle aux médias publics ou la professionnalisation des journalistes mais surtout des directives pour favoriser l’émergence de radios et télévisions libres alternatives ou associatives citoyennes.

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