Mauritanie : les activistes islamistes pointés par Ould Aziz

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1 deddew_medelhacenLes établissements caritatives musulmans évoluant dans la santé et l’éducation en Mauritanie sont fermés cette semaine à Nouakchott et à l’intérieur du pays pour leur activisme politique.Une décision des autorités de Nouakchott qui intervient quelques jours seulement après la profanation du Coran dans une mosquée dans la capitale le 3 mars dernier.

Il s’agit pour le moment de l’Association «L’Avenir pour la Prêche la Culture et l’Enseignement et l’Association «L’Education des Filles» à Nouakchott. Ould Aziz lève ainsi l’équivoque et frappe fort au cœur des fondamentalistes qui ont pignon sur rue sur le territoire depuis de longues années dont on accuse aujourd’hui d’accointance avec les auteurs de ce crime contre l’islam.

Les observateurs s’attendent à une riposte du père spirituel des «Frères musulmans mauritaniens» Ould Dedaw qui dirige la plus grosse organisation caritative islamique en Mauritanie.

Cela ressemble fort à une déclaration de guerre contre les barbus extrémistes.Dans le collimateur l’érudit Ould Dedaw le géniteur spirituel des «Frères musulmans en Mauritanie» et qui dirige aujourd’hui la plus grosse organisation caritative active dans l’éducation et la santé «l’Association de l’Avenir pour la prêche, la Culture et l’Enseignement», fermée cette semaine avec toutes ses représentations à l’intérieur du pays.Cet activiste rompu dans la confrontation avec tous les régimes est bien entendu surveillé de tout temps par les renseignements généraux.

Il connaît bien la prison.Malgré cette résistance cette décision des autorités de Nouakchott fait mal vu tous les investissements faits par sa structure pour venir en aide les mauritaniens notamment les plus démunis.Même sort également pour «l’Association Education des Filles à Nouakchott.Une déviation de leur mission originelle qui leur coûte cher.

Une accusation qui fait suite à la profanation du Coran dans une mosquée dans la capitale mauritanienne le 3 mars dernier.Le président Ould Aziz n’a pas perdu un seul instant pour agir vite et n’a pas lésiné sur les moyens pour fermer ces structures nuisibles à la paix sociale et à l’unité nationale.

En confiant l’enquête à la sécurité publique le premier magistrat du pays sait bien ce qu’il attend d’elle.C’est la première fois qu’il est ainsi confrontée à des actes anti-islam les plus odieux que le pays n’ait jamais connu dans toute son histoire voire de son quinquennat qui va bientôt arrivé à terme.

Laxiste dans le passé avec les plus extrémistes barbus les salafistes dont beaucoup ont été arrêtés et peu condamnés dans des affaires liées au terrorisme et de trafic de drogue, le président mauritanien veut se racheter et faire table rase aux critiques d’autant plus que le pays a failli basculé dans un chaos.

Un crime contre l’islam ne concerne pas seulement la Mauritanie mais toute la Oumma.Une occasion ainsi pour le candidat à sa succession pour 2014 de s’attaquer ouvertement sans détours contre les activistes islamistes dont leur référence idéologique le président Jemal Mansour a réagi contre eux en approuvant la fermeture de toutes ces structures pour des raisons sécuritaires.

Le régime de Ould Aziz veut aussi en découdre avec le RFD de Ould Daddah, l’un des principaux partis de l’opposition le plus virulent dans l’affaire du fédéral du parti dont la justice accuse d’incitation à la violence lors des événements du 3 mars.Les jeunes du RFD en ont bavé lors de leur sit-in cette fin de semaine à Nouakchott réprimé violemment par les forces de l’ordre.

Ould Aziz est forcé donc à lutter contre deux fronts. Pour le premier il montre les dangers de leur absolutisme et le second leur récupération politique.En définitive le chef de l’Etat gagne sa première bataille contre les islamistes.Reste la guerre qui sera longue et difficile.

 

 

 

Baba kane

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