Mauritanie : le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans est de 54 pour mille

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Cinquante-quatre enfants de moins de cinq ans sur 1.000 meurent chaque année en Mauritanie, selon les statistiques recueillies dans le cadre d’une enquête sur la situation des enfants, présentée jeudi à Nouakchott par le bureau de l’UNICEF.

Selon cette enquête, seuls 27% des enfants en âge d’aller dans un établissement de niveau secondaire sont scolarisés, 28% des enfants accusent un retard de croissance et 43 enfants pour 1.000 meurent avant d’atteindre l’âge d’un an.

L’enquête révèle également que 57% des enfants âgés de 12 à 13 ans ont reçu le vaccin pentavalent avant leur premier anniversaire et que 62% des enfants de ce même groupe d’âge ont été vaccinés contre la rougeole avant leur premier anniversaire.

D’après l’enquête, 58% des enfants en âge d’aller à l’école primaire fréquentent l’école primaire, 28% des enfants en âge de suivre des études de niveau secondaire sont scolarisés dans un établissement secondaire et 52% des jeunes filles de 15 à 24 ans savent lire et écrire.

Sur la question du travail des enfants, l’enquête fait ressortir que 26% des enfants travaillent dans des conditions dangereuses et que 69% ont subi des châtiments corporels.

Dans le cadre des efforts consentis pour la protection des enfants dans le pays, 66% des enfants de moins de cinq ans ont été enregistrés à la naissance, mais seulement 58% sont inscrits dans le nouveau système d’enregistrement, qui donne accès a un certificat de naissance valable et a un numéro national d’identification.

Dans les communautés les plus pauvres, ces pourcentages sont encore plus accentués. Ainsi dans cette frange, seuls 39,9% des enfants de moins de cinq ans sont enregistrés dans les services d’état civil biométrique. Ce taux est de 85,2% dans les groupes les plus riches, de 73,9% en milieu urbain et de seulement 46,3% en milieu rural.

Au Guidimakha (sud-est mauritanien), seuls 40% des enfants de moins de cinq ans sont enregistrés, un chiffre largement inférieur à la moyenne nationale.

L’enquête fait également ressortir des pratiques préjudiciables aux enfants telles que les mutilations génitales féminines et le mariage précoce, qui sont fortement ancrées chez les populations soumises au poids des traditions et des tabous.

Pourtant, la loi mauritanienne pénalise les mutilations génitales féminines et interdit le mariage avant l’âge de 18 ans, selon un responsable de l’UNICEF.

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