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Mauritanie : la nécesaire refonte du secteur des Assurances

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assurances 123De graves problèmes structurels (taille du marché, absence de professionnalisme, défaut de confiance des assurés potentiel) que Financiafrik vous expose grâce à une série d’échanges avec des acteurs de premier plan. Dans cette première partie, nous nous sommes adressés à l’un des courtiers les plus connus du marché.

Directeur pour la Mauritanie de la compagnie de courtage en assurances et réassurances, ASCOMA, dont le siège se trouve à Monaco, El Hadj Oumar Kane liste les problèmes les plus graves du marché national et plaide en faveur d’un audit, dans cette première partie.Ce cadre des assurances, en exercide depuis plus d’une trentaine d’années, a travaillé à la Société Mauritanienne d’Assurances et de Réassurances SMAR, qui avait le monopole de l’activité jusqu’ à la vague de privatisations en 1993.

D’emblée, M. Kane relève « une floraison de compagnies (11 nationales et 2 courtiers étrangers) et la petite taille du marché dont le chiffre d’affaires tourne globalement autour de 27 à 28 millions de dollars us. Des Compagnies d’assurances qui tirent leur chiffre d’affaires à 98% de la branche automobile chroniquement déficitaire, une gestion patrimoniale des compagnies d’assurances et une absence totale de contrôle de l’Etat qui faillit ainsi à un rôle minimal de régulation ».

Ainsi « malgré les dispositions du Code des Assurances (loi de juillet 1993) rendant obligatoire l’assurance pour les automobiles, les marchandises à l’importation, les chantiers (BTP) et les marchés publics, de nombreux opérateurs arrivent à contourner les règles » déplore Mr Kane.

Au finish, la plupart des compagnies d’assurances se retrouvent dans une précarité totale. La solution envisagée est un audit indépendant, une espèce de coup de pied dans la fourmilière qui permettrait de séparer la bonne graine de l’ivraie. En quelque sorte, préserver les entreprises saines et mettre sous administration provisoire les compagnies d’assurances ne répondant aux normes ».

Un lifting au terme duquel les entreprises saines vont continuer leur chemin, celles qui seraient encore en situation de redressement pourraient être regroupées à l’exemple de ce qui s’est passé au Maroc il y a quelques années. Et, enfin, celles dont la situation serait irrémédiablement compromise, se retrouveraient en tliquidation comme ce fut le cas de la SMAR en 1993.

 

 FinancialAfrik

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