Mauritanie – Elections : Flagrant délit de mensonge !

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Tawassoul 123Le Rassemblement National pour la Démocratie et le Développement (RNDD), plus connu sous le vocable « Tawassoul », parti d’obédience islamiste, proche des frères musulmans, n’en finit pas de surprendre.

Nom pas par son poids politique qui est, disons-le honnêtement, très négligeable, au vu des moyens colossaux dont il dispose. Là où le bât blesse, c’est quand il fait croire à la presse que c’est sa première participation à des élections municipales et législatives en Mauritanie. Façon de chercher à se mettre au diapason de l’histoire.

Le pire est que le fait que la presse nationale, on peut pardonner celle internationale par ignorance du terrain, qui connaît pourtant ce mensonge, accrédite cette thèse. Dans quel pays sommes-nous ? Et avec quels journalistes ?

Si c’était le cas, « Tawassoul » n’aurait pas dirigé les mairies d’Arafat et de Dar Naim pendant six ans, et que Jemil Mansour, Saleck O/ Sidi Mahmoud et d’autres députés n’auraient pas siégé pendant toute la précédente législature à l’Assemblée nationale. Jemil O/ Mansour a été candidat à la dernière présidentielle, en faussant la route à ses compagnons du Front National pour la Défense de la Démocratie(FNDD).

Il avait obtenu 5%, et mené une bataille épique contre Ibrahima Sarr, dans la revendication, par tous les deux, de la 4e place. Il est temps que les dirigeants de ce parti qui prônent la gouvernance par les valeurs islamiques qui sont fondées sur la moralité et l’éthique, descendent sur terre !

Ils mentent trop ! Et cela interpellent les consciences. Peut-on faire confiance à des hommes politiques qui, par pure hypocrisie, renie leur signature, ce qui ressemble à un parjure, pour participer à une élection, dont ils sont en train de dire qu’elle n’est pas transparente.

Le maigre résultat qu’ils ont obtenu aux dernières élections est en train de leur monter la tête. Ils se croient déjà au pouvoir. Ce n’est pas avec douze députés sur 147 et quelques mairies qu’on croirait proche du pouvoir. Le drame est qu’ils le disent. Car, lors d’une de leurs innombrables conférences de presse, ils affirmaient être une alternative au régime actuel. Le danger est là ! Les forces démocratiques doivent rester vigilants et en alerte. Il n’y a pas de parti islamiste modéré. Il y a l’usurpation de l’islam et de ses symboles, qui sont la propriété de toute l’humanité, à des fins politiques.

A vrai dire, les islamistes mauritaniens ont retenu les leçons de la stratégie de leurs frères dans les pays arabes, au temps des printemps. En Tunisie, les islamistes n’ont participé que mollement à la lutte contre le régime de Zine El Abidine Ben Ali, préférant manœuvrer en coulisse pour récupérer les dividendes des sacrifices des forces démocratiques. Le résultat on le connaît. Ils sont plongés le pays dans le précipice par leur incapacité à gouverner. Et le réveil des forces démocratiques les a contraints à renoncer à gouverner.

En Egypte, la stratégie des frères musulmans a été la même. Ils n’ont pas participé à la lutte des mêmes forces démocratiques qui ont renversé la dictature de Hosni Moubarack. Préférant s’acoquiner avec les militaires. Dans le seul but d’avoir le champ libre pour parvenir au pouvoir. Ce qu’ils ont obtenu grâce à la neutralité bienveillante de l’armée.

Et pour récompenser cette dernière, ils ont nommé leur tombeur, le Général Abdel Fettah Al Sissi, au poste de Ministre de la Défense et Chef d’Etat-major des armées. La suite est une tragédie. Ils ont plongé l’Egypte dans le chaos. Des morts par milliers, avant que celui qu’ils avaient amadoué ne mettent un terme à leur incurie, en les renversant et en décapitant leur mouvement, de manière sanglante.

La leçon à retenir est que les islamistes sont les pires ennemis de la démocratie. Ils sont dangereux et très nuisibles. La morale et l’éthique qu’ils prônent ne sont pas des choses qu’ils respectent. Ils sont tout simplement assoiffés de pouvoir.

En mentant de manière aussi éhontée, les dirigeants de « Tawassoul » envoient déjà un mauvais signal au peuple mauritanien. Ils ne lésineront sur rien pour parvenir au pouvoir. Y compris en s’adonnant au parjure. Que les esprits naïfs se réveillent ! Il y a danger en la demeure ! Ces islamistes ne sont pas faits pour gouverner, mais pour foutre le bordel partout où ils passent.

Le courage, le vrai courage, est de s’opposer à leur velléité de s’emparer du pouvoir, en n’hésitant pas à s’allier avec le diable. Pourvu seulement qu’ils parviennent à leur objectif : conquérir le pouvoir et réprimer le peuple pour tuer les libertés et la démocratie. En somme, descendre le peuple mauritanien dans les abîmes les plus noirs.

Thiam Mamadou Alassane pour GPS

 

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