Massacre de 2009 en Guinée : Toumba Diakité, ex-aide de camp de Dadis Camara, arrêté à Dakar

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Aboubakar Sidiki Diakité, l’ex-aide de camp de Moussa Dadis Camara, l’ancien chef de la junte guinéenne, a été arrêté au Sénégal. Il était recherché pour son implication dans le massacre d’opposants le 28 septembre 2009 au stade de Conakry.

Après sept années de cavale, l’un des principaux protagonistes du massacre d’opposants, le 28 septembre 2009 au stade de Conakry, a été interpellé au Sénégal. Aboubakar Sidiki Diakité, dit Toumba Diakité, était visé par un mandat d’arrêt international émis par la justice guinéenne en avril 2010 et se cachait sous une fausse identité à Dakar. Il avait modifié son apparence depuis plusieurs années, ont rapporté plusieurs médias sénégalais, dont le quotidien L’Observateur.

Toujours selon les médias sénégalais, Toumba Diakité a été arrêté par la gendarmerie sénégalaise en fin de semaine dernière et a été présenté lundi 19 décembre à un juge d’instruction qui l’a placé en détention provisoire. “La demande d’extradition suivra dans le respect de la procédure”, a affirmé le ministre guinéen de la Justice Cheick Sako dans un communiqué diffusé par son gouvernement mardi soir, sans plus de détails.

>> A lire aussi sur France 24 : Guinée : sept ans après, des rescapés du massacre du 28-Septembre témoignent au stade de Conakry

Toumba Diakité était l’aide de camp de l’ex-chef de la junte guinéenne, le capitaine Moussa Dadis Camara, qu’il avait tenté d’assassiner le 3 décembre 2009, lui reprochant de vouloir lui faire porter l’entière responsabilité du massacre du 28 septembre. Au moins 157 personnes avaient été tuées par des militaires lors d’un rassemblement de milliers d’opposants à la candidature à l’élection présidentielle de Moussa Dadis Camara, selon la commission internationale d’enquête de l’ONU. Toujours selon l’ONU, 109 femmes avaient été violées dans le stade et aux environs.

Espoir d’un procès en 201

Plusieurs ONG regroupées au sein d’un collectif, incluant la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et l’Association des victimes et parents des victimes du massacre (Avipa), ont affirmé mardi 20 décembre avoir “attiré l’attention des autorités guinéennes et sénégalaises sur la présence de Toumba au Sénégal depuis plusieurs mois”.

.france24.com

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