Marseille a-t-elle toujours été aussi violente ?

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sur-une-scene-de-crime-pres-de-l-opera-de_5e05f336f3dbe97b38e57af3bb3d25e9Marseille, toujours Marseille !” Dans l’entourage du ministre de l’intérieur, Manuel Valls, la lassitude le dispute à l’agacement. Deux hommes, dont le fils du directeur sportif de l’Olympique de Marseille, José Anigo, ont été tués par balle jeudi 5 septembre. Au total, quinze personnes sont mortes dans des règlements de comptes similaires dans le département des Bouches-du-Rhône. Elles étaient dix-neuf à la même époque l’an passé.

Si la violence de ces meurtres n’en finit pas de défrayer la chronique, elle dissimule une certaine constance. Après une année 2012 particulièrement sanglante, les statistiques de 2013 tendent à se rapprocher de celles publiées depuis 2008 par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDR). Cet organisme public, créé en 2003 et dépendant de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (Inhesj), collecte les données issues des “premières qualifications pénales” enregistrées par les services de police.

Des règlements de comptes plus nombreux en 2012

Son président, Christophe Soullez, souligne que “sur les douze derniers mois (chiffres arrêtés en juillet 2013), seize règlements de comptes ont été enregistrés dans les Bouches-du-Rhône, contre vingt-quatre durant la période précédente”. Une tendance dont se félicite le nouveau procureur de la République de Marseille, Brice Robin. D’après ses services, les “atteintes volontaires à l’intégrité physique” ont baissé de 13 % (10 000 au lieu de 12 000) et les “violences physiques crapuleuses” de 16 % (5 000 au lieu de 6 000).

 

Le Monde

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