Mali : un charnier de 21 corps découvert près du camp militaire de Kati

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Amadou-Haya-SanogoC’est une découverte majeure pour la suite de l’affaire des “Bérets rouges disparus”. Le 2 mai 2012, une vingtaine de militaires fidèles au président Amadou Toumani Touré (ATT) disparassaient après avoir tenté un contre-coup d’État contre la junte du capitaine Amadou Haya Sanogo, auteur du putsch du 21 mars 2012.

Vingt et un corps, probablement ceux de ces Bérets rouges disparus, ont été retrouvés dans la nuit du mardi 3 au mercredi 4 décembre à Diago, près du camp militaire de Kati, à une quinzaine de kilomètres de la capitale Bamako.

Selon Radio France international (RFI), le charnier a été découvert peu avant 4 heures du matin par le juge d’instruction en charge de l’affaire, Yaya Karembe, accompagné de la Brigade d’intervention judiciaire de la gendarmerie malienne.

Le ministre de la Justice, Mohamed Ali Bathily, était également sur place. D’après une source sécuritaire malienne, des cartes d’identités retrouvées dans la fosse commune “semblent confirmer qu’il s’agit de militaires bérets rouges disparus”.

>> Lire aussi : Amadou Haya Sanogo, du coup d’État à la prison

Le camp militaire de Kati était le fief de Sanogo et de ses hommes, les Bérets verts. La semaine dernière, après avoir refusé deux fois de se présenter devant le juge Karembe, le “capitaine putshiste” avait été inculpé de “complicité d’enlèvement” dans cette affaire et placé sous mandat de dépôt.

D’après RFI, la découverte du charnier de Diago a été possible grâce aux témoignages de sept Bérets verts également inculpés dans cette affaire. Citant plusieurs sources judiciaires et militaires, la radio affirme que “plusieurs d’entre eux ont avoué avoir participé aux exécutions et ont donné aux enquêteurs les indications qui leur ont permis de localiser le charnier”.

Une quinzaine d’autres militaires suspects sont visés par des mandats d’amener. Quant au désormais général Sanogo, actuellement en prison, nul doute qu’il sera rapidement interrogé sur la découverte de ce charnier.

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Benjamin Roger

Jeune Afrique

 

 

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