L’UPR, à l’heure des comptes

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L’UPR semble s’acheminer inévitablement vers une restructuraation de ses instances. L’heure des comptes a sonné pour un Parti qui n’a plus de pilote à bord.

Depuis sa création cette majorité présidentielle a été rapiécée par Mohamed Ould Abdel pour avoir autour de lui des renforts politiques n’a pas fait preuve d’efficacité.

Les hommes qu’il faut pour diriger l’upr se font rare tant la formation souffre d’un problème d’autorité capable de fédérer des forces disparates. L’UPR n’est pas à l’image du PRDS d’hier du temps de Taya où l’argent de l’Etat, ses véhicules, sont utilisés au service du prince.

Dire que cela n’est plus le cas est excessif. Mais les choses se font avec une certaine méfiance de la part des dirigeants de ce parti qui ont la frousse d’exagérer, au risque de se faire débarquer par le président Aziz. Etre à l’UPR, c’est plus pour plaire, faire le moi-tu vu que travailler pour élargir les bases du parti sans physique ni mental fort. Combien sont-ils là sans véritablement se reconnaitre à travers ce qui se fait.

D’ailleurs qu’est –ce qui se fait ? Voilà un parti qui , pour mobiliser les militants factices est obligé de compter sur de l’argent des caisses noires de l’Etat ou de l’investissement de certains hommes d’affaires peu enthousiastes à débourser l’argent pour mobiliser les masses. Les meetings organisés par l’UPR ne sont pas à la hauteur d’un parti assimilé au bras politique du chef de l’Etat.

L’ancien président de l’UPR n’était pas un homme de poigne pour mettre de l’énergie dans la machine. L’actuel affiche des airs de pacha respirant l’aisance et la suffisance, mais aucune méthode ni travail d’artisan expérimenté pour tirer cette niche de sa léthargie. Au parti il n ya pas l’âme militante ni la conviction d’apporter quelque chose.

L’agent qui faisait danser les ventres ne coule que pour quelques uns. Les petits cadres et militants pauvres ne trouvent plus de motifs à répondre aux appels de leurs dirigeants. Que dire des guerres de positionnements entre des caciques de ce parti où les enjeux majeurs ne sont pas de renforcer les bases mais d’en faire un passage obligé pour une nomination politique.

Certes c’est le propre d’un parti au pouvoir. Mais personne dans ce parti ne trouve d’intérêt à s’investir avec ses propres moyens pour apporter des adhésions massives. Combien compte ce parti d’opportunistes plus que de militants ? Les arrivées en pompe ne sont plus légion. Les mécontents, à défaut de se jeter à l’opposition, font profil bas. L’UPR a perdu un nombre de soutiens dans ses rangs à cause des choix subjectifs lors des élections passées. Beaucoup de candidats non mandatés ont brigué les postes de députés, de maire sous les couleurs d’autres formations, avec succès.

Comment un parti aussi démembré peut –il tenir devant des situations politiques aussi difficiles et face à une opposition plus loquace qui compte dans ses rangs d’anciens barons du Prds ou de ses satellites. Le vote des sénateurs a dévoilé au grand jour les divisions qui minent ce parti au bord de l’implosion.

Le Rénovateur Quotidien

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