Share on facebook
Share on twitter
Share on whatsapp
Share on print
Share on skype
Share on telegram
Share on email
Share on linkedin

L'OFFENSIVE DU PRESIDENT PALESTINIEN MAHMOUD ABBAS A L'ONU

0

ABBAS_1_0Le discours du président palestinien Mahmoud Abbas à l’Assemblée générale de l’ONU hier, vendredi, suscite de vives critiques à Washington. Le département d’État américain a dénoncé des déclarations provocatrices.

« Il y avait dans le discours du président Abbas aujourd’hui des descriptions offensantes qui sont profondément décevantes et que nous rejetons ». Le communiqué du département d’État est bref mais cinglant : il dénonce des déclarations provocatrices de la part du président palestinien. Il est vrai que Mahmoud Abbas n’a pas mâché ses mots pour dénoncer devant les Nations unies la violente offensive menée par les Israéliens à Gaza cet été. Et c’est sans aucun doute l’emploi du terme « génocide » qui a suscité la réaction offensée des Américains. Un mot lourd de sens qui côtoyait le « tsunami de massacres » et les « kyrielles de crimes de guerre » glissés dans le discours du président palestinien. Dans une longue et douloureuse litanie, Mahmoud Abbas a détaillé le nombre de morts, de blessés, de déplacés et a décrit l’ampleur sans précédent des dégâts de la guerre menée cet été à Gaza. Il a qualifié l’occupation israélienne de « terrorisme d’État ».

Le président palestinien, à mots couverts, a aussi laissé entendre qu’il se réservait toujours le droit d’adhérer au traité de Rome et de recourir à la Cour pénale internationale. « Nous n’oublierons pas, nous ne pardonnerons pas », a-t-il lancé avant d’ajouter : « Nous ne permettrons pas aux criminels de guerre d’échapper à toute sanction ».

Un projet de résolution voué à l’échec

Le président palestinien a également annoncé son intention de déposer un projet de résolution devant le Conseil de sécurité des Nations unies qui fixe un calendrier pour l’établissement d’un État dans les frontières de 1967 aux côtés de l’État d’Israël, avec Jérusalem Est pour capitale. Car pour Mahmoud Abbas, il est inutile de revenir à la table de négociations sans changer de méthode : « Nous voulons une paix juste, mais les approches qui ont échoué doivent être revues de manière radicale », a-t-il expliqué. « Il n’y a dans le fond rien de nouveau », a ajouté le président palestinien. « Il s’agit seulement de faire en sorte que les résolutions déjà adoptées soient appliquées ».

Mais le projet de résolution, qui a obtenu le soutien des pays arabes, risque fort d’échouer. La réaction américaine au discours du président palestinien laisse peu de doute sur le fait que les États-Unis utiliseront leur droit de veto.

rfi

التعليقات

لن يتم نشر عنوان بريدك الإلكتروني. الحقول الإلزامية مشار إليها بـ *

Leave a Comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Share on facebook
Share on twitter
Share on whatsapp
Share on print