Libye: Seïf al-Islam Kadhafi, fils de l’ex-dictateur libyen, condamné à mort par contumace

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seif-courSeïf al-Islam Kadhafi, le second fils de l’ex-dictateur libyen, a été condamné, mardi, à la peine capitale par contumace, par un tribunal de Tripoli pour la répression sanglante de la révolte de 2011.

Un tribunal libyen a condamné à mort par contumace, mardi 28 juillet, Seïf al-Islam Kadhafi, le fils le plus en vue et le successeur potentiel de l’ex-dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, pour la répression sanglante des manifestations pacifiques de 2011.

Seïf al-Islam, qui avait promis aux rebelles “des rivières de sang”, est détenu au secret par une brigade d’anciens combattants rebelles, opposée aux autorités de Tripoli, depuis fin 2011, à Zenten, à environ 180 km au sud-ouest de Tripoli. Il est poursuivi pour crimes de guerre et corruption.

Au moment de sa capture, en novembre 2011, l’ONG Human Rights Watch avait immédiatement appelé la Libye à remettre Seïf al-Islam à la Cour pénale internationale (CPI), qui siège à La Haye, et qui l’accuse de crimes contre l’humanité. Craignant un procès inéquitable, la CPI avait saisi, en décembre 2014, le Conseil de sécurité de l’ONU afin d’obtenir le transfert de Seïf al-Islam, en vain.

Par ailleurs, le même tribunal siégeant à Tripoli, la capitale libyenne contrôlée par une coalition de milices en partie islamistes, a également condamné à mort huit anciens collaborateurs de l’ancien dictateur.

Parmi eux figurent le dernier Premier ministre de Kadhafi, Baghdadi al-Mahmoudi, et son ex-chef des services de renseignement, Abdallah Senoussi. Ce dernier est également recherché par la CPI pour crimes contre l’humanité. Ils étaient eux aussi jugés pour leur rôle dans la répression meurtrière de la révolte ayant mis fin à l’ancien régime.

Ce procès a été critiqué par les défenseurs des droits de l’Homme en raison des restrictions d’accès de la défense.

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