Libération de trois femmes détenues en esclavage depuis trois décennies

Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on whatsapp
Share on print
Kamar Mahtum Abdul Wahab (L), shows a letter writen by Siti Aishah Abdul Wahab to her eldest sister, Hasnah Abdul Wahab (2nd, R) after returning from London to arrive in her hometown of Jelebu, a district of Negeri Sembilan, outside Kuala Lumpur on December 1, 2013. Police in Kuala Lumpur said on November 27 one of three women allegedly held as slaves in London for 30 years was a Malaysian who went missing in the 1960s, prompting a joyous reaction from the long-lost woman's sister. AFP PHOTO / MOHD RASFAN
Kamar Mahtum Abdul Wahab (L), shows a letter writen by Siti Aishah Abdul Wahab to her eldest sister, Hasnah Abdul Wahab (2nd, R) after returning from London to arrive in her hometown of Jelebu, a district of Negeri Sembilan, outside Kuala Lumpur on December 1, 2013. Police in Kuala Lumpur said on November 27 one of three women allegedly held as slaves in London for 30 years was a Malaysian who went missing in the 1960s, prompting a joyous reaction from the long-lost woman’s sister. AFP PHOTO / MOHD RASFAN

La police britannique a libéré récemment trois femmes affirmant avoir été retenues contre leur gré pendant plus de trente ans dans une maison à Londres et a arrêté un couple de sexagénaires.

 Trois femmes ont été libérées après avoir été retenues pendant trente ans dans une maison à Londres, a déclaré jeudi la police britannique. Il s’agit d’une Malésienne de 69 ans, d’une Irlandaise de 57 ans et d’une Britannique de 30 ans.  Elles étaient retenues par un couple dans un logement, où elles étaient traitées comme des esclaves chargées d’accomplir les tâches domestiques, rapporte le Guardian. Un homme de 67 ans et une femme de 67 ans ont été arrêtées. C’est une association de lutte contre l’esclavage et les mariages forcés qui a alerté la police. “La police a été contactée en octobre par l’association Freedom Charity qui avait reçu un appel de l’une des femmes qui a assuré être retenue contre sa volonté dans une maison à Londres depuis plus de 30 ans”, a précisé Scotland Yard.  Un documentaire télévisé mettant en scène le travail de cette association a été le catalyseur qui a conduit la victime à appeler au secours. “Extrêmement traumatisées” Une enquête exhaustive a été ouverte pour établir les faits autour de ces accusations. Les investigations de la police ont permis de localiser la maison et d’intervenir pour les libérer.

“Toutes les trois étaient extrêmement traumatisées et ont été emmenés dans un endroit sûr où elles se trouvent toujours”, selon la police britannique. “Les dames étaient totalement terrifiées par ces gens”, a déclaré Aneeta Prem, fondatrice de Freedom Charity, au micro de la chaîne Skynews.

Elle a précisé que les trois femmes, qui ont pu sortir de la maison par leurs propres moyens, n’avaient pas été victimes de violences sexuelles, mais elle pense qu’elles ont subi des préjudices physiques. “Cela défie l’imagination, c’est impossible d’imaginer qu’une chose pareille puisse arriver en Grande-Bretagne, à Londres, en 2013”, a ajouté  Aneeta Prem.

Actualités connexes