L’ex-président tunisien à bord de la “Flottille de la Liberté III”

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Moncef MarzoukiAu moins 5 bateaux transportant 70 personnes font route vers Gaza pour tenter de “briser le blocus israélien «Le président tunisien et candidat à sa propre réélection Moncef Marzouki prononce un discours de campagne le 14 décembre 2014 à Tunis”

Plusieurs bateaux d’activistes pro-palestiniens ont quitté les côtes européennes pour tenter de briser le blocus maritime sur la bande de Gaza, cinq ans après l’incident de la flottille turque Mavi Marmara, un navire arraisonné par les commandos de marine israéliens.

La “Flottille de la Liberté III” doit amener d’ici à la fin du mois des militants pro-palestiniens, au moins un parlementaire européen, un député arabe israélien et l’ex-président tunisien, Moncef Marzouki, sur la côte gazaouie.

Son but: attirer l’attention sur le blocus terrestre, aérien et maritime imposé par Israël à la bande de Gaza après l’enlèvement d’un de ses soldats en juin 2006 par le Hamas puis renforcé lors de la prise du pouvoir du mouvement terroriste islamiste un an plus tard. Actuellement, il est ainsi impossible de s’éloigner de plus de six milles de Gaza, ou de pénétrer dans les eaux gazaouies.

Le blocus israélien vise à prévenir la contrebande d’armes et de missiles, d’une part, et à protéger les civils des infiltrations terroristes.

Et les activistes entendent bien capitaliser sur le contexte actuel, alors qu’Israël fait face à des appels au boycottage et des pressions internationales, et que l’ONU vient d’accuser l’Etat hébreu, tout comme les groupes armés palestiniens, de possibles crimes de guerre durant le conflit qui a ravagé Gaza il y a un an.

“Ce que nous voulons, c’est maintenir la pression internationale pour mettre fin au blocus car nous ne sommes pas les seuls à le considérer comme inhumain et illégal”, a assuré à l’AFP Staffan Graner, un des militants à bord du navire suédois Marianne.

Au total, ce sont cinq bateaux qui devraient transporter environ 70 personnes, dont des élus, venant de plus de 20 pays vers la bande de Gaza, explique la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, qui soutient ce nouveau voyage.

Parmi ces élus, Bassel Ghattas, un député arabe israélien, s’est attiré les foudres de la classe politique en Israël l’accusant de trahison. “Il n’y a rien de plus grave pour un député israélien que de participer à cette flottille dont le but est d’aider l’organisation terroriste Hamas”, a ainsi lancé le ministre de l’Immigration Zeev Elkin.

Dans une lettre ouverte au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, M. Ghattas écrit que la flottille, “civile et pacifique”, a pour “but de mettre fin au siège en attirant l’attention de la communauté internationale sur le sort de 1,8 million de Palestiniens vivant dans des conditions honteuses et dignes d’une prison à cause du siège militaire imposé par Israël”.

A plusieurs reprises, la marine israélienne a repoussé des flottilles “anti-blocus”, mais en mai 2010, elle arraisonnait le bateau Mavi Marmara. Les commandos de marine israéliens, attaqués par les activistes, avaient dû faire usage de leurs armes pour se défendre. Neuf activistes turcs avaient trouvé la mort et 10 militaires israéliens avaient été blessés par des poignards et des barres de fer. Cette affaire a déclenché une crise diplomatique ouverte entre Jérusalem et Ankara.

(Avec AFP)

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