Les raisons qui ont conduit l’érudit Abdallahi Ould Boye à démissionner

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boya_ould_abdallahi_oulema 74Point de polémique sur la grande place scientifique et religieuse de l’éminent Cheikh et Erudit Abdallahi Ould Boye. C’est incontestablement l’un des rares Oulemas de la Sainte Religion l’Islam qui se sont approfondis dans le savoir et les connaissances, qui ont le privilège de traiter des questions contemporaines du prisme islamique.

Il suffit pour l’Erudit d’avoir fondé le centre du renouveau et de l’orientation, dont le siège est basé dans la capitale britannique, d’avoir converti des effectifs considérables de catholiques et autres à l’Islam comme il a enrichi la bibliothèque nationale de dizaines d’œuvres.

Pour ces raisons, sa démission de l’Union internationale des Oulémas musulmans, dont il est la seconde personnalité puisque le premier Vice-président de cette institution islamique mondiale, revêt plusieurs portées.
Sans doute, l’Erudit connaît mieux que quiconque les secrets de l’Union, a constaté que cette institution chevauche sur le terrain contraire à sa vocation d’incitation aux différends idéologiques et sociaux entre les musulmans, faisant du printemps arabe une monture par excellence dédiée aux envahisseurs et conquérants des citées islamiques.

Il est superflu de dire que Cheikh Ould Boya est de cette lignée des Oulémas qui œuvrent en faveur de la consolidation de l’unité au lieu de la division, de la paix au lieu de la guerre , à la réforme entre les frères au lieu de la déchirure et de la séparation.

Autant de principes qui devaient être un point de départ de la mission de l’Union Internationale des Oulémas musulmans, mais une minorité des membres de cette institution ont confisqué la décision politique de l’Union ; ce qui s’est répercuté sur l’esprit collectif des Erudits.

Par ailleurs celui qui a suivi le parcours de l’Union au cours des toutes dernières années, constate l’éloignement de Cheikh Abdallahi Ould Boya des violons politiques se rapportant au printemps arabe, surtout qu’il s’est opposé à des fatwas sur les tueries, l’incitation à la violence et à la mécréance prononcées par Cheikh Ghradaoui et Ould Deddew plus d’une fois.

Il paraît qu’il a perdu tout optimisme de réformer cette institution religieuse qui a dévié énormément de cette voie qui devait être la sienne, préférant se sauver soi-même de ses entreprises irrégulières, de se déculpabiliser de ce qui se trame et se commet sous ses instructions de crimes au nom de la Religion sans avoir aucun lien avec l’Islam.

 

Le Veridique

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