Les menaces qui pèsent sur le référendum

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Nombreux sont les Mauritaniens qui pensent que le Président Aziz entretient des relations multiformes avec la mouvance « terroriste » qui sévit et se développe dans le Nord-est du pays et à l’intérieur du territoire Malien.

Cette alliance, supposée ou réelle, ferait partie de la stratégie militaire de Aziz pour la sécurité du pays et consisterait à maintenir le danger hors de nos frontières, en observant une certaine neutralité bienveillante par rapport aux actions des terroristes qui ne visent pas directement la Mauritanie.

C’est donc de bonne guerre et parfaitement compréhensible de la part d’un nouveau Président qui a pris le pouvoir dans les conditions que l’on connait et qui tire sa force principale exclusivement de l’armée dont il connaissait parfaitement les capacités, au moment où il s’est emparé du pouvoir.

De là à affirmer que le Président Aziz avait conclu des accords ou alliances de « non-agression mutuelle », avec les mouvements terroristes en question, en prenant appui sur leur composante Arabo-Bidhanes, il restait un pas à franchir.

Ce pas, certains l’avaient franchi, en affirmant que le BASEP, chargé de la sécurité du Président, comptait dans ses rangs certains éléments appartenant ou provenant des mêmes tribus qui fournissent AQMI en combattants.

Une source américaine avait, également, renforcé ces soupçons en révélant le fameux DRAFT d’un accord que la Mauritanie aurait proposé à AL QAIDA, a une époque, où le mufti le plus écouté de celle-ci était un citoyen Mauritanien.

Pour la petite (ou la grande) histoire, ce même Mufti, ayant échappé au déluge de feu qui s’est abattu sur Bora Bora, est actuellement un des conférenciers Islamistes les plus courus de Nouakchott, alors que son beau-fils est Ministre-porte parole du Gouvernement.

Rien de moins ! Tout cet échafaudage, de mensonge et de vérité, est-il suffisant pour nous permettre d’envisager que le Président Aziz puisse faire appel à ses « amis d’ailleurs », s’il se sentait en danger extrême ?

Les occidentaux semblent ne pas écarter une telle éventualité et font tout pour éviter que le Président Aziz, leur allié anti-terroriste dans le Sahel, ne soit amené à envisager une telle solution.

Pour les citoyens de Nouakchott, le forcing que le gouvernement entame pour le référendum et la nécessité absolu de le réussir, face aux « NON » des sénateurs et au défit de l’opposition, permet de penser que tous les moyens seront mis en œuvre, y compris le recours à la violence, pour que la campagne qui s’annonce soit des plus agitées.

D’ailleurs certains commencent à voir dans le fait divers d’hier, explosion d’une grenade retrouvée dans un amas d’ordure, ou l’auto-explosion d’un kamikaze, un premier signe annonciateur et dangereux. Seuls les « Moukhabaratt » (renseignements), ne semblent pas inquiets…

Qu’Allah protège les urnes !

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