L’Egypte promet “de frapper d’une main de fer” après un attentat au Caire

Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on whatsapp
Share on print

le-ministre-de-l-interieur-egyptien-mohammed_bbhhhhhhhhhhhhhhUne attaque a visé, jeudi 5 septembre, le convoi du ministre de l’intérieur égyptien, Mohammed Ibrahim, alors qu’il circulait dans les rues du Caire. L’explosion a frappé le convoi du ministre à proximité de son domicile, dans le faubourg de Nasr City, au Caire, vers 8 h 30 (10 h 30, heure de Paris). Les autorités égyptiennes ne pouvaient pas dire si l’explosion a été commandée à distance ou si un kamikaze en était à l’origine.

Mohammed Ibrahim est ensuite apparu à la télévision d’Etat pour dénoncer une “lâche tentative” d’assassinat. Deux heures après l’explosion d’une “bombe déclenchée à distance”, selon lui, il a affirmé que “quatre voitures” de son escorte avaient été détruites et a évoqué “de nombreux blessés dans le convoi”“J’avais prévenu avec la dispersion qu’il y aurait une vague de terrorisme (…) Même si je deviens un martyr, un autre ministre de l’intérieur viendra pour continuer la guerre contre le terrorisme”, a-t-il ajouté.

Le gouvernement intérimaire égyptien, mis en place par les militaires après la destitution du président Mohamed Morsi, a affirmé que cet “acte criminel” ne l’empêchera pas de “faire face au terrorisme avec force et détermination et de frapper d’une main de fer quiconque menace la sécurité nationale. Et ce, jusqu’au retour de la stabilité” dans le pays.

CONDAMNATION DES FRÈRES MUSULMANS

L’attaque, qui n’a pas encore été renvendiquée, a été “condamnée énergiquement” par les Frères musulmans. A son poste, M. Ibrahim a personellement supervisé la répression dont a été victime la confrérie, culminant avec le massacre de plusieurs centaines de personnes lors de l’évacuation de deux places au Caire, l’arrestation de leur Guide suprême, Mohamed Badie, ou la récente condamnation de 52 Frères musulmans. M. Morsi, toujours détenu par l’armée dans un endroit inconnu, sera jugé pour “incitation au meurtre et à la violence”.

L’Alliance contre le coup d’Etat, une coalition islamiste qui organise la mobilisation des partisans de Mohamed Morsi, a, elle aussi, condamné l’attentat. Il “doit être condamné quels qu’en soient les auteurs”, a déclaré Amr Darrag, l’un des dirigeants de la coalition. La Gamaa Al-Islamiya, mouvement à l’origine d’une vague d’attentats dans les années 1990, a démenti toute participation, réaffirmant avoir opté pour une “opposition pacifique” et son “refus de la violence et du terrorisme”.

Le quartier de Nasr City, dans le nord-est du Caire, est l’un des principaux points de rassemblement des Frères musulmans. Il s’agit du premier attentat à la voiture piégée au Caire depuis de longues années. La destitution et l’arrestation de M. Morsi ont déclenché un engrenage de la violence qui a fait plus d’un millier de morts à travers l’Egypte, en grande majorité des manifestants islamistes.

Dans le même temps, les attaques contre les forces de l’ordre se sont multipliées, dans la péninsule instable du Sinaï principalement, mais aussi dans d’autres villes du plus peuplé des pays arabes.

 

Le Monde

 

Actualités connexes