Législatives et municipales en Mauritanie: l’UPR en position de force, Nouakchott indécise

Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on whatsapp
Share on print

ELECTIONSLes Mauritaniens avaient rendez-vous avec les urnes ce samedi 21 décembre pour le second tour des élections législatives et municipales. Le scrutin est boycotté par une dizaine de partis, dont le Rassemblement des forces démocratiques (RFD) d’Ahmed Ould Daddah, ex-leader de l’opposition.

Ces partis dénoncent une mascarade électorale et ont demandé l’annulation des élections. Trente sièges sur les 147 que compte l’Assemblée restaient à pourvoir, tandis que 120 mairies sur 218 restaient à attribuer.

L’affluence a été moins forte ce samedi 21 décembre qu’au premier tour qui avait mobilisé 75% des électeurs. Selon les premières estimations de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), la participation tournerait autour de 60% à l’intérieur du pays, 40% à Nouakchott.

L’Union pour la République (UPR), le parti au pouvoir largement en tête après le premier tour, reste grand favori et vise la majorité absolue à l’Assemblée. Côté municipales, l’un des véritables enjeux de ce deuxième tour pour l’UPR, déjà vainqueur dans 81 communes, est la capitale mauritanienne qui rassemble un tiers des habitants du pays.

Objectif : Nouakchott

La présidence de la communauté urbaine de Nouakchott, un poste très influent, est attribuée par le vote de 37 délégués issus des 9 communes de la ville. Depuis 2006, elle est aux mains de l’opposition.

Ce samedi, l’UPR était finaliste dans 8 communes sur 9 et en ballottage favorable dans 5 d’entre elles. Face à lui, une opposition tripartite : le parti islamiste Tawassoul en tête dans 3 des 6 mairies qu’il briguait encore, l’Alliance populaire progressiste (APP) avec trois listes toujours en course et l’ AJD-MR (une liste).

Incertitude

L’issue du match s’annonce serrée d’autant que dans des communes comme Riad ou Toujounine, les écarts étaient très faibles au premier tour. Facteur supplémentaire d’incertitude : au-delà du calcul mathématique, la précédente élection du président de la communauté urbaine avait fait l’objet de tractations féroces et d’alliances parfois en contradiction avec les lignes politiques.

 

RFI

 

Actualités connexes