Le RFD enfourche le cheval des impôts

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C’est de bonne guerre. Que la coordination de l’opposition démocratique (COD), de manière générale, sautent sur toute occasion offerte pour tirer à boulets rouges sur le pouvoir du président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Présentement, c’est cette histoire de « lourde imposition » de certaines sociétés du groupe de l’homme d’affaires Mohamed

 Ould Bouammatou, qui vit en exil volontaire au Maroc, depuis trois ans, qui sert les desseins velléitaires du RFD, qui voit en cette mesure, un règlement de compte et une manière pour le président Aziz, accusé par ses adversaires politiques d’être devenu un redoutable homme d’affaires, de pousser dehors les opérateurs économiques qui le gênent.  

Dans un communiqué rendu public hier lundi sur cette affaire, le RFD prend la défense de l’homme d’affaires qui, pourtant, étant le plus important soutien d’Aziz lors du coup d’Etat du 6 août 2008, contre Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, et de l’élection présidentielle du 18 juillet 2009. Mais en ce temps où l’objectif est de « dégager » Aziz, toute alliance, d’où elle vient, est bonne à prendre. C’est ce qui justifie les critiques sévères adressées au pouvoir du président Mohamed Ould Abdel Aziz l’accusant de chercher à provoquer la faillite des hommes d’affaires mauritaniens et à poursuivre sa politique de destruction de l’économie nationale.

Dans ce communiqué donc, il est dit que le président Aziz, « après avoir mis la main sur les ressources de l’Etat et  les richesses du pays, notamment minières et halieutiques, ainsi que les marchés publics et les aides étrangères, s’est mis maintenant à prendre des décisions iniques dont l’objectif est de soumettre des opérateurs économiques à des impôts qui risquent d’arrêter complètement leurs activités ». Et le RfD d’indiquer que cette politique des impôts « n’a pourtant pas permis de payer la dette interne de l’Etat due à des particuliers ou à améliorer les conditions de vie des populations en agissant sur les prix des denrées alimentaires ».

Pour le RFD, cette campagne « est la concrétisation, à nouveau, de la vision simpliste qu’Ould Abdel Aziz a de l’Etat, qui est, dans son entendement, un outil entre ses mains, pour amasser de l’argent et mettre à genoux la plupart des hommes d’affaires dont il est devenu le principal concurrent ».  Et le parti d’Ahmed Ould Daddah de poursuivre en disant qu’Ould Abdel Aziz se sert de l’Etat et de cette nouvelle politique des impôts « pour solder les comptes avec ses adversaires, sans réaliser qu’il porte un rude coup à l’économie du pays en amenant les investisseurs à réfléchir sérieusement avant de venir en Mauritanie. Pour le RFD, ce que rapporte-la presse sur l’imposition aux sociétés de l’homme d’affaires Mohamed Ould Bouamattou, de payer plus de cinq milliards d’UM au fisc « entre dans le cadre de cette mauvaise politique qui vise à appauvrir les hommes politiques et à les ruiner, malgré ce que cela comporte comme risque sur l’économie et sur l’emploi dans un pays qui souffre d’un taux élevé de chômage, atteignant les 62%, dans la classe des jeunes et des femmes, selon les statistiques officielles ».

Sneiba

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