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Le Président Mauritanien pourrait déposer une plainte judiciaire contre le député RFD

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azizyacoubDes sources très informées ont révélé à l’agence Taqadoum que le Président de la République M. Mohamed Ould Abdel Aziz a donné des instructions pour le dépôt à partir de la semaine prochaine d’une plainte judiciaire auprès des tribunaux compétents contre le député RFD, Yacoub Ould Moine.

Si cette information se confirme, cela signifierait un grand recul de la liberté de presse et une perte pour le Président de la République qui donnerait  à travers cette ouverture une ampleur à la propagande de l’opposition contre sa personne alors que le meilleur des choix pour lui serait de garder un profil indifférent face à ces accusations, sans les affirmer ou infirmer, jusqu’à que ces charges répondent à elles mêmes.

Il s’agit par ailleurs d’un défi lancé à la justice mauritanienne que le régime politique a instrumentalisé de manière sans précédent dans les règlements de compte avec ses adversaires.

En effet qui pourrait croire à titre d’exemple que la justice est à distance égale du Président de la République, président du Conseil Suprême de la Magistrature et de tout autre citoyen.

D’ailleurs nous avons vu des situations antérieures ayant fait l’objet de jugements et de mandat d’arrêt, que des banques ont été victimes de tracasseries, voire même mises sous-scellé à la suite de différends entre le chef de l’Etat et ses ennemis politiques. 

Toutes les raisons susmentionnées pourront donner l’occasion à l’examen d’une levée de l’immunité parlementaire  par le chef de l’Etat suite à ces  propos tenus par le parlementaire contre M. Mohamed Ould Abdel Aziz l’accusant de « vol et de trafic de la drogue ».

Une procédure judiciaire très proche de celle qui oppose le chef de l’Etat au député des verts Noél Mamère et qui portée à la compétence de la justice française devrait reprendre l’année prochaine, malgré des excuses relatives exprimées par  le parlementaire écologiste, plaçant ses propos calomnieux dans un cadre généralisé à la vie politique des chefs d’Etat africains.

Pour le cas mauritanien, Yacoub Ould Moine qui avait accusé le Président au cours d’un débat télévisé des charges précitées, pourrait s’attendre à une levée de son immunité parlementaire sur demande de la commission des affaires juridiques du parlement, pour incitation à la diffamation.  

Une démarche fort facile pour le Président de la République dés lors où l’un des députés de la majorité pourrait recommander sur la base d’un rapport étayé, la levée de l’immunité parlementaire de Yacoub Ould Moine.

Soumise au vote, lors d’une réunion  à huis clos de la commission des Affaires juridiques en l’absence de Yacoub Ould Moine, voire même des députés de la COD, cette levée de l’immunité se dirigerait certainement vers une adoption.

L’unique étape qui restera à  franchir alors que de la soumettre à l’examen à l’occasion d’une session plénière du parlement mauritanien, lequel devrait normalement, comme le montre la tradition suivre  les recommandations de la commission des Affaires juridiques.

Si Yacoub Ould Moine perd alors son immunité parlementaire, il se trouverait dans la même trajectoire judiciaire que Noel Mamère, avec des risques aggravant de son cas, si des élections législatives sont organisées avant la fin de l’année en cours où son immunité parlementaire déjà comprise par un mandat anticonstitutionnel devient invalide, l’exposant à des comparutions judiciaires de droit commun.

Ahmed Ould Bettar

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