Le Premier ministre présente la déclaration de politique générale du gouvernement devant l’Assemblée Nationale

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pmLe Premier ministre Monsieur Yahya Ould Hademine a présenté lundi après midi lors d’une séance plénière présidée par le député Mohamed Ould Boilil, président de l’Assemblée Nationale la déclaration de politique générale du gouvernement.

Dans cette déclaration, le Premier ministre a tiré les leçons du dernier mandat présidentiel écoulé pour faire la place ensuite à une action gouvernementale qui sera consacrée, au cours du prochain quinquennat, ” à une approche volontariste qui touchera l’ensemble des aspects institutionnel, économique et social de la vie de la Nation.

Elle a l’ambition d’engager une dynamique de développement global et harmonieux qui consolidera les efforts de construction d’un Etat fort, garantissant les droits fondamentaux de ses citoyens et assurant la prospérité de son peuple “. Voici le texte intégral de ce discours :

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Députés

C’est un grand honneur pour moi de m’adresser à votre auguste Assemblée pour vous présenter, et à travers vous au peuple mauritanien, les grandes lignes de la politique du Gouvernement pour les cinq prochaines années.

Dans ce cadre, il me plaît, de prime à bord, de décrire brièvement le contexte dans lequel s’inscrit cette politique, car elle intervient à un moment important de l’histoire de notre Pays, marqué par la fin d’un mandat présidentiel et le début d’un autre.

Cette politique s’appuie, d’une part sur les résultats et les enseignements d’un mandat écoulé riche en réalisations qui ont refondé l’Etat et changé positivement ses différentes facettes, à travers des réformes générales et profondes ayant touché, aussi bien les esprits que les différents domaines de la vie publique.

Au terme de ce mandat, notre pays a réalisé des acquis indéniables, que ce soit en termes de gestion des affaires publiques, imprimée définitivement par les principes de transparence, de rigueur et de respect des deniers publics, ou en termes de réformes politiques ou de programmes de développement économique et social qui ont remodelé profondément le visage du pays.

Il s’agit, en effet, d’acquis importants qu’il convient de préserver, de consolider et de développer.

D’autre part, cette politique est le précurseur d’un nouveau mandat pour lequel, notre peuple a choisi massivement de poursuivre le chemin du progrès tracé par Son Excellence, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.

Ce mandat, qui est celui des grands espoirs, constitue une véritable opportunité pour notre pays, car il nous permettra de parachever les programmes déjà entamés, mais surtout de réaliser tant d’autres qui conduiront notre pays à davantage d’émancipation, d’épanouissement et de développement.

L’action gouvernementale consacrera, au cours du prochain quinquennat, une approche volontariste qui touchera l’ensemble des aspects institutionnel, économique et social de la vie de la Nation.

Elle a l’ambition d’engager une dynamique de développement global et harmonieux qui consolidera les efforts de construction d’un Etat fort, garantissant les droits fondamentaux de ses citoyens et assurant la prospérité de son peuple.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Députés

La politique gouvernementale au cours des prochaines années se déclinera suivant trois grands axes stratégiques qui sont : (1) la consolidation des fondements de l’Etat et l’amélioration de la gouvernance publique, (2) l’émergence d’une économie compétitive et génératrice de croissance partagée, et (3) le développement des ressources humaines et l’élargissement de l’accès aux services de base.

Le premier axe relatif à la consolidation des fondements de l’Etat et à l’amélioration de la gouvernance publique constitue l’une des priorités absolues du Gouvernement, eu égard à son caractère déterminant pour la stabilité du Pays, la progression de la société, l’instauration de bonnes règles en matière de gestion de la vie publique et le renforcement des rapports entre les citoyens et l’Administration.

Dans ce cadre, l’action du Gouvernement couvrira deux volets essentiels qui sont, d’une part, le renforcement des missions de souveraineté et la consolidation de l’état de droit, et d’autre part, l’amélioration de la gouvernance des affaires publiques dans tous les domaines et à tous les niveaux.

En ce qui concerne le renforcement des missions de souveraineté et la consolidation de l’état de droit, le Gouvernement , conscient de l’interdépendance entre la sécurité et le développement, continuera à prendre en charge, avec détermination, efficacité et responsabilité, le défi sécuritaire dans ses différentes dimensions nationales et transfrontalières.

Il œuvrera pour garantir à nos forces armées et de sécurité les conditions requises pour préserver notre intégrité territoriale, veiller à la sécurité des citoyens et de leurs biens et juguler les menaces sécuritaires de tout genre.

Dans cette perspective, les opérations de déminage humanitaire dans les zones affectées seront poursuivies et couplées avec une campagne de sensibilisation des populations sur les dangers encourus.

En outre, la participation de l’armée aux efforts de développement économique et social sera soutenue, renforcée et diversifiée, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation ou de réalisation d’infrastructures.

Par ailleurs la maîtrise du flux migratoire dans notre pays sera améliorée, par l’installation du système « Mauritanie Oubour» au niveau de tous les postes frontaliers.

Aussi, les capacités de l’Agence Nationale du Registre des populations et des Titres Sécurisés seront renforcées pour permettre l’extension à d’autres documents et la généralisation du système de visas biométriques à l’ensemble des représentations diplomatiques et consulaires.

En outre, le Gouvernement veillera à renforcer la décentralisation et le développement local, en mettant en place un mécanisme intégré de financement des collectivités locales, un code des collectivités territoriales et en renforçant les services d’appui aux communes.

En outre et afin d’améliorer la qualité des services de l’Administration centrale et territoriale, celle-ci sera restructurée et modernisée à travers, entre autres, la construction et l’équipement des locaux administratifs et la mise en place d’un système informatique sécurisé couvrant toutes les moughataas.

Le gouvernement procédera aussi à la généralisation et au renforcement de l’efficacité des services de la protection civile, par la mise en place de centres de secours dans les grandes villes, la construction et l’équipement d’infrastructures de protection civile et la mise en place d’un centre de veille et de conduite de crises.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Députés,

La mise en place d’une justice transparente, efficace, crédible et proche du citoyen jouit d’une attention particulière de la part du Gouvernement.

Notre système judiciaire sera revitalisé et renforcé, afin qu’il soit à même de sécuriser les investisseurs, de rapprocher ses service des justiciables et de recouvrer la confiance du citoyen quant à son utilité et son efficacité dans la protection des droits de chacun.

Dans ce cadre, l’accessibilité géographique et financière à la justice sera améliorée, à travers la généralisation et l’intensification du réseau des structures judiciaires et la baisse des coûts des services de la justice rendue.

Egalement, les capacités de la justice seront renforcées, à travers la spécialisation des magistrats et auxiliaires judiciaires, la mise en œuvre d’une stratégie de communication en la matière, la modernisation de la gestion des ressources humaines, et l’amélioration des conditions pénitentiaires.

Egalement, la gouvernance de la justice sera renforcée, par la mise en œuvre de la réglementation sur la protection pénale des enfants, l’intensification de la lutte contre la criminalité, le renforcement de la lutte contre la corruption, ainsi que la protection et la promotion des droits de l’Homme.

Sur le plan politique, le Gouvernement fera du développement d’un cadre de gouvernance politique garantissant la consolidation de l’unité nationale, l’enracinement de la démocratie et l’ancrage de la culture du pluralisme un thème majeur de son action au cours des prochaines années.

Dans ce cadre, il œuvrera pour la consolidation de l’unité nationale, à travers le renforcement de la cohésion entre les différentes composantes de la société et la promotion de l’équité et de l’égalité citoyenne.

Sur un autre plan, le renforcement de notre système démocratique sera poursuivi et consolidé, par la mise en œuvre de réformes structurantes visant l’amélioration de la pratique démocratique, ainsi que la promotion de la culture du dialogue et du pluralisme politique.

Par ailleurs, la promotion des droits de l’homme, de l’égalité citoyenne et de la solidarité sociale constitue un important chantier auquel le Gouvernement compte consacrer les efforts requis.

Ces efforts seront axés sur la consolidation de nos acquis en matière des droits de l’homme, l’éradication des séquelles de l’esclavage et le renforcement de la cohésion sociale.

Dans ce cadre, les instruments juridiques internationaux en matière des droits de l’homme ratifiés par notre pays seront publiés et un plan national de promotion et de protection des droits de l’homme sera élaboré et mis en œuvre.

Aussi, l’éradication des séquelles de l’esclavage et l’amélioration des conditions d’émancipation des populations qui en sont affectées seront également renforcées, à travers la mise en œuvre du plan d’action de la feuille de route pour l’éradication des formes contemporaines de l’esclavage, la diffusion et la sensibilisation sur la législation antiesclavagiste, la mise en œuvre de programmes ciblés d’accès aux services de base (éducation, eau, santé, alphabétisation, habitat), ainsi que l’exécution de programmes d’appui aux activités productives et génératrices de revenus au profit des populations concernées.

En outre, le Gouvernement mettra en place des cadres d’intervention appropriés en cas d’urgence ou catastrophes, par l’adoption et la mise en œuvre d’une stratégie de l’action humanitaire et d’une politique de gestion des catastrophes et des situations d’urgence.

Egalement, les capacités du pays à faire face aux situations d’urgence seront renforcées, à travers la consolidation de la résilience des populations locales face aux catastrophes, et l’implication de la Société civile dans leur gestion.

Il est indéniable que la promotion des droits de l’homme et la démocratie ne sauraient se développer et s’enraciner que dans un environnement favorable à la liberté d’expression et à l’épanouissement de la société civile. C’est cette corrélation qui explique les importantes réformes politiques engagées par notre pays en matière de promotion de la liberté d’expression et à l’épanouissement de la société civile.

Cet élan sera poursuivi et consolidé par le Gouvernement qui s’attèlera à parachever le cadre juridique et institutionnel de la presse et de la société civile, à travers l’élaboration des statuts des personnels des institutions de la presse, la révision du cadre organisationnel de l’AMI, la formalisation des cadres contractuels entre la HAPA, la RM et la TVM, ainsi que l’adoption d’une nouvelle loi sur la société civile.

Par ailleurs, le Gouvernement œuvrera à garantir l’accès de tous les citoyens à une information libre, à travers l’extension des dessertes nationales radios et télévision, la migration de la diffusion analogique vers le numérique, la création d’une chaîne parlementaire et d’une autre dédiée à la jeunesse et aux sports, ainsi que l’extension du réseau de la radio rurale au niveau des zones à vocation agropastorale.

D’autre part, l’implication de la société civile et de la presse dans les stratégies de développement, sera consolidée par la mise en place d’espaces d’échanges, de formations et de communications, la création de réseaux de journalistes spécialisés, et la mise en place d’un programme d’appui structurel et institutionnel aux Organisations de la Société Civile et à la presse. La modernisation et le renforcement des capacités techniques du secteur seront aussi appuyés, à travers la mise à niveau des équipements de l’AMI, de RM, TVM, TDM et de l’Imprimerie Nationale.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les députés

Dans le domaine de la gouvernance publique, le Gouvernement est plus que jamais conscient de la nécessité de redynamiser, de moderniser les approches en la matière et de les réadapter aux exigences de rendement de l’action publique.

Dans ce cadre, il adoptera les mécanismes indiqués pour améliorer la gouvernance publique, dans ses dimensions diplomatique, économique, territoriale, environnementale et administrative.

En matière de politique extérieure et de coopération internationale, le Gouvernement veillera , conformément aux orientations et principes définis par le Président de la République, à la mise en place d’une diplomatie efficace qui renforce la position du pays sur la scène internationale et contribue à son développement.

Cette nouvelle orientation permettra de promouvoir l’image du pays et son rayonnement au niveau international, par le renforcement des relations de coopération existantes et leur élargissement à de nouveaux partenaires.

Cette politique mettra l’accent également sur le développement de la dimension économique de notre diplomatie, par la diffusion dans le monde d’informations relatives aux potentialités économiques du pays et l’instauration de partenariats économiques à travers la redynamisation et la création de commissions mixtes et de conseils d’affaires.

Aussi, nos ressortissants à l’étranger bénéficieront d’un meilleur suivi, de l’assistance et l’encadrement nécessaires pour améliorer leurs conditions de séjour à l’étranger.

Concernant la gouvernance économique, le Gouvernement intensifiera la politique de rigueur et de diversification de l’économie nationale.

L’ambition sur ce plan est de renforcer les acquis et d’ouvrir de nouveaux chantiers qui mettront le pays définitivement sur le sentier du développement. A ce titre, il veillera au maintien des grands équilibres macroéconomiques, tout en augmentant les investissements et en poursuivant les efforts de rationalisation des dépenses de l’Etat.

Ces efforts seront accompagnés de réformes profondes en matière de politiques monétaires, de finances publiques et de diversification des sources de financement de l’économie.

A ce titre, les orientations générales de développement du Pays seront renforcées, à travers la stabilisation et l’assainissement du cadre macroéconomique, la mise en place d’outils de modélisation, de prévision et de suivi, et l’élaboration d’une stratégie de développement à l’horizon 2016-2030.

Afin d’assurer la stabilité du système financier et la maîtrise des prix, la politique monétaire sera consolidée, à travers la mise en place d’une gestion souple et efficace du marché de change, l’intensification de la supervision bancaire et financière, et la création d’une bourse de valeurs mobilières.

La finance publique sera assainie et la capacité de mobilisation de ressources améliorée, en renforçant la prévisibilité, la crédibilité, la programmation et la transparence budgétaire. Par ailleurs, le cadre d’investissement sera consolidé et diversifié, par l’élaboration d’outils de programmation appropriés, la mise en place d’un système de suivi et d’évaluation des programmes de développement, la mise en œuvre des stratégies nationales de lutte contre la corruption et du Développement du Secteur Privé.

La promotion de l’épargne nationale et le renforcement de ses apports aux politiques sectorielles sera renforcée, à travers l’élaboration d’une stratégie décennale en la matière, le développement d’un mécanisme centralisé de l’épargne pour le financement de l’habitat social et la poursuite de financement de projets de soutien à l’emploi et au développement des activités économiques.

Egalement, le rendement économique du secteur des assurances sera amélioré, par le renforcement de son cadre régulateur, le développement des branches sous-exploitées, la consolidation du rôle des assurances dans la mobilisation de l’épargne nationale et la mise en place d’une réglementation permettant à la Banque Centrale d’avoir un droit de regard sur les sociétés d’assurances.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les députés

Le Gouvernement œuvrera durant les prochaines années pour la promotion d’une gouvernance territoriale qui assure une répartition des investissements équitable, rationnelle et basée sur les potentialités locales.

A ce titre, l’action portera sur l’élaboration d’un cadre normatif de l’aménagement du territoire, par la mise en place des structures et l’adoption des textes réglementaires et des outils y afférents.

Egalement, une politique de développement régional et de compétitivité territoriale sera engagée, à travers la création de pôles régionaux de développement, l’appui aux collectivités locales en matière de déconcentration et de délocalisation, l’élaboration et la mise en œuvre de programmes régionaux de développement.

En outre, la politique de regroupement des localités sera intensifiée, par l’adoption d’une stratégie nationale dans le domaine et la réalisation de nouveaux regroupements de localités dans toutes les zones du Pays qui s’y apprêtent.

En matière d’environnement, il est certain que, malgré leurs impacts positifs en terme de commodités de la vie, le développement industriel et l’évolution des modes de gestions de l’environnement ont aussi leurs répercussions négatives sur la reproduction et à la durabilité des écosystèmes.

Conscient de cette réalité, notre pays s’est attelé à intégrer la donne environnementale dans ses différentes stratégies de développement. Dans ce cadre, le Gouvernement adoptera une politique basée sur une perception intégrée de conservation, de gestion et d’exploitation durable des écosystèmes marin, terrestre et aérien.

C’est ainsi que le cadre institutionnel et opérationnel du suivi et de gestion de l’environnement sera consolidé, par la réforme, l’harmonisation des textes et leur adaptation aux missions et aux exigences d’un suivi rigoureux de la problématique environnementale, et la mise en place d’une plateforme de gestion des documents environnementaux.

Des mesures appropriées seront prises en vue de renforcer la lutte contre les effets de changements climatiques, à travers la mise en œuvre de programmes spécifiques de lutte, l’appui, le conseil et la formation en matière de politiques de gestion des changements climatiques.

L’augmentation des aires protégées des espaces marin et terrestre, constitue aussi une priorité qui sera prise en compte, par la mise en œuvre d’une nouvelle stratégie de mise en place et de fonctionnement des aires protégées, l’information, l’éducation et la sensibilisation des populations aux problèmes environnementaux.

Concernant l’administration publique, elle constitue à la fois un important outil et un levier indispensable à la bonne marche du service public. C’est pourquoi la modernisation de celle-ci, le renforcement de son efficacité et l’amélioration de son rendement sont d’une importance capitale pour accroitre l’efficience de l’action gouvernementale et son impact sur le citoyen.

Conscient de cette question, le Gouvernement œuvrera pour moderniser l’appareil administratif et améliorer ses performances. C’est dans cette optique que le cadre institutionnel et organisationnel de l’administration publique sera amélioré et assaini.

Le Gouvernement œuvrera également pour la valorisation des ressources humaines et de l’éthique professionnelle, à travers la mise en place d’un système intégré de gestion du personnel de l’Etat, la mise en œuvre du code déontologique des agents publics, l’élaboration d’un manuel de procédure de gestion des ressources humaines, ainsi que l’institution d’une loi définissant les obligations de l’administration en matière de réponse aux demandes des usagers.

En ce qui concerne l’amélioration du cadre institutionnel et organisationnel de l’administration du travail, le présent quinquennat verra l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique nationale du travail et de mauritanisation des emplois, l’élargissement de la couverture territoriale en inspections du travail, et l’augmentation du taux de la cotisation patronale.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Députés,

Concernant le deuxième axe relatif à l’émergence d’une économie compétitive et génératrice de croissance partagée, le Gouvernement mettra en place une politique volontariste pour obtenir des taux de croissance élevés afin de réduire la pauvreté et lutter efficacement contre le chômage. Il s’attèlera à diversifier l’économie, en optimisant l’exploitation des secteurs productifs qui seront mieux intégrés dans le circuit économique.

A cet effet, la politique économique au cours des cinq prochaines années sera axée, d’une part, sur le développement des infrastructures structurantes, notamment les transports, l’énergie et les technologies de l’information et de la Communication, et, d’autre part, l’exploitation optimale des sources de croissance que représentent les secteurs productifs et de service.

Dans le domaine des transports, le Gouvernement agira pour le développement d’une offre diversifiée, adaptée aux réalités du Pays et permettant de promouvoir les échanges, de réduire les coûts de production et de renforcer la compétitivité de l’économie.

Il œuvrera au cours des cinq prochaines années à intensifier et à améliorer la qualité des infrastructures de transport, afin d’assurer le désenclavement des zones d’installation des populations et de production et de développer les échanges avec les pays voisins. Dans ce cadre, un accent particulier sera mis sur la modernisation et le développement des infrastructures, à travers :

(i) l’extension du réseau routier, par la construction d’environ 1.500 km de nouvelles routes et la réhabilitation de 290 km de routes existantes, (ii) l’aménagement de voirie urbaine au niveau des grandes villes du Pays, (iii) la construction du port de pêche artisanal de Tanit, (iv) le développement du Port Autonome de Nouakchott, (v) l’achèvement du nouvel aéroport de Nouakchott, et (vi) la réhabilitation et l’extension de pistes et aires de mouvement des aéroports de Nouadhibou, d’Atar, de Néma, de Kiffa et de Tidjikja.

Egalement, la sécurité des transports sera consolidée, par l’amélioration de la sécurité des emprises aéroportuaires, le renforcement de la sécurité et de la sûreté de la navigation aérienne, et l’amélioration de la sécurité routière.

D’autre part, l’organisation institutionnelle et les capacités du secteur des transports seront renforcées, à travers :

(i) la création d’un centre de formation à l’Agence Nationale de l’Aviation Civile, (ii) la certification des aéroports du pays, (iii) le renforcement du Laboratoire National des Travaux Publics, (iv) la mise en place d’un fonds de sécurité et d’entretien routiers, (v) la modernisation et l’informatisation des services du transport terrestre, (vi) la consolidation de la Société de Transport Public et l’opérationnalisation de ses rapports avec l’Etat, et (vii) le renforcement des capacités de l’Office National de la Météorologie et de ses moyens d’observation et de prévisions météorologiques.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Députés,

L’accès universel à une énergie adaptée et à moindre coût revêt une importance capitale pour le Gouvernement qui œuvrera pour y parvenir, car il s’agit d’un secteur structurant et vital, aussi bien pour créer des conditions favorables au développement économique que pour améliorer le cadre de vie des populations.

Dans cette perspective, le cadre réglementaire et opérationnel sera amélioré, à travers la révision du Code de l’Electricité et l’élaboration d’une nouvelle lettre de politique sectorielle qui garantira un développement harmonieux du secteur.

En outre, l’accès universel à l’électricité en milieu rural sera favorisé, par la construction de 30 centrales hybrides, de 100 plateformes multifonctionnelles et de plus de 100 km de réseaux de distribution.

Egalement, l’accroissement des capacités de production énergétique sera soutenu, à travers la construction d’une centrale de production d’électricité à partir du gaz de 300 MW, la mise en place de plusieurs centrales d’énergies renouvelables de grandes capacités, l’extension et le développement des réseaux de distribution, et la construction d’un Centre National de Conduite.

Par ailleurs, un système de transport et de développement d’interconnexions avec les pays limitrophes sera mis en place, par la construction de lignes haute tension, la mise en place d’interconnexions à partir du réseau de l’OMVS et la réalisation d’interconnexion avec les pays voisins.

Dans le domaine des technologies de l’information et de la communication et à une époque caractérisée par la mondialisation et le développement spectaculaire enregistré à ce niveau, il est du devoir et de l’intérêt de notre pays d’accompagner efficacement ces énormes mutations.

C’est dans ce cadre que le Gouvernement développera une politique adaptée en la matière, afin d’élargir l’accès auxdites technologies.

A ce titre, un environnement légal favorable à un développement avantageux des technologies de l’information et de la communication sera créé, à travers la révision des cadres juridiques et réglementaires du secteur TIC et secteur postal.

De même, l’offre en matière de TICs sera développée, diversifiée et les coûts des communications réduits, par la réalisation du projet de connectivité nationale (WARCIP-Mauritanie), le développement des infrastructures de réseaux hauts-débits à l’échelle nationale, et la migration vers la télévision numérique terrestre.

Egalement, le Gouvernement mettra en œuvre une politique visant à renforcer la sécurité et l’apport des TICs au développement, à travers la mise en place d’un centre de veille internet pour lutter contre la cybercriminalité, l’introduction des TICs aux services de santé et de l’éducation (E-santé, E-éducation), et le développement de l’économie numérique.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Députés,

En matière de développement des secteurs porteurs de croissance, la stratégie gouvernementale au cours des cinq années à venir sera axée sur la maximisation de leurs retombées économiques et sociales, dans une perspective d’exploitation durable et respectueuse de l’environnement.

Cet ambitieux objectif implique une meilleure intégration de ces secteurs au circuit économique, le développement d’une industrie de valorisation de nos différentes ressources pour en domestiquer les effets économiques, ainsi que la mise en valeur des potentiels non-exploités des ressources naturelles et culturelles.

Dans cette perspective, les secteurs productifs tels que les hydrocarbures, les mines, la pêche, l’agriculture et l’élevage se verront consacrer les efforts et les moyens nécessaires pour les inscrire dans des dynamiques de développement durable qui en multiplient les effets économiques et sociaux.

Egalement, d’autres secteurs à fort potentiel économique comme le développement urbain, l’industrie, le commerce et le tourisme seront intégrés plus efficacement dans les approches de développement du pays, à travers des stratégies sectorielles de valorisation qui en accroissent les retombées sur la collectivité nationale.

Dans le domaine des hydrocarbures, le Gouvernement travaillera à la promotion et à la mise en valeur de notre potentiel en hydrocarbures brutes, par l’attribution de blocs pétroliers à potentiels avérés, la promotion des blocs marginaux, ainsi que le développement et l’exploitation du champ gazier de Banda.

Par ailleurs et afin de garantir une alimentation sûre et durable des besoins du Pays en hydrocarbures raffinées, le système d’approvisionnement sera renforcé, à travers la révision du cadre légal et réglementaire, l’assainissement des segments de transport et de distribution, ainsi que le développement et la mise aux normes des infrastructures de stockage, par la réhabilitation du dépôt de Nouadhibou et l’extension du dépôt de Nouakchott.

S’agissant de l’exploitation minière, le Gouvernement œuvrera pour l’amélioration de son cadre général et le renforcement de son rendement.

La diversification des activités par la recherche de nouvelles ressources minières, l’accroissement de la production à travers la mise en exploitation de nouvelles mines et l’extension des celles existantes, ainsi que l’augmentation du volume des investissements dans le secteur constituent les principaux leviers que le Gouvernement mettra en action pour accroitre les impacts du secteur minier en matière de recettes et d’emplois.

Dans ce cadre, une attention particulière sera accordée au suivi technique et commercial de l’exploitation minière qui sera consolidée par le développement des mines de quartz de Chami et de fer à Legleitat en Inchiri. Dans ce même contexte, la connaissance des zones favorables sera améliorée, par la réalisation de levés et de couvertures, notamment au niveau de la Dorsale Rgueibat et des Mauritanides.

D’autre part, la promotion du potentiel géologique et minier du pays sera renforcée, à travers la participation aux forums miniers régionaux et internationaux et l’organisation de salons et de journées locales d’information.

En ce qui concerne la pêche, le Gouvernement s’emploiera à promouvoir un développement harmonieux de ce secteur qui en garantit la préservation des ressources, l’accroissement des retombées et la parfaite intégration à l’économie.

En termes d’exploitation, une attention particulière sera accordée à la préservation et la diversification des ressources halieutiques, par la promotion de la recherche océanographique, l’aménagement durable des pêcheries et le développement de l’aquaculture et de la pêche continentale. Aussi, les systèmes d’exploitation seront rénovés et réadaptés, à travers l’amélioration des régimes d’accès à la ressource, la réforme du droit d’accès et de la fiscalité, la maîtrise du développement des segments de pêche, ainsi que le renouvellement et la mise à niveau des flottes nationales.

Egalement, les capacités nationales en matière de domestication, de transformation et de valorisation des produits de la pêche seront consolidées, par l’aménagement des infrastructures de débarquement, le développement des industries de pêche, l’amélioration de la qualité des produits, la promotion de l’emploi dans le secteur, le renforcement du système de commercialisation, et l’amélioration de la contribution du secteur à la politique de sécurité alimentaire.

Par ailleurs, la gestion des affaires maritimes sera améliorée, à travers le renforcement de la sécurité maritime, l’amélioration de la gouvernance du littoral et du domaine public maritime, le renforcement de la protection de l’environnement marin, le développement du transport maritime et l’amélioration de la gestion des professions maritimes auxiliaires.

Aussi, le renforcement des capacités de gouvernance du secteur sera envisagé, par l’amélioration du cadre réglementaire et institutionnel, le renforcement de la surveillance et du contrôle en mer, le développement de la formation maritime et la création d’un cadre d’investissement approprié qui garantit la mobilisation des financements requis pour le développement du secteur.

S’agissant de l’agriculture, son développement reste au centre des préoccupations du Gouvernement qui entend promouvoir une agriculture productive, compétitive, génératrice d’autosuffisance en produits essentiels et contributrice au développement socioéconomique du pays.

L’accroissement des superficies cultivables, la maîtrise de l’eau à usage agricole, la sécurisation de l’environnement agricole, l’appui aux agriculteurs et la diversification de la production, ainsi que la promotion de la recherche-développement constituent des priorités fondamentales.

En matière d’augmentation des superficies mises en valeur pour l’irrigation rizicole, l’effort portera au cours des prochaines années sur l’aménagement de plus de 10.000 ha, la réhabilitation de 3.000 autre, ainsi que le parachèvement des travaux du canal de l’Aftout Sahli, qui permettra l’irrigation de 16.000 ha supplémentaires.

L’hydraulique agricole verra l’ouverture de chantiers importants, tel que le recalibrage et le curage d’axes hydrauliques et de marigots, la construction d’ouvrages de contrôle et de drainage, l’achèvement de 4 grands barrages ainsi que la construction et la réhabilitation de 40 petits autres. La sécurisation des cultures sera aussi soutenue, avec la réalisation des pistes de désenclavements et d’ouvrages de passage au niveau des zones agricoles et l’intensification de la lutte contre les ennemies de cultures.

Tous ces efforts seront consolidés à travers une série de mesures portant sur l’approvisionnement en engrais et produits phytosanitaires, la poursuite de la mécanisation de l’agriculture pluviale, la protection de plus de 60.000 ha par la fourniture de grillages barbelés, et la mise en œuvre des programmes d’achat des productions agricoles.

Le Gouvernement s’attèlera également à diversifier l’agriculture nationale, à travers la poursuite de l’appui à la culture du blé en zone irriguée, l’intensification de l’appui aux cultures maraichères, la construction de centres de valorisation et de conditionnement des produits dattiers, le parachèvement du complexe agro-industriel de sucre et de production de la canne à Foum Gleite, ainsi que la réhabilitation de stations de recherches.

Concernant le secteur l’élevage, compte tenu de son importance stratégique, il a été érigé en département ministériel dans le but de promouvoir une politique qui en accroit les retombées et garantit son intégration au circuit économique. La stratégie en la matière sera axée sur le développement des filières, le suivi sanitaire, l’amélioration des conditions de pratiques de l’élevage et le renforcement des capacités du secteur.

Dans cette perspective, l’accent sera mis sur la diversification et la transformation des sous-produits, à travers la construction d’usines, de centres de collectes laitiers, d’abattoirs régionaux, ainsi que de complexes avicoles. En outre, le système de santé animale sera amélioré, par l’intensification de la surveillance sanitaire, la construction de parcs et l’organisation de campagnes de vaccination, ainsi que l’amélioration des modalités d’approvisionnement du marché en médicaments.

Par ailleurs, des efforts importants seront déployés pour améliorer les conditions générales de l’élevage, à travers le développement des cultures fourragères, la vulgarisation des techniques modernes d’élevage, la mise en place d’un laboratoire de contrôle et de certification de denrées alimentaires d’origine animale et enfin le recrutement et la formation de techniciens et d’auxiliaires vétérinaires.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Députés

La promotion d’un cadre urbain sain et propice au développement de la société revêt une importance capitale pour le Gouvernement, eu égard à l’évolution croissante de la population urbaine qui représentait en 2013 près de la moitié de la population totale du pays. Ainsi, les efforts en matière d’urbanisme cibleront, à la fois, la modernisation des villes et l’élaboration des cadres et des outils requis pour une gestion prospective de l’évolution urbaine.

Afin d’anticiper les besoins en la matière et d’assurer un développement harmonieux et maîtrisé de nos centres urbains, l’accent sera mis sur la promotion de l’urbanisme volontaire et la modernisation urbaine, par la révision du cadre normatif de l’urbanisme, la mise en place de structures chargées du développement et du contrôle urbains, l’élaboration de documents d’urbanisme pour l’ensemble des villes chefs-lieux de Wilaya et de Moughataa, la poursuite du programme de modernisation des villes, et l’achèvement des actions d’éradication des quartiers précaires.

Par ailleurs, il sera procédé au développement d’un cadre normatif du sous-secteur du bâtiment, à travers l’élaboration et la mise en œuvre d’un Code des Normes des BTP, la mise en place d’une politique de gestion et de suivi des bâtiments et équipements publics, ainsi que la construction de pôles, de bâtiments administratifs et de méga-équipements pour le compte de l’Administration.

En matière de commerce et d’industrie, le Gouvernement entend leur donner une impulsion nouvelle à travers l’adoption d’une politique incitatrice et génératrice de croissance.

Dans ce cadre, le secteur du commerce sera réorganisé et modernisé de manière à formaliser la profession et à mettre en place un système pérenne d’approvisionnement en produits de grande consommation. Ceci sera obtenu à travers la réorganisation du secteur, la mise en place d’une véritable politique de concurrence, et la création d’une plateforme de commerce électronique.

Quant à l’industrie, le Gouvernement compte impulser ce secteur important pour le développement économique du pays, à travers l’élaboration d’une nouvelle stratégie industrielle, la mise en place d’un dispositif de pilotage fondé sur le partenariat Privé-Public, le renforcement des capacités en matière de normalisation et de suivi de l’industrie, le parachèvent des réformes à caractères administratif et financier, l’aménagement de zones et de domaines industriels, ainsi que la création de structures techniques d’appui au développement industriel.

Concernant le secteur du tourisme, le Gouvernement demeure conscient de son importance pour le développement d’activités économiques génératrices de revenus et créatrices d’emplois.

Cette conscience couplée à l’excellent environnement de sécurité qui prévaut dans notre pays sera mise à profit pour insuffler une nouvelle dynamique de développement de l’activité touristique qui vise la création d’un cadre favorable à la reprise du tourisme à grande échelle et la modernisation du secteur.

Ainsi, les efforts dans ce domaine porteront sur la mise en place de la stratégie nationale du tourisme, l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique de marketing, la création d’une école d’hôtellerie et la mise en place d’un fond d’appui aux entreprises touristiques.

Dans le domaine de l’artisanat, le Gouvernement veillera à promouvoir un artisanat créatif, conservateur de mémoire et générateur d’emplois.

Dans cette optique, l’accent sera mis sur le renforcement du cadre de pilotage institutionnel du secteur et la promotion de la production artisanale à l’échelle du pays. Les mesures qui seront prises dans ce cadre porteront sur l’élaboration et la validation d’une stratégie nationale de l’artisanat, la révision de la loi portant code de l’artisanat, l’organisation d’événements promotionnels nationaux et internationaux, la construction d’un village de l’artisanat doté d’un centre d’expositions, l’ouverture de maisons et d’espaces artisanaux dans les Wilayas, ainsi que la création d’un centre national de formation et de développement de l’artisanat d’art.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Députés

Concernant le troisième axe relatif au développement des ressources humaines et à l’élargissement de l’accès aux services de base, Le Gouvernement vise à promouvoir un modèle de développement qui garantit l’épanouissement de la société et améliore durablement son cadre de vie.

Les améliorations visées permettront l’émergence d’un capital humain offrant la possibilité aux individus d’exploiter au mieux leur potentiel économique, social, culturel, politique et de contribuer par conséquent à l’œuvre de développement du pays.

L’action du Gouvernement en matière de développement social s’inscrira dans cinq grands volets qui sont :

(i) le renforcement des performances et du rendement de notre système éducatif, (ii) l’amélioration du cadre de vie des populations, à travers un meilleur accès aux services de base, (iii) la lutte contre le chômage, par l’engagement de politiques ciblées en matière création d’emplois, (iv) la promotion d’un développement social harmonieux qui permet d’impliquer toutes les couches de la population dans l’œuvre de construction nationale, et (v) la consolidation et la diversification de la vie culturelle nationale.

Dans le domaine de l’éducation, et à la lumière de la décision du Président de la République dans son allocution à l’Occasion du 54ème anniversaire de l’Indépendance Nationale de proclamer l’année 2015, Année de l’Education, la redynamisation du système éducatif constitue un des objectifs majeurs de l’action du Gouvernement pour les cinq prochaines années et portera sur tous les ordres d’enseignement.

Elle sera entreprise suivant une approche qui garantit à tous les enfants mauritaniens des cursus scolaires à la fois cohérents et diversifiés qui, tout en transformant notre école en un creuset d’unité et un facteur de promotion sociale, répondra aux nouvelles exigences de la modernité, de la numérisation et de la globalisation et permettra de couvrir les besoins en compétences de la société et de l’économie.

Conscient de l’acuité des problèmes posés à notre pays dans ce domaine et de l’ampleur des défis à relever, le Gouvernement veillera à tirer les leçons de l’ensemble des travaux et réformes déjà engagées et à poursuivre les échanges et réflexions sur les moyens et dispositifs à mettre en œuvre en vue de mettre en place un système éducatif adapté à notre contexte et aux besoins du pays.

Dans ce cadre, le Gouvernement œuvrera pour la promotion d’un enseignement préscolaire de qualité assurant une meilleure préparation de l’enfant à l’école. Il mettra en place les moyens nécessaires en vue d’améliorer le cadre institutionnel et organisationnel de l’enseignement préscolaire.

Dans cette perspective la politique nationale de développement de la petite enfance sera réactualisée et de nouveaux textes réglementaires sur le préscolaire seront adoptés dans le but d’améliorer l’accès à un enseignement préscolaire de qualité.

Aussi, de nouveaux jardins d’enfants seront construits et équipés, en plus de la réhabilitation des anciennes structures. Egalement, le Centre de Formation de la Petite Enfance sera restructuré et doté des moyens nécessaires pour assurer une meilleure formation des personnels d’encadrement. En outre, le suivi de cette composante sera amélioré grâce au développement d’un système d’information et de gestion des données du préscolaire.

En ce qui concerne l’enseignement fondamental et secondaire le Gouvernement continuera à soutenir la politique visant à améliorer la qualité et l’accès à l’éducation. En terme de qualité, l’accent sera mis sur la production et la distribution d’outils et supports pédagogiques (manuels scolaires, guides d’enseignant, outils didactiques).

Egalement, la formation initiale des enseignants sera renforcée par la construction de deux écoles normales d’instituteurs. L’enseignement des disciplines scientifiques sera renforcé par la mise en place des conditions d’expérimentation (laboratoires, laborantins, équipements, matière d’œuvre, …).

Dans cette même optique la promotion de l’excellence sera renforcée par l’ouverture des lycées d’excellence et d’écoles pilotes dans toutes les wilayas et un projet visant les zones prioritaires en éducation (ZEP) sera mis en place en vue de renforcer la scolarisation dans les zones à faibles taux de scolarisation.

Sur un autre plan, le Gouvernement adoptera toutes les mesures nécessaires en vue d’améliorer l’accès à l’enseignement et ses capacités d’accueil, par la construction d’écoles fondamentales, de collèges de proximité en milieu rural, ainsi que par l’ouverture de cantines scolaires. Egalement, l’environnement scolaire sera amélioré, à travers la mise en œuvre de programmes de mise à niveau et de réhabilitation des établissements, d’approvisionnement en eau, d’électrification et de redynamisation des services d’hygiène.

Par ailleurs, le pilotage institutionnel et pédagogique de l’éducation sera renforcé, par la mise en place d’outils de planification et de gestion, tels qu’une carte scolaire efficace et un système de suivi-évaluation adapté. D’autre part, en vue d’améliorer la gouvernance des établissements scolaires, l’introduction de la gestion participative sera envisagée à travers la mise en place de comités de gestion des établissements (COGES).

Concernant la formation technique et professionnelle, l’effort du gouvernement visera à la rendre plus performante et mieux adaptée aux besoins du marché de l’emploi. Dans ce cadre, la stratégie nationale de la formation professionnelle sera actualisée, dans la perspective de généraliser la procédure des contrats-programmes, d’implanter la démarche qualité au niveau des établissements et d’améliorer le pilotage du système.

Ainsi, pour favoriser et améliorer l’accès à la FTP, des projets d’extension, de réhabilitation et d’équipement d’établissements seront réalisés et des formations qualifiantes de courte durée seront développées au profit des jeunes déscolarisés.

D’autres mesures, telles que la mise en œuvre d’un plan de développement des ressources humaines et la redynamisation de la relation formation-emploi à travers le partenariat public –privé seront engagées dans le but d’améliorer la qualité et l’efficacité externe de la FTP.

En ce qui concerne l’enseignement supérieur, la politique envisagée vise à renforcer son efficacité, à améliorer la qualité de ses formations, l’employabilité de ses diplômes et à l’adapter aux besoins de développement du pays.

Ainsi, l’accent sera mis sur le renforcement du pilotage du système et de la gouvernance des institutions, à travers le développement de nouvelles procédures de gestion de filières de formation et de programmes de recherche, la restructuration des institutions, la mise en place de contrats-programmes, et de systèmes de gestion intégrée.

Egalement, la pertinence et la qualité des formations seront améliorées, par la mise en place d’outils d’analyse des besoins du marché en compétences, l’amélioration des taux d’encadrement (ratio étudiants/enseignant, coût par étudiant), la mise aux normes et l’encadrement de l’enseignement supérieur privé.

L’accès aux filières de l’enseignement supérieur sera amélioré, à travers le renforcement de la pertinence du système d’orientation et d’accès à l’enseignement supérieur, l’encouragement de la participation féminine dans les formations supérieures, et l’augmentation de l’offre de formation en filières scientifiques, techniques et professionnelles.

Le Gouvernement accordera également une importance particulière au développement d’une recherche scientifique articulée autour des grandes problématiques de développement du pays. A cet effet le Conseil National de l’Enseignement Supérieur sera restructuré et le statut des chercheurs rénové. Dans cette même perspective, le système de financement de la recherche et la promotion de l’édition et de l’innovation scientifique seront encouragés et développés.

Concernant l’enseignement originel, le Gouvernement demeure convaincu de son importance, notamment pour la préservation de nos valeurs spirituelles et culturelle, ainsi que pour son rôle important dans l’éducation.

L’action de cet enseignement sera soutenue, à travers la mise en place d’un système de suivi et d’identification des mahadras, l’implantation de mahadras pilote au niveau des wilayas et la mise en œuvre d’un programme de formation des imams et des cheikhs.

Par ailleurs, le développement des aptitudes professionnelles des sortants des mahadra sera amélioré, par le renforcement du Centre de Formation Professionnelle des Mahadras et la création d’un institut de formation d’imams et des prêcheurs.

En matière de lutte contre l’analphabétisme, la politique du Gouvernement vise à donner aux adultes analphabètes des connaissances favorisant leur insertion socioéconomique.

Ainsi, le cadre général de mise en œuvre des programmes d’alphabétisation sera amélioré, à travers la mise en place d’une politique de communication en matière d’alphabétisation, l’actualisation de l’enquête nationale sur l’alphabétisation, l’élaboration d’un programme de formation d’alphabétiseurs, la redynamisation de la station radio-éducative et la production de manuels et outils pédagogiques.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Députés,

L’accroissement de l’accès des populations à des services de base de qualité constitue un souci constant des Pouvoirs publics et un des engagements majeurs du Président de la République.

Par conséquent, il est et restera au cœur des stratégies de développement adoptées par le Gouvernement qui engagera tous les efforts permettant une plus grande amélioration de la qualité de vie de nos citoyens et une meilleure contribution au développement du tissu socioéconomique du pays, à travers des programmes structurants en matière de santé, d’eau potable, d’assainissement, de logement et de sécurité alimentaire.

Dans le domaine de la santé, l’action gouvernementale vise à mettre en place un système de santé moderne, proactif, performant et accessible à l’ensemble de la population, à travers l’extension de l’offre, l’accès aux médicaments de qualité, l’amélioration des ressources humaines et la promotion de l’assurance maladie universelle.

Ainsi, l’accent sera mis durant les cinq prochaines années sur l’amélioration de la couverture sanitaire et le renforcement des services de soins, à travers la construction, la réhabilitation et l’équipement de 44 centres et de 310 postes de santé dans les différentes zones du Pays.

Dans le cadre de ce même objectif, 6 Centres Hospitaliers Régionaux (CHR) seront construits au niveau des villes de Néma, de Sélibaby, d’Aleg, d’Atar, de Nouadhibou et de Kiffa, en plus de la construction d’un Centre Hospitalier Universitaire et d’un Centre de Transfusion Sanguine à Nouakchott.

Pour améliorer l’offre en soins spécialisés, il est prévu également la construction et l’équipement d’un centre national de cardiologie (CNC), le renforcement des capacités du Centre national d’oncologie (CNO) par la mise en place de services de médecine nucléaire et d’irathérapie, la construction et d’un institut national de lutte contre les hépatites virales (INLHV) et d’un centre hospitalier des spécialités (CHS).

Par ailleurs, le Gouvernement accordera un intérêt particulier à l’amélioration de l’accès aux médicaments de qualité, en renforçant les mesures de lutte contre la circulation de médicaments illicites. Parmi les mesures qui seront prises à cet effet, l’instauration d’une tarification harmonisée des médicaments et l’opérationnalisation du laboratoire national de contrôle de qualité des médicaments.

S’agissant des ressources humaines, les capacités de formations sanitaires seront renforcées, par la construction d’une nouvelle école de santé publique, l’élaboration d’une politique de gestion et d’un plan de formation continue des Ressources Humaines.

Concernant l’assurance maladie, le Gouvernement vise comme objectif la généralisation de ce service, par le développement d’une politique en la matière qui permettra de le rendre universel à terme et de renforcer les capacités de la CNAM appelée à y jouer un rôle déterminant.

D’autre part, pour renforcer les capacités de ce secteur vital, des stratégies adaptées en matière de recherche en santé publique et de maintenance des équipements médicaux seront élaborées et mises en œuvre.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Députés,

L’amélioration durable de l’accès des populations à une eau potable, de qualité et à moindre coût constitue une priorité absolue pour le Gouvernement qui consacrera les efforts nécessaires pour améliorer sensiblement le taux d’accès à une eau potable saine et à la portée du citoyen.

Pour atteindre cet objectif du millénaire, auquel notre Pays a souscrit et tient fermement, le Gouvernement mettra en œuvre les moyens requis pour diversifier nos ressources hydriques et en augmenter la production.

Ces efforts porteront au cours des années à venir sur la construction de plus de 500 nouveaux réseaux, l’extension de 240 autres dont ceux des grandes villes, ainsi que l’amélioration du cadre de gestion de l’eau potable, par la révision contrat-programme entre l’Etat et la SNDE et la signature d’un autre avec l’ONSER.

Par ailleurs, l’exploitation du potentiel en eaux souterraines sera renforcée par la réalisation de 540 nouveaux forages durant les 5 prochaines années. Aussi, la maîtrise et la mise en valeur des eaux de surface seront améliorées, à travers le renforcement de la connaissance et l’inventaire du potentiel national en eaux de surface et la réalisation de barrages et d’ouvrages de rétention.

En ce qui concerne l’assainissement, la mise en place d’une offre décente en la matière fait partie des priorités du Gouvernement en raison de son impact direct sur la qualité et les conditions de vie des populations.

Qu’il s’agisse de l’assainissement des eaux pluviales ou domestiques, le Gouvernement est déterminé à consacrer à cette problématique structurelle les efforts et les moyens nécessaires pour lui trouver progressivement une solution radicale et définitive.

Ce cadre, l’action gouvernementale durant les prochaines années ciblera le développement d’une offre d’assainissement adéquate en milieu urbain, à travers la réalisation progressive d’un système d’assainissement moderne et adapté pour la ville de Nouakchott, et la construction de réseaux d’assainissement pour les villes de Kaédi, Rosso, Sélibaby, et Tintane.

Egalement, l’assainissement en milieu rural sera développé, par l’aménagement d’infrastructures d’assainissement collectif et l’amélioration de l’accès à l’assainissement familial.

En matière d’habitat, l’accès au logement revêt une importance capitale pour le Gouvernement qui œuvrera pour l’améliorer, aussi bien sur le plan quantitatif que qualitatif.

Il s’agit d’une dimension importante des politiques publiques visant l’amélioration du cadre de vie de nos populations.

A ce titre, l’action portera sur la réforme du cadre juridique et institutionnel de l’habitat, à travers l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie nationale, et la mise en place de mécanismes adaptés pour le financement de l’habitat.

Dans cette perspective, la promotion immobilière sera développée, à travers l’élaboration et la mise en œuvre d’un cadre normatif, ainsi que la mise en place de programmes d’habitat social.

Concernant la sécurité alimentaire, le Gouvernement est conscient de la nécessité de mettre en place une politique permettant de prévenir et de répondre à temps aux situations de précarité et d’urgence alimentaire, tout en garantissant un accès physique et économique à une nourriture suffisante saine et équilibrée au profit des populations.

Dans cette perspective, il compte consolider et poursuivre les programmes d’assistance aux populations vulnérables, l’amélioration de leur résilience aux chocs exogènes, le renforcement des moyens d’alertes et de suivi de la situation alimentaire nationale.

Les mesures programmées à cet effet porteront sur la poursuite des opérations de distributions gratuites des produits alimentaires, l’extension du réseau de centres d’alimentations communautaires (CAC) pour la prise en charge des enfants et des femmes enceintes en situation de malnutrition, l’organisation des opérations de soutien aux populations à faible revenu (EMEL, Opération Ramadan), la mise en œuvre d’un programme d’amélioration de la protection agricole au centre–est du pays (Hodh Chargui, Assaba, Tagant), l’exécution d’un programme de micro-projets de sécurité alimentaire dans les wilaya de l’Adrar, d’Inchiri, de Dakhlet Nouadhibou, de Tiris Zemmour et du Brakna.

Par ailleurs, le suivi de la situation alimentaire du pays sera renforcé à travers la création d’un système d’information sur la sécurité alimentaire et la mise en place d’un mécanisme de suivi de la vulnérabilité urbaine.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Députés,

L’emploi reste au cœur des préoccupations des pouvoirs publics en matière de stratégies de développement, étant entendu qu’il constitue un levier essentiel pour la réduction de la pauvreté et l’épanouissement économique des individus et des collectivités.

La forte croissance attendue de la mise en œuvre des politiques macroéconomiques et des réformes structurelles permettra de générer un potentiel d’emploi important, en particulier dans les secteurs productifs, notamment les mines, la pêche, l’agriculture et l’élevage.

La politique du Gouvernement en la matière pour les prochaines années visera la création d’emplois durables, à travers l’exploitation rationnelle des potentiels sectoriels et la promotion de la micro-entreprise et la micro-finance comme moyens de création d’emplois.

Dans le cadre de cette politique, l’emploi des jeunes constituera une priorité fondamentale pour le Gouvernement qui entend développer une politique courageuse en la matière.

Ainsi, la promotion et la diversification des mécanismes d’incitation à l’emploi seront renforcées et la législation en la matière adaptée pour inciter les opérateurs économiques à recruter davantage.

Dans cette optique, une coordination interdépartementale sera mise en place en vue de l’intégration de la dimension emploi dans les stratégies et les plans d’actions sectoriels, un système national d’information permettant d’initier, de suivre et d’évaluer les politiques de formation-emploi sera développé.

En outre, les structures de promotion de l’emploi seront consolidées et diversifiées à travers l’adoption et la mise en œuvre du cadre réglementaire relatif aux bureaux de placement, la transformation de la lettre de mission de l’ANAPEJ en contrat-programme et l’élaboration de plans de promotion de l’emploi au niveau des wilayas.

Concernant la promotion de la micro-entreprise et de la micro-finance, elle retient également l’attention du Gouvernement qui prendra les mesures appropriées pour développer ces deux créneaux porteurs en matière de création d’emploi et de lutte contre la pauvreté.

L’action dans ce domaine portera sur la mise en place d’un cadre juridique propice à la création de micro-entreprises et à l’auto-emploi, par l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie nationale de développement de l’entreprenariat, et l’institutionnalisation d’un cadre réglementaire et fiscal favorable au développement de la petite et moyenne entreprise.

Egalement, l’esprit d’initiative et l’auto-emploi seront encouragés, à travers la mise en place de mécanismes appropriés d’incubation, d’accompagnement et d’accès au financement au profit des entreprises individuelles, des petites et moyennes entreprises.

Quant à la micro-finance, elle sera promue et développée, par la redynamisation de la stratégie nationale s’y rapportant et la mise en place de mécanismes de financement adaptés.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Députés,

Comme l’a si bien mentionné Son Excellence Monsieur le Président de la République dans son programme électoral, le développement restera illusoire sans une implication active de toutes les franges de la population, notamment les femmes et les jeunes.

Conscient de cette réalité, le Gouvernement s’attèlera à promouvoir un modèle de développement social harmonieux qui cultive l’équité et la solidarité sociale, garantit l’épanouissement de tous les groupes sociaux et leur offre l’opportunité de contribuer de manière utile et efficace à la construction du Pays.

Dans le domaine de l’enfance, du genre et des politiques de population, le Gouvernement adoptera et mettra en œuvre une politique favorisant la protection de l’enfance, la promotion féminine et garantissant le bien-être de la famille mauritanienne.

Dans cette perspective, la stratégie nationale de protection de l’enfant sera adoptée et opérationnalisée, à travers la mise en vigueur des lois sur le travail et les violences faites aux enfants, et la création d’un dispositif national de promotion des droits de l’enfant.

Egalement, un programme de redynamisation et d’extension de l’offre nationale en matière de nutrition communautaire sera développé et mis en œuvre. Par ailleurs, la mise en œuvre de la stratégie nationale d’institutionnalisation du genre et de lutte contre les violences faites aux femmes sera engagée, en plus d’une série de programmes visant à promouvoir et à encourager la participation de la femme dans la vie politique et économique du pays.

Aussi, une attention particulière sera accordée à la promotion du bien-être et de la stabilité familiale, à travers la réactualisation et la vulgarisation du code du statut personnel, la mise en œuvre de programmes de promotion de l’éducation familiale, ainsi que la protection et la promotion des droits de la famille.

Concernant la jeunesse, le Gouvernement demeure convaincu que l’avenir du pays est tributaire d’une implication effective de cette frange dans les différentes stratégies de développement.

C’est pour cette raison qu’il compte mener une politique de jeunesse qui permettra à celle-ci de contribuer efficacement à la construction du pays. Dans cette optique, l’effort sera orienté vers le renforcement des capacités des jeunes et la promotion des activités de jeunesse et de loisirs, à travers l’organisation d’un forum national de la jeunesse, la création des groupement d’intérêt économique au profit des jeunes, le développement d’un programme de formation des jeunes sur le service civique et le volontariat, ainsi que l’organisation de campagnes de sensibilisation autour des risques liées à la jeunesse et d’activités socio-éducatives (colonies de vacances, caravanes et jeux traditionnels).

En outre, une attention particulière sera accordée à l’aménagement et à la mise à niveau des infrastructures de jeunesse, par la construction et la réhabilitation des maisons de jeunes dans toutes Moughataa du pays, et la construction d’un centre de vacances et de loisirs.

En matière de protection sociale, le Gouvernement développera une stratégie nationale de protection sociale, en vue de cadrer et de fournir les différents types d’appui et d’assistance aux groupes sociaux vulnérables.

Dans cette perspective, l’action sociale couvrira la prise en charge des malades indigents et des couches les plus vulnérables, l’assistance aux malades chroniques démunis, l’appui aux personnes âgées sans encadrement parental, ainsi que le développement de programmes de promotion, de prise en charge d’enfants et d’insertion des personnes handicapées.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Députés,

Le Gouvernement attache une importance toute particulière au développement de la vie culturelle nationale et à la promotion des facteurs de rayonnement de notre pays à travers le monde.

La stratégie de développement culturelle qui sera mise en œuvre consacrera la prépondérance de l’Islam, religion du peuple et de l’Etat et œuvrera pour la valorisation de notre patrimoine culturel, véritable vecteur d’affirmation de notre identité.

Elle visera également le développement des sports comme moyens d’épanouissement des individus et de renforcement de l’image du pays sur la scène internationale. Dans le domaine des Affaires religieuses le Gouvernement s’attellera à promouvoir une activité religieuse favorisant le développement moral de la société et la propagation des vertus de l’islam modéré.

Dans ce cadre, l’action religieuse visant la préservation des valeurs de notre société, la lutte contre l’extrémisme et la vulgarisation des percepts corrects de la religion musulmane sera renforcée et diversifiée, à travers l’organisation de conférences et la production de programmes audiovisuels.

Par ailleurs, le système des Awqaf sera restructuré et valorisé davantage, afin qu’il puisse contribuer significativement dans le développement socioéconomique du pays et au renforcement de la solidarité sociale à l’égard des groupes vulnérables (orphelins et familles nécessiteuses).

Dans le domaine culturel, le Gouvernement poursuivra ses efforts en faveur d’une politique, à la fois, valorisante de notre patrimoine et ouverte à l’universel. Le renforcement du cadre du pilotage institutionnel du secteur, la mise en valeur des différentes composantes de notre patrimoine, l’épanouissement de la vie culturelle nationale à travers l’organisation de manifestations de toutes sortes, ainsi que le renforcement des structures du secteur constituent les objectifs visés par le Gouvernement.

Dans cette perspective, l’action portera sur l’adoption d’une stratégie culturelle, la promulgation d’une loi portant code du patrimoine, la mise en œuvre d’un plan de développement des ressources humaines, la réalisation de l’inventaire général du patrimoine, la création de musées, la conception et la mise en œuvre des plans de gestion des villes anciennes (urbanisme, architectures, développement socioéconomique), l’accompagnement et l’appui aux initiatives et festivals culturels et le renforcement des infrastructures du secteur.

Dans le domaine des sports, le Gouvernement veillera à promouvoir une politique sportive ciblant, à la fois, le maintien de la condition physique du citoyen, la performance et le rayonnement du pays.

Dans ce cadre, l’accent sera mis sur le renforcement des capacités institutionnelles et juridiques du secteur, par la révision de la loi 97/021 relative aux sports, l’élaboration de ses textes d’application, ainsi que la mise en place d’une base de données sur la gestion des clubs, des associations et des établissements sportifs privés.

Egalement, les programmes de formations dispensées par l’institut supérieur de la jeunesse et des sports seront diversifiés, améliorés et consolidés.

En outre, une attention particulière sera accordée à la vulgarisation des sports scolaire, universitaire et de masse, par la dotation du mouvement associatif en équipements sportifs, ainsi que par l’organisation de compétitions sportives scolaires et de masse.

Par ailleurs, le développement des sports de haute compétition sera soutenu, à travers la mise en place d’académies sportives visant à former un encadrement technique de haut niveau, la dotation de tous les stades de pelouses, la construction de quatre stades régionaux de 5.000 places, la construction et la réhabilitation des stades dans toutes les Moughataas, ainsi que la construction d’une salle omnisport de 3.000 places, d’un complexe et d’une piscine olympiques.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Députés,

Tels sont les principaux éléments de la politique générale que le Gouvernement envisage de mettre en œuvre durant les cinq prochaines années.

Elle traduit le Projet de société porté par Son Excellence Monsieur le Président de la République et inscrit dans son Programme électoral présenté au peuple mauritanien lors des élections présidentielles du 21 juin 2014.

Cette politique constitue une réponse juste et judicieuse aux problèmes de développement institutionnel, économique et social auxquels notre pays est confronté, car elle propose des actions fortes au niveau de ces trois dimensions à corrélation évidente.

Le Gouvernement reste convaincu que l’épanouissement de la société et l’amélioration de son cadre de vie ne seront atteints que lorsqu’ils sont soutenus par une économie prospère et que celle-ci ne peut être obtenue que dans un environnement qui consacre l’état de droit et instaure une gouvernance rationnelle des affaires publiques.

Enfin, je saisis la grande opportunité que m’offre ma présence parmi vous aujourd’hui pour inviter l’ensemble des forces vives de la Nation et le peuple mauritanien tout entier à adhérer à ce projet et à contribuer activement à sa mise en œuvre, car il constitue une voie sûre pour améliorer le présent de nos populations et leur garantir un avenir meilleur.

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