Le monde dans la Grande Guerre à l’honneur de ce 14 juillet

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Centenaire oblige, la Grande Guerre est à l’honneur de ce 14 juillet. 80 pays invités, dont 69 qui participent au défilé militaire, illustrent l’aspect mondial de ce conflit. Un siècle plus tard, c’est l’occasion de se souvenir des bucherons canadiens et des marins allemands.

14 juillet allégé pour cause de réduction budgétaire. 3700 hommes, c’est un peu moins que l’an dernier. Le général Charpentier, le gouverneur militaire de Paris, qui est un peu le chef d’orchestre de ce défilé, positive : « C’est la crise bien sûr, c’est aussi un peu à l’image de nos armées qui perdent des effectifs régulièrement. Ca fait en gros 700 de moins mais les détachements étrangers opérationnels étaient très nombreux l’année dernière. »

Pour la cérémonie d’ouverture, un peu plus de 200 militaires venus de 69 pays représenteront les Nations engagées dans la Première Guerre mondiale, quel que soit leur camp. « La délégation militaire qui participe à cette parade des emblèmes, est représentée par un drapeau et deux soldats mis en garde, explique le général Charpentier. Ils auront leur chemin ouvert par soixante dis poilus en tenue bleu horizon. »

Le Canada, acteur clef de la Grande Guerre

Sur les 67 000 soldats canadiens tués lors de la Première Guerre mondiale, 40 000 sont enterrés en France. Le Canada s’est retrouvé plongé dans la guerre dès le 4 août 1914, quand la Grande-Bretagne a mobilisé ses troupes contre l’Allemagne.

« Les troupes canadiennes servent alors dans les troupes impériales britanniques, qui incluent les corps australien, sud-africain ou encore néo-zélandais, explique Jean Martin, historien à la direction du patrimoine de l’armée canadienne. Le seul signe distinctif, alors, est leur écusson en forme de feuille d’érable. Souvent, les gens ont vu des Canadiens et pensaient avoir vu des Britanniques. »

Les Canadiens vont surtout combattre dans le nord de la France, en Artois. Cent ans plus tard, Marie Albernier est venu de la base aérienne de Bagotville au Québec pour participer aux commémorations sur les Champs Elysées. « C’est une grande fierté, explique-t-elle. Il y a eu beaucoup de pertes mais ca a été une belle victoire pour le Canada. »

La conquête de la Crête de Vimy, en 1916, aura couté la vie à 3600 soldats canadiens mais reste aujourd’hui leur fait d’armes le plus célèbre. Les Canadiens ont pourtant joué un rôle plus discret mais décisif avec le corps forestier canadien, chargé d’exploiter les forêts françaises. « La consommation de bois est énorme, explique Jean Martin. Il est utilisé pour renforcer les tranchées, pour les tunnels. A la fin de la guerre, le corps forestier canadien avait fourni presque les trois quarts de tout le bois consommé par les armées britannique, française et américaine. »

La marine, acteur clef de la Grande Guerre

« A propos de la Première Guerre mondiale, on parle souvent des poilus, remarque le lieutenant de vaisseau Nicolas Thivet. On a souvent en tête la guerre sur la terre, mais on oublie parfois la guerre sur la mer. D’où l’importance de représenter la Marine nationale. » Cet officier sert à bord de la frégate Guéprate, du nom d’un général qui a combattu dans le Détroit des Dardanelles.

A noter également la participation de l’équipage du BPC Dixmude, dont un officier allemand. Ce nom est l’héritage d’une bataille menée en Belgique, en 1914.

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