Le groupe d’auto-défense touareg Imghad et alliés (GATIA) prend les armes et exige sa participation aux pourparlers d’Alger du 17 août

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combattant_rebelle_formation_militaire_nord_mali_mnla_azawad_750054366Suite aux brimades et crimes perpétrés les 17 et 21 mai par le MNLA-HCUA et MAA dissident au nord : Le groupe d’auto-défense touareg Imghad et alliés (GATIA) prend les armes et exige sa participation aux pourparlers d’Alger du 17 août

Les Imghad, une forte communauté touareg du nord du Mali attachée à l’unité nationale et dont les membres sont actuellement traqués, parfois tués par les mouvements armés séparatistes ou proches des jihadistes, sortent de leur réserve.

Dans une correspondance en date du 3 août dernier adressée à plusieurs organisations ( MINUSMA, UE, UA, CEDEAO, OCI) et à des pays comme la France, l’Algérie, le Tchad, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Burkina Faso, ils ont annoncé la création d’un groupe d’auto-défense touareg Imghad et alliés (GATIA) et décidé de prendre les armes pour assurer leur propre sécurité.  Au cours d’une réunion tenue à Gao, ils ont réaffirmé leur volonté de participer aux pourparlers d’Alger du 17 août prochain à l’instar des autres mouvements armés.

Ce nouveau mouvement  est majoritairement composé d’Imghads  mais il compte  aussi en son sein des  Arabes et Songhois. Fahad Ag Almahmoud qui se présente comme le Secrétaire général de ce groupe d’auto-défense,  a relevé que depuis les évènements tragiues des 17 et 21 mai à Kidal l’étau s’est resserré autour de ces communautés.  » Suite au communiqué du MNLA-HCUA-MAA dissident interpellant les populations du nord à adhérer obligatoirement à l’un des trois mouvements ou à quitter l’Azawad, ce qui correspond à nous dire d’abandonner nos terroirs, nos espaces et nos biens, suite au retrait de toutes les autorités et des forces armées et de sécurité du Mali des zones situées au nord de Gao et à l’incapacité de la MINUSMA et de la force Serval d’assurer notre sécurité, nous avons été mis devant  le fait accompli, c’est-à-dire, la nécessité d’assurer par nous-mêmes notre défense.

Dans la même foulée,  avec l’attaque de Tabankort, nous avons pendant deux semaines, réussi à repousser les assauts du MNLA  »  a précisé Fahad Ag Almahmoud.  Avant d’ajouter :   » C’est après cette bataille que nous nous sommes alliés à toutes les populations du nord qui partagent notre objectif « .

Des combats violents opposent toujours ce mouvement d’auto-défense à des éléments du MNLA, HCUA et du MAA dissident. Il est même parvenu à mettre en échec à plusieurs reprises la contre-offensive des groupes séparatistes vers d’autres localités du pays.

Le GATIA , selon son porte-parole, ambitionne de s’imposer comme l’un des acteurs clés dans la résolution de la crise du nord.

Ainsi, pour lui permettre de jouer son rôle dans le processus de paix, il a réaffirmé à la communauté internationale sa volonté d’être associé désormais à toutes les activités du processus de paix en cours et une représentation à la réunion du 17 août  prochain à Alger.

Les Imghads  ont été les plus durement éprouvés après le retrait forcé de l’armée malienne de certaines localités du nord. Cette communauté,  qui s’est toujours singularisée par son attachement à l’unité nationale et son opposition à l’idéologie séparatiste du MNLA, paie très cher sa loyauté à la patrie malienne. Le Général Aladji Gamou est la figure la plus illustre de la communauté Imghad. Son engagement  dans l’armée malienne et les hauts faits d’armes qu’il y a accomplis ont servi d’exemple à des centaines de jeunes touareg restés sous les drapeaux.

L’un de ses fidèles lieutenants, le Colonel Fayçal,  a été tué récemment lors de l’opération pour la libération du gouvernorat de Kidal.

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