L’agence onusienne entame une stratégie de communication La FAO en quête d’une meilleure visibilité.

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La FAO, agence onusienne en charge de l’agriculture et de l’alimentation créée en 1945, met actuellement en place une stratégie de communication afin de se «positionner comme principale institution de lutte contre la faim et la malnutrition». La concurrence dans la communication avec les autres organismes internationaux intervenant dans des problématiques similaires s’exacerbe avec la baisse des budgets, selon Faten Aouadi, communication officer, au bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique du Nord.

La FAO est en quête de visibilité. L’agence onusienne en charge de l’agriculture et de l’alimentation met actuellement en place une stratégie de communication qui prendra fin en 2017. D’après Faten Aouadi, communication officer, au bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique du Nord, cette stratégie doit répondre principalement au souci de repositionner l’agence comme principale institution de lutte contre la faim et la malnutrition en réalisant certains des 17 Objectifs du développement durable (ODD) fixés par les Nations unies en décembre 2015. Mais l’éradication de la faim, l’accès à l’eau potable et à l’énergie à un prix raisonnable, pris à titre d’exemple parmi les ODD, implique également d’autres institutions telles que la Banque mondiale, les différentes agences de développement des pays industrialisés et autres onusiennes telles que le PNUD ou encore le Programme alimentaire mondial. Implication dont un des résultats est la baisse du nombre de personnes victimes de la faim dans le monde qui s’est établi, en 2015 selon la FAO, à 795 millions, soit 216 millions de moins qu’en 1990-92.

«La concurrence dans la communication avec les autres organismes internationaux intervenant dans des problématiques similaires s’exacerbe avec la baisse des budgets», a déclaré, le 16 mai à Tanger, Faten Aouadi. D’où la volonté affichée par la FAO de mieux communiquer sur ses actions. Une de ces actions menées sur le terrain, mais pratiquement passées sous silence, est la lutte antiacridienne en Afrique du Nord. «Si la dernière invasion du criquet pèlerin, qui consomme en cultures et pâturages 100 fois son poids, remonte à 2003-2005, c’est parce que nous avons mené des opérations de traitements préventifs. S’il n’y a pas de prévention sur des milliers d’hectares, des millions d’hectares seront envahis par ce criquet. Pour la période 2014-2017, notre budget est de 28,8 millions de dollars», a précisé le Mauritanien Mohamed Lamine Hamouny, secrétaire exécutif de la commission FAO de lutte contre le criquet pèlerin. À l’ouverture de l’atelier de formation au profit des journalistes maghrébin, le 15 mai à Tanger, George Michael Hage, représentant de la FAO au Maroc, a cité la lutte contre le criquet comme un exemple de «success-story» de la FAO. L’atelier de Tanger qui se poursuit jusqu’au 18 mai a été précédé par celui de Mauritanie en juillet 2016 et celui de Tunisie en novembre 2015.

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