La Mauritanie a demandé à la France la suppression de Chinguitty de la « zone rouge »

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carte-mauritanieLa Mauritanie a introduit auprès de la France, une demande de suppression de la ville historique de Chinguitty de la « zone rouge », plaçant cette portion du territoire national dans la catégorie des terres mauritaniennes présentant « des risques élevés » pour les touristes particulièrement les vacanciers de l’Hexagone, passionnés par le riche patrimoine de cette cité séculaire.

C’est l’Ambassadeur français SEM Herné Besancenot qui a révélé ces informations dans un entretien accordé à alakhbar, précisant que cette demande est actuellement en cours d’examen.

Il a souligné par ailleurs que les précautions prises par la France pour assurer la sécurité de ses ressortissants s’expliquent essentiellement par l’effectif élevé de ses otages enlevés au cours de leurs vacances dont certains ont heureusement relaxés alors que d’autres ont douloureusement péri, précisant que le Gouvernement œuvre en permanence pour parer à toute éventualité de nouveaux ressortissants.

Le diplomate français a indiqué par ailleurs que le qualificatif « zone rouge » n’est pas spécifique à la Mauritanie, qu’elle vaut au contraire pour d’autres parties des territoires sahélo-sahariens, rappelant que cette catégorisation change suivant l’évolution d’un ensemble de critères et de facteurs bien définis.

Il a rappelé à ce propos que la ville Zouerate était entièrement classée dans cette « zone rouge », mais que cette citée a été supprimée de cette catégorie pour évoluer en « zone orange » grâce à une évolution positive de son environnement sécuritaire.

Depuis que la ville de Chinguitty a été marquée « zone rouge », c’est toute une économie essentiellement alimentée par les recettes du tourisme qui s’est trouvée du jour au lendemain effondrée.

Des hôteliers et aubergistes, aux artisans en passant par les transporteurs et guides, tous se sont trouvés brusquement sans revenus suite aux dramatiques coups terroristes de décembre 2007 qui avaient conduit Paris à déclarer certaines parties du pays zones à forte risque.

Source : Alakhbar / Traduction Cridem

 

 

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