La femme source de malheur pour les maures et de bonheur pour les négromauritaniens

Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on whatsapp
Share on print

femmeMrLa question de la  femme en  Mauritanie est considérée comme une affaire  de dissemblance dans la formation suivie inévitablement par des  divergences de préparation et non comme une question d’égalité et de stéréotypes répandue à  toute la société.

 En effet, les habitudes différent  d’une société à l’autre, exactement comme les disparités de couleur et de langage, avec également des écarts culturels importants dans ses composantes ; rendant difficile la liaison entre ces us et coutumes mauritaniennes, particulièrement au sein des sociètés maure et négormauritaniennes qui le composent.

En effet, dans la société maure, la femme se distingue par beaucoup de sainteté, la conduisant parfois  au stade de Chef, rendant l’homme  esclave  de maîtres  aussi  bien inoffensifs qu’inutiles, à l’origine de son malheur tout en l’instrumentalisant pour assurer  leur propre bonheur.

C’est probablement cette situation qui conduit les maures accueillir avec pessimiste  la naissance de la femme en raison de ses nombreux défauts, de sa dépendance et de son rôle nul dans la vie active, son incapacité par moment de s’acquitter de son devoir domestique, du fait qu’elle s’est habituée aux domestiques et impose  à l’homme  de payer ses moments de fête (mariages d’amies, baptêmes, wengala « tajine », rencontres entre copines..)  même si ces caprices contraignent le malheureux époux à vivre à l’étranger, éternellement déconnecté de ses bien-aimés et de ses parents.  Cette image biscornue de la femme se trouve également renforcée par un ensemble de facteurs culturels et historiques qui la placent au sommet du foyer.

Au milieu d’une société  nomade, en perpétuel  déménagement, la femme maure était perçue dans les temps comme l’ultime gite qui le relie après ses excursions à l’existence, à cette terre, au fief.  Un statut social qui présente la femme comme « Amamatou Lejouad et Na oulou El kilab », littéralement « le turban des grands et la semelle des chiens ».

La négromauritanienne, femme laborieuse et dynamique,  sa mobilité et sa productivité. Elle est chef de ménage et protectrice du  foyer, garantissant le bonheur de l’époux, pour lequel elle consent tous les sacrifices.

Selon une enquête réalisée dans le Sud mauritanien (la vallée du fleuve Sénégal), les femmes négromauritaniennes travaillent dans les champs, se mettent au service de leurs époux. Fatima Dia saisit la houe, confiant que la présence du mari dans les fermes et dans les étables pour traire les bêtes est une humiliation pour la femme, laquelle représente sa veste dont il ne peut se dispenser. Fatima dit l’air gai qu’elle est la quatrième épouse de son mari cinquantenaire, faisant remarquer que le refus des femmes maures de la polygamie est exagéré.

Dans les villages du sud mauritanien, cette disparité  entre les femmes maure et négromauritanienne devient de plus en plus grande et frappante  en raison de sa présence dans toutes les formes de la vie conjugale, même lors de la visite effectuée par  l’épouse à ses beaux parents.

Quand la négromauritanienne arrive chez les parents de son mari, elle affiche une docilité extraordinaire dans leur service, du fait qu’elle est imbibée des valeurs de modestie et de politesse.  Ce qui fait cruellement défaut chez la mauresque dont la visite des beaux parents ressemble à l’arrivée d’un roi pour lequel il faut alerter  tout le monde et mobiliser le maximum possible de ressources matérielles et  morales en raison de son éducation sur les défauts de l’orgueil et de l’égoïsme.

D’autres nombreux exemples illustrent cette grosse  disparité entre les femmes maures et négromauritaniennes. Le plus récent d’entre eux sont ces images relatives à la marche des rapatriés où des femmes jeunes et âgées ont parcouru à pied pendant une dizaine de jours 400 km environ. Des photos qui rehaussent la dignité des femmes de cette communauté, alors que nos grosses fainéantes ne peuvent même pas aller à la boutique du coin pour nous préparer un Zrig quand on rentre exténue par des corvées dédiées à satisfaire ses seuls caprices insatiables . Quel paradoxe!

Md O Md Lemine 

Actualités connexes