Maroc: COP22 à Marrakech Les derniers échos

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DrissLe volet sécuritaire opérationnel

 « Tous les moyens humains comme matériels et techniques seront mobilisés pour assurer la sécurité lors de la Cop 22 » a affirmé le ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur du Maroc Charki Draiss aux médias maghrébins et africains, qui ont séjourné actuellement au Maroc, dans le cadre de l’avant-COP22.

Nous pensons que la Cop 22 sera un grand succès pour le Maroc, pour l’Afrique, puisque cette Cop est celle du continent. Nous serons à la hauteur », a déclaré M. Draiss qui a indiqué que son pays a une « grande expérience » en matière d’organisation de sommet.

Dans ce même ordre, la lutte contre le terrorisme s’intensifie, a ajouté le directeur de la migration et de la surveillance des frontières, Zérouali Khalid. Ce combat repose sur 3 approches : l’approche sécuritaire (modernisation des services, amélioration de la coordination inter-sécuritaire…) basée sur « l’anticipation » ; l’approche développement économique et social pour ne pas laisser de terreau fertile aux terroristes.

Labéliser un certain nombre d’événements Nizar-baraka

En sa qualité de président du Conseil économique, social et environnement du Royaume, Nizar Baraka dirige le Comité scientifique de la Cop 22. Ce comité regroupe une soixantaine de hauts cadres, dont des enseignants du supérieur, directeurs des instituts de recherche marocains, etc. De l’avis du président du Cese, le Comité scientifique labélise un certain nombre d’évènements. Près de 200 manifestations sont en cours depuis notre installation, a-t-il déclaré, mais regrettant avoir reçu très peu de projets en Afrique.

Pour M. Baraka, il est nécessaire qu’il y ait une coalition pour une justice climatique. Dans le cadre de la sensibilisation, il a annoncé que le comité regroupera les chefs religieux, leaders d’opinion, pour qu’ils mobilisent autour des changements climatiques et transmettent le message aux populations locales. « Nous tenons à coopérer avec tous les experts africains pour la réussite de l’événement », a-t-il conclu.

Le centre de conférence prêt le 15 octobreAbdelslam Bekrate

Le site de la conférence sera livré le 15 octobre prochain, a annoncé le commissaire en visite sur le terrain. Cette vaste étendue est en chantier depuis quelques deux semaines, à Marrakech. Deux grandes salles plénières, des restaurants pour les hôtes, une salle de presse équipée, une salle Vip, un parking, un espace innovation pour le secteur privé et les entreprises, un espace société civile, etc., seront réalisés sur le site qui fait face au palais royal de Marrakech. « Nous sommes en phase terminale et le matériel devrait arriver de Casablanca par train, (Ndlr : vendredi) », a révélé Abdeslam Bekrate, chef du pôle logistique et sécurité au ministère de l’Intérieur.

« Le pari sera tenu s’il plaît à Dieu » dit le le Wali chargé de la logistique et de la sécurité de la COP 22

Sur le chantier de 25 hectares, les travaux s’accélèrent. A ce jour, les travaux de terrassement sont terminés. Des bulldozers et d’autres engins lourds y travaillent jour et nuit à Bab Ighli, le quartier qui doit abriter les travaux de la COP 22, qui est situé à quelques pas du Palais royal. L’objectif que se sont assignés M. Abdelslam Bekrate, le Wali chargé de la logistique et de la sécurité de la COP 22, et ses équipes, c’est de finir tous les travaux au plus tard le 15 octobre prochain.

« Le pari sera tenu s’il plaît à Dieu. Tous les travaux  de ce vaste chantier dont le coût des travaux est de 450 millions de dirhams, soit 45 millions d’Euro, seront achevés  à temps. Le délai sera respecté, nous serrons dont au rendez-vous » a promis M. Bekrate.

  1. Akhannouch appelle à placer l’agriculture au centre des négociations de MedCopministre

Le ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime, Aziz Akhannouch, a appelé, à Tanger, à placer l’agriculture au centre des négociations climat dans la région méditerranéenne.

« La Méditerranée est un espace vulnérable aux effets des changements climatiques, notamment dans le secteur agricole qui est un pilier du développement socio-économique de la région », a souligné M. Akhannouch à l’ouverture de la deuxième Conférence des parties des pays riverains de la Méditerranée sur les changements climatiques (MedCOP Climat), placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI.

Le ministre a, dans ce cadre, fait savoir que près de 40 millions de personnes vivent de l’agriculture en Méditerranée, représentant environ 20 pc des emplois de la région.

D’autres conférences de presse ont été animées par le président du haut conseil des droits de l’homme et par la Président du patronat, ayant toutes versés dans les mêmes thèmes et les mêmes assurances sur les conditions réunies pour assurer un éclatant succès de la COPP22 de Marrakech.

La station thermodynamique de Ouarzazate selaire

Pilier de la stratégie énergétique du Maroc, le programme Noor vise le  développement d’une capacité minimale de 2000 mégawatts d’ici à 2020. A cet effet, des projets solaires sont répartis à travers le pays, sur des sites adaptés. A Ouarzazate, Laayoune, Boujdour, Midelt et Tata, ces projets devraient générer un investissement de plus de 9 milliards de dollars (environ 4,5 milliards de francs) d’ici à 2020. Ils devraient, en outre, réduire les émissions annuelles de gaz à effet de serre.

Le site d’Ouarzazate abrite le premier méga-projet solaire lancé par l’Agence marocaine pour le développement durable (Masen). D’une capacité de 160 mégawatts, il fait appel à la technologie thermo-solaire à capteurs cylindro-paraboliques avec une capacité de stockage thermique prévue de 3 heures à pleine puissance. Il occupe une surface d’environ 450 hectares et devrait permettre de livrer 600 gigawatts/heure par an, soit l’équivalent de la consommation de 630 000 personnes.

Au cours de leur visite guidée, les médias invités ont découvert les énormes potentialités énergétiques du Maroc, la richesse de sa culture et la beauté exemplaire de ces sites touristiques

Après 15 jours de reconnaissance sur le terrain et d’initiation, les médias maghrébins et africains sont arrivés tous à la conclusion que le Royaume du Maroc est  de loin, capable d’organiser une COP22 réussie sur tous les plans, permettant aux africains d’espérer de gagner la bataille des changements climatiques dans les plus brefs délais.

C’est d’autant vrai que tous les ingrédients sont réunis pour relever le défi du triple A (Adaptation, atténuation, Afrique) et qu’à trois mois de son lancement, les journalistes ont le sentiment d’avoir assister à une mini-COP augurant la réussite à tous les égards du rendez-vous planétaire de novembre prochain de Marrakech

Moulaye Najim (Envoyé Spécial)

 

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