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La cigarette, principal facteur de risque de cancer de la vessie et du rein

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cigarLe risque est encore augmenté chez les personnes soumises, dans leur environnement professionnel, à un certain nombre de substances chimiques.

La cigarette est de loin le principal facteur de risque des cancers du rein et de la vessie, maladies principalement masculines qui ont fait près de 9 000 morts l’an dernier en France. C’est le chiffre mis en avant par les spécialistes à l’occasion de la Semaine européenne de l’urologie, qui démarre ce matin et qui sera axée sur la prévention des tumeurs touchant la prostate, la vessie, les reins et les organes génitaux externes. On en compte 79 000 nouveaux cas par an dans notre pays. Et les spécialistes insistent sur la nécessité d’identifier non seulement les facteurs de risque d’apparition de ces tumeurs mais aussi tout ce qui peut favoriser leur progression.

“De nombreuses études ont montré une forte corrélation entre le tabagisme et le développement ainsi que la progression du cancer de la vessie, avec un risque multiplié par deux à dix”, a expliqué le Dr Yann Neuzillet, chirurgien urologue à l’hôpital Foch de Suresnes, lors d’une récente conférence de presse. Cette affection est mal connue, alors qu’elle a touché l’an dernier 11 965 nouveaux patients (cinquième rang des cancers les plus fréquents), entraîné 4 772 décès et que son incidence augmente tous les ans. Il faut ajouter que ce type de tumeur a un retentissement sur la miction et la sexualité, donc sur la qualité de vie. Et qu’en raison du nombre d’examens diagnostiques et de traitements notamment chirurgicaux c’est le premier cancer en termes de coûts pour la société.

“Il suffit d’arrêter de fumer au moins dix ans”

“La survenue de ce cancer est favorisée par le stockage dans la vessie de substances cancérogènes éliminées par le rein”, explique le Dr Neuzillet. Mais si la vessie supporte mal les “carcinogènes” du tabac (au moins 43 ont été recensés), l’exposition à des substances de l’environnement professionnel pourrait également jouer un rôle dans 5 à 25 % de ces cancers, selon les études. Les travailleurs le plus à risque se trouvent dans les industries du caoutchouc et des colorants et, dans une moindre mesure, dans celles du cuir, du tannage, de la teinture, de la production de matières plastiques, d’aluminium et de pesticides. Et évidemment, les risques sont accrus en cas d’exposition conjointe au tabac.

Il en est de même pour les cancers du rein, qui ont concerné 11 573 nouvelles personnes en France l’an dernier et qui ont été responsables de près de 4 000 décès. “Un homme qui fume a un risque accru de 50 % d’avoir un cancer du rein par rapport à un non-fumeur”, a noté, lors de la même conférence de presse, le Dr Marc-Olivier Timsit, urologue à l’hôpital Georges-Pompidou à Paris. Selon les spécialistes, 21 % des cancers du rein sont imputables au tabac. Mais “il suffit d’arrêter de fumer au moins dix ans pour rejoindre la courbe des non-fumeurs”, ajoute le spécialiste.

Les facteurs de risque de ce cancer commencent à être bien cernés. En plus de nombreuses substances chimiques (notamment le trichloréthylène et l’arsenic), les spécialistes énumèrent les prédispositions génétiques, le manque d’activité physique, l’obésité, l’irradiation et surtout l’hypertension artérielle non contrôlée qui pourrait multiplier le risque par 2,5. Mais le traitement de cette dernière annule le risque. Enfin, aucun aliment ne serait directement associé aux cancers du rein ou de la vessie.

Par Anne Jeanblanc

Point.fr

 

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