Inondation a Nouakchott : Moctar Brahim filme les sinistrés de l’intérieur

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OLYMPUS DIGITAL CAMERAParmi les jeunes talents révélés par la huitième édition (octobre 2013) de Nouakshortfilm, festival de court métrage de Nouakchott : Moctar Brahim.

Le jury, présidé par le scénariste égyptien Sayed Fouad, a décerné le deuxième prix à Moctar Brahim pour son premier court métrage « Hikayete Medina » « histoire d’une ville ». Ce jeune cameraman cinéaste a zoomé sur les victimes des dernières inondations de la capitale mauritanienne.

Dans le film de Moctar Brahim, on voit et ont entend l’eau, beaucoup d’eau. On voit aussi l’insalubrité et le désarroi des habitants de certains quartiers périphériques de Nouakchott.

« J’étais parti en reportage pour la chaîne de télévision pour laquelle je travaille. C’était pour filmer des sinistrés après la pluie. Il était prévu deux minutes pour ces sinistrés. Pour leur donner plus de temps de parole, j’ai décidé de faire ce film» explique Mocatr.

Pendant 22 minute, il braque sa camera sur les habitants qui pataugent dans un mélange verdâtre, insalubre fait d’eaux de pluie, de fosses sceptique et de la nappe phréatique. Les lits, les marmites, les fils électriques…tout baigne dans cette eau. Les habitants, pour se donner un peu d’air, sont perchés sur les toits, d’autre n’en pouvant plus déménagent.

Dans « histoire d’une ville » la parole est donnée aux sinistrés, aux victimes. Moctar Brahim filme les inondations de l’intérieur des salons, chambres, cuisines…inondés. « J’ai vu certains qui sont restés 48 heures sans dormir a cause des eaux» ajoute Moctar.

Comme beaucoup de jeunes nouakchottois, Moctar a appris à filmer a la maison des cinéastes de Nouakchott, une maison parrainée par Abderrahmane Sissako, l’auteur du film « en attendant le bonheur », étalon du yenenga au Fespaco 2003. Moctar était photographe. En 2003 il fait une formation de cameraman a la maison de cinéastes de Nouakchott.

Nouakchott, Capitale d’un pays sahelo-saharien, située en dessous du niveau de la mer, est une ville à la merci des changements climatiques. C’est le message qu’a voulu faire passer Moctar Brahim. C’est pourquoi, il est allé au-delà du reportage télé de deux minutes pour laisser parler ceux qui vivent presque au quotidien ces dérèglements de la nature.

L’hivernage est passé. Les eaux stagnantes se sont quasiment évaporées. Mais qu’est-c qui a été fait à Nouakchott pour que les prochaines gouttes de pluies ne replongent les habitants dans la galère ?

 

CRIDEM

 

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